Domhan
Dans un univers féerique, des personnages aux destins héroïques naissent du bout d’une plume guidée par l’imagination. Cherchant un moyen de réaliser leurs rêves les plus fous au gré d’aventures et de rencontres, magiciens, guerriers ou bandits partent pour un voyage qui changera leur destinée. Ils devront faire preuve de force et de courage, d’ingéniosité et de talent pour trouver la porte qui les guidera jusqu'à l’objet de leur convoitise. Aux quatre coins d'un monde aussi magnifique, qu’hostile, rempli d’êtres et de créatures de légende, le combat ne fait que commencer…
Alors écris ta propre histoire, incarne ton héros et pars à l’aventure dans le passionnant univers magique de Domhan !

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 Mon Histoire ( par Amy Wicardomma )

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MessageSujet: Mon Histoire ( par Amy Wicardomma )    Mer 22 Aoû 2012 - 22:56



Bienvenue à vous, courageux aventuriers qui avez eu l'audace d'ouvrir ce sujet.



Vous vous trouvez actuellement dans la partie la plus intéressante de ce forum, c'est à dire l'endroit où je raconte ma vie. Et si vous êtes venu en espérant lire un récit drôle, avec des poneys partout et de jolies arc-en-ciels : c'est raté ! Aussi, je recommande fortement aux enfants et personnes d'un âge mental équivalent et sensibles, de fermer ce sujet et de faire comme s'il n'avait jamais existé.

....Vous êtes toujours là ? Vous ne pouvez pas dire que je ne vous ai pas prévenu ! Quoi qu'il en soit je vous souhaite la bienvenue dans mon univers ! Si vous avez des recommandations ou des avis à faire partager sur ce sujet, La Table du banquet est à votre disposition.


Je précise toute fois que tous les messages postés ici seront effacés automatiquement, merci et bonne lecture ! 


Dernière édition par Amy Wicardomma le Lun 26 Jan 2015 - 11:12, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Mon Histoire ( par Amy Wicardomma )    Mer 22 Aoû 2012 - 23:20

Prologue












_ Ce n'est pas ce qui était convenu. Vous deviez d'abord nous remettre l'argent.

_ Je le sais, mais vous comprenez que je n'ai aucune confiance en vous. Je ne vous remettrais la somme promise, que lorsque j'aurai la certitude que cet homme n’est plus de ce monde. Vous me comprenez ?

Amy et Eliott échangèrent un regard désapprobateur. Il était hors de question de laisser ce client tirer profit du contrat déjà mis en place et de le modifier à sa guise. Cependant, ils ne pouvaient pas non plus laisser une somme aussi généreuse passer sous leur nez.
Leurs regards se croisèrent à nouveau, tandis que leur interlocuteur affichait un grand sourire en signe de victoire.

_ C'est entendu, lança finalement Eliott, mais à une condition.

En prononçant cette phrase, Amy aperçut un éclat briller dans les yeux vert émeraude de son partenaire. Elle connaissait ce regard depuis des années. C'était le signe qu'elle attendait.

_ Quel condition? Demanda l'homme qui avait retrouvé son visage de marbre.
Amy reprit tranquillement et avec une étonnante assurance.

_ Votre vie.

_ Pardon ? S’insurgea le client qui n’était pas sur de comprendre.

_ Votre vie, dans ce contrat, en échange de l'argent. La récompense nous sera rendu aussitôt le travail achevé et si vous ne tenez pas parole et que vous vous permettez de garder l'argent-

_ -Nous nous verrons dans l'obligation de venir le chercher par la force, vous nous comprenez ? L'interrompit son partenaire. Nous tenons à garder un minimum de précaution, mais nous ne voulons tout de même pas en arrivé à de telles extrémités. N'êtes-vous pas d'accord ?

Un silence de mort s'installa dans la pièce. C'est plongée dans l'obscurité et accompagnés par une légère brise nocturne, que quelques rayons de lune traversèrent la fenêtre.
L’étage supérieur de la bâtisse était petit et vide. Une table et trois maigres chaises faisaient office de bureau provisoire pour les deux acolytes. Enfin, pour ajouter à cette salle d’une aura plutôt lugubre, ajoutez au tableau une bonne quantité de poussière et quelques toiles d’araignées.

Le fameux client s’habillait d'une longue cape noire et de chaussure en cuir de très bonne qualité. Il avait les cheveux sombres, mais il était difficile de dicerner précisément leur couleur. Ses yeux étaient noirs comme la nuit et ressortait parfaitement grâce à sa peau pâle.
Il les regardait tous les deux l'un après l'autre et finit par brisé le silence, l'expression résignée.

_ C'est entendu. J'accepte les termes du contrat, mais vous êtes bien sûr de vous ? Je veux qu'il disparaisse vous comprenez ? Je ne tolérerais donc aucune erreur et je compte également sur votre discrétion pour éviter tous débordements.

_ Ne vous inquiétez pas nous prenons les choses en main et nous vous tiendrons au courant des prochains événements, déclara Eliott.

_ Aucune erreur possible ? Voilà qui promet d’être excitant ! S'exclama Amy enjouée.

_ Sur ce, je vous dis donc à bientôt. Termina l'homme avant de déposer une note sur la table.

Il remit le capuchon de sa cape et quitta rapidement la pièce dans un claquement de porte en bois, laissant les deux acolytes seuls.

_ Laisses-moi m'en charger ! Reprit la jeune femme, dès que le bruit des pas du client disparu derrière la porte. C'est toi qui t'es occupé de celui de l'autre fois, maintenant c'est mon tour !

_Entendu. Soupira le concerné. De toute manière, je n’excelle pas dans ce genre de missions. La sécurité de la propriété doit être trop renforcée pour moi. Il s'agit tout de même d'une personne très influente dans les environs.

Il passa ses doigts gantés sur la table pour en retirer un peu de poussière.

_ S'il te plait Amy tache de ne pas trop attirer l'attention. Poursuivit-il sans quitter la table des yeux. Nous devons être aussi discrets que possible. Notre client tient à garder son anonymat...et nous aussi.

_ Mais oui ! Tu sais bien que je suis une professionnelle ! S’exclama-t-elle le regard remplit de malice.

_ C'est bien ce qui me fait peur. Souffla Eliott. Veilles à bien éliminer la bonne cible. Je ne veux pas d’ennuis comme la dernière fois.

_Ok, ok, Capitula Amy en haussant les épaules. De toute façon, la dernière mission c'était bien terminée, non ? Je vais faire du repérage avant de rentrer. Cette journée m’a épuisé.

Elle en se levant de sa chaise et en se dirigeant vers la fenêtre. Le jeune homme la regarda s'éloigner, ses cheveux brun flottaient dans le vide avec légèreté en frôlant ses épaules recouvertes d’un gilet moulant et assortit à un long pantalon noir.
Il n'aimait pas ce moment.
Ce moment où il la voyait s'en aller, au risque de ne jamais la revoir.

Elle se retourna vivement et lui demanda, avec son plus beau sourire, de lui rappeler le nom de sa future victime.

_ C'est...attends... . Il jeta un coup d'œil sur le mot laisser par leur client. C'est le « Duc d'Orzaal ». Il vit dans un manoir à son nom, à l’Est d'ici, tu ne peux pas le manquer il est-

Mais dès qu'il tourna la tête, elle était partit.
Son cœur se serra, il s'allongea sur le bureau de fortune et contempla l'astre lunaire, perdu dans le puits sombre et sans fin de ses pensées.


***


Pour la reconnaissance : c’était raté !

Amy s'était finalement résignée à se rendre sur le lieu de son future "travail". Elle n’était pas du genre à faire des promesses en l’air, mais elle avait la fâcheuse manie de changer d’avis sur un coup de tête. Chose qui agaçait parfois son collègue de travail.

« Je rentre, j'en ai assez. Pensa-t-elle. Je ferais ça demain.»

Ils avaient choisis de se poser dans le petit village de Masatada, où la culture d’une grande variété de céréale en faisait sa spécialité locale. On pouvait donc ainsi contempler, du haut du toit de l’auberge qu’Amy chevauchait avec aisance, des champs à perte de vue.    

Elle partit en direction du sud, quittant le toit de l’auberge avec une agilité et une discrétion étonnante. Il fallait bien le dire : c'était une de ses nombreuses spécialités. Car en plus de savoir très bien se battre et de maitriser, à peu près, n'importe quelles armes, Amy possédait des aptitudes physiques et sensorielles beaucoup plus développées que la plupart de êtres humains.

La jeune femme se rendait chez elle, dans son « refuge », comme elle aimait le nommer. C'était une vieille cabane, qu’elle avait découvert récemment derrière une bute de terre au abord du village. Amy aimait bien être isolée du reste du monde et au moment de s’installer ici, elle avait décidé se situer à bonne distance du village le plus proche.

Le refuge était en vue, avec sa façade de bois qui se confondait presque avec la végétation alentour et son toit en mauvais état qui laissait passer quelques gouttes de pluie à l’occasion. Mais qu'importe, cette petite maison était sa nouvelle demeure provisoire.
En effet, Amy n’avait pas réellement de lieu où poser définitivement ses valises. Son travail, mais aussi la notoriété qui en découlait inévitablement, l’obligeait à se déplacer en permanence. Ne pas s’attacher aux gens, ne pas les approcher, sauf si leurs têtes sont mises à prix ; étaient des règles primordiales pour survivre.    

La jeune femme rentra précipitamment dans sa maison et laissa son corps la porter jusqu'à son lit avant de tomber lourdement dessus.

La maisonnette était assez petite, poussiéreuse et pratiquement en ruine, mais le calme était au rendez-vous et personne ne penserait se rendre dans cet endroit désolé en pleine nuit. Bizarrement, elle se sentait bien ici.

Amy ne prit même pas la peine d'ôter sa tenue. Elle dormira comme ça, ce n'était pas bien grave après tout, elle n'aura qu'à se changer demain.





Ses paupières s'alourdirent, elle s’endormit.


Dernière édition par Amy Wicardomma le Mer 27 Avr 2016 - 16:42, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: Mon Histoire ( par Amy Wicardomma )    Jeu 13 Sep 2012 - 21:30

Chapitre 1 : le jour et la nuit



Amy est née dans une contrée lointaine, dans les grandes plaines jonchant la côte Est du continent. Sa famille et elle, vivaient paisiblement dans une maison faite de grosses pierres brisées et de tôles.

La demeure était en bon état et surtout assez grande pour que chacun y vive à son aise : la porte d'entrée donnait directement dans un spacieux salon, où l’on pouvait accéder directement à la cuisine. Les chambres, situées à l'étage, ne pouvaient être accessible que par un escalier un peu abimé par le temps. C’était son grand père qui avait racheté cette vieille bâtisse -originairement délabrée- pour une bouché de pain, avant de la reconstruire.
 
Il devenait très vieux, son grand-père mais il tachait tout de même de garder avec sa femme une folle joie de vivre. Ses parents n’ayant pas les moyens d’habiter la ville, avaient choisi de s’y installer pour un temps.

Amy se souvenait du soir de Naël quand sa mère et la petite fille qu’elle était, préparaient le repas tandis que Tasmor et Zilia restaient tranquillement installés dans le salon. Zilia, une petite femme pleine d’énergie et marquée par le temps, tricotait un châle coloré pour sa petite fille. Tandis que le grand-père Tasmor surveillait du coin de l’œil, le feu crépitant dans la cheminée.

L’arbre de Nael, qui trônait au centre de la salle commune, avait été joliment parementé par cette petite fille assise à la table de la cuisine, impatiente de fêter cette soirée avec sa famille.
Que ça sentait bon dans la cuisine, elle ne se souvenait plus de ce qu'il y avait au menu, mais à l'odeur ; c'était un animal cuit au four.

Amy a grandi dans cet univers si simple, si apaisant et pourtant si chérit par beaucoup d’enfants. Ce soir-là, elle ne tenait plus en place, parce qu'aujourd'hui ; En plus de célébrer ce rendez-vous de bienséance, c’était l’occasion de fêter le jour de sa naissance.

_ Maman, s’il te plait je veux mes cadeaux ! Mes cadeaux ! Mes cadeaux ! Et puis j'ai très faim aussi !
_Amalia ma chérie, tiens-toi tranquille sinon tu n'auras rien du tout.

La petite fille s'immobilisa instantanément et prit cette mise en garde avec tellement de sérieux que l’idée même de respirer lui était impossible.

_ Allons Dorothy ! Notre petite fille ne tient plus en place. Pourquoi ne pourrions-nous pas lui donner ses paquets tout de suite. Ils sont déjà sur la table ! Lança papi Tasmor en rigolant le pic à bois dans la main.
_ Oui ! Des cadeaux ! Des cadeaux !
_Pas question ! Répondit sa mère en feignant de se fâcher. Ce n'est pas encore l'heure et il faut attendre le retour d'Alaric.

Amalia afficha une moue vexée, elle mourrait d’envie de découvrir ce qu’on lui avait offert mais fêter son anniversaire sans lui n'était pas non plus envisageable.

_ Ah....Oui...Alaric, dit moi Zilia c'est qui déjà cet Alaric ? Demanda Tasmor en se frottant l’arrière de la tête.
_ C'est ton gendre ! Mon pauvre ami, tu commences vraiment à perdre la tête !
_ Ah ! Oui celui-là, parce que j'en ai connu un autre moi, d'Alaric, c'était pendant la grande guerre, nous étions embusqués dans les fourrées, un vent glaciale nous fouettait le visage-
_Ça y est ! Voilà que ça lui reprend, arrête avec tes histoires tu veux ! Tu nous les rabâches sans arrêt ! S'esclaffa sa femme sans lever les yeux de son tricot presque achevé.

Amalia, les observait se quereller en rigolant de bon cœur. Voir ses grands-parents disputer de cette manière l'amusait, même si une foi l’orage passé, tout le monde se mettait finalement à plaisanter et à sourire.
Tout se passait comme la petite fille le souhaitait, c'était un super anniversaire.

_ Je me demande bien où est passé ton mari. Continua Tasmor en faisant claquer sa cane contre le bois de la cheminée. Il a surement dû s'arrêter à la première auberge qu'il a croisée sur le chemin du retour.
_ Papa ! S'il te plait ! Répliqua Dorothy. Ne dit pas ça devant Amalia !
_ Dit maman c'est quoi une auberge ? Demanda la petite fille. Et pourquoi papa il est là-bas ? Il n'est pas au travail ?

La petite fille distingua sur le visage de sa mère une expression froide. Elle avait les yeux dans le vague, perdue dans ses pensées. Dès qu’elle s’aperçu que sa fille la dévisageait, elle se ressaisit aussitôt.

_ Non ma chérie, ton papa n'est pas à l'auberge. Assura-t-elle sur un ton ferme. Il travaille très dur pour que nous puissions vivre et pour que tu ais plein de cadeaux. Il sera rentré bientôt, alors tiens-toi tranquille jusque-là, entendu ?

La petite fille acquiesça en souriant et sa mère le lui rendit en passant une main délicate dans ses cheveux longs, qui avait tendance à s’emmêler à cause du vent.

_ Que tu dis ! Avait ajouté mamie Zilia depuis le salon.
_ Maman ça suffit !

C'est alors que des pas résonnèrent au dehors. Derrière la porte d’entrée, Amalia reconnaissait des pas maladroits et reconnaissables entre mille.

_ Il est rentré ! Il est rentré ! Papa est rentré !

La petite fille se précipita vers la porte, un sourire radieux sur le visage, prête à accueillir les bras si fort et si protecteur de son père.

La porte s'ouvrit dans un terrible fracas. Le vent était déchaîné cette nuit-là : l'orage guettait.

L'ombre d’Alaric, s'affichait gigantesque dans l'entrée, elle ne bougea pas...

_ Papa! Amalia se jeta sur lui et l'enlaça tendrement. Il fit instantanément un pas en arrière. Elle était surprise de sa réaction mais n'y avait pas apporté une grande d'attention.
_ Papa ! Devine aujourd'hui c'est-
_Dégages de mon chemin toi. Lança-t-il avec un regard remplit de haine.

Il rentra dans la bâtisse sans ajouter mot, laissant sa fille pétrifiée dans l’entrée. Le vent glacé de l’hiver fouettait ses petites pommettes d’enfant.

_ Alaric tu es enfin rentré, on commençait tous à s'inquiéter pour toi. L’accueillît à son tour Dorothy avec sourire. Le diner est près et nous allons bientôt passer à table. Amalia qu'est-ce que tu fais ? Ne reste pas dans l'entrée tu vas prendre froids. Allez fermes la porte.
_ Ah enfin ce n'est pas trop tôt ! Mon gendre qu'est-ce que vous fabriquiez ? Continua Zilia.

Il ne répondit pas et s'avança, en vacillant, jusqu'à la table où était dressé le couvert.

_ FERMEZ LA !!

Il renversa entièrement la table dans un grand fracas, les assiettes, les verres, les couverts...et les cadeaux gisaient sur le sol, la bouteille de Syriplis prévu pour l'occasion avait déversé son contenu sur le plancher.
Zilia et Tasmor se levèrent de leurs sièges respectifs et observaient la scène le regard remplit d'effrois. Dorothy quitta la cuisine à toute vitesse pour rejoindre son mari.

_ Alaric ! Mais qu'est ce tu fais ! Serais-tu devenu fou !?!
_ Quoi ? Qu’est-ce que tu me veux toi hein ! Fout moi la paix c'est chez moi ici ! Je fais ce que je veux chez moi !
Dorothy regarda attentivement son mari, lorsqu'elle voulut le fixer dans les yeux, il détourna le regard.
_Mais Alaric tu es...ivre. Bon sang mais ce n’est pas vrai ! Tu as pensé à nous, tu as pensé à TA fille !

Dorothy désigna sa fille de la main, mais Alaric continuait de détourner le regard. Ses yeux étaient cernés de rouge, il s'exprimait maladroitement et son corps tout entier vacillait. Il regarda instant la petite à l'entrée du salon et se retourna vers sa femme, la pris violemment par les épaules et se mit à la secouer durement.

_ Et qu'est-ce que tu veux que ça me foute. Hein ? TU PEUX ME LE DIRE ?

Papi Tasmor était vieux mais il ne pouvait pas se permettre de rester observateur, il se précipita vers Alaric en lui ordonnant de relâcher sa fille le pic à bois toujours dans la main gauche.

Amy regardait la scène terrorisée, les larmes lui montant aux yeux.

Elle voulait que cet affreux cauchemar cesse. Elle voulait se réveiller dans son lit après avoir fait un mauvais rêve. Elle voulait que son papa redevienne ce qu’il était parce que cet homme-là, la petite fille ne le connaissait pas.

Alaric lâcha et poussa violemment sa femme qui termina sa course en heurtant le mur le plus proche et tomba sur les genoux assommée. Un fin filet de sang s’écoulait en cascade sur son front.

L’homme se retourna et repoussa son beau-père qui se retrouva projeté en arrière, avant de chuter dans le sapin où les décorations s'arrachèrent sous son poids. Il tenta de se relever mais les bras de l’arbre retenaient son membre égratigné. Alaric se dirigea vers Tasmor et le souleva en lui saisissant la gorge.

_ Toi, mêle toi de tes affaires t'as compris ! MÊLE-TOI DE TES AFFAIRES !

Au fur et à mesure qu'il hurlait, ses mains se ressaieraient sur le coup de sa victime. La petite fille pleurait à chaude larme. Elle se rua vers son père en criant :
_Papa arrête ! Papa s’il te plait arrêtes ! Lâches Papi ! Lâche-le !

Il ne prit même pas la peine de la regarder et lui donna un coup de pied pour la faire lâcher prise, la petite fille tomba violemment sur le sol et essaya de se relever. En tournant la tête, elle avait vu qu'une des branches du sapin avait pris feu, surement en s'approchant trop près de la cheminée.

Amelia se releva pour prévenir tout le monde, mais elle aperçût son grand-père gisant sur le sol les yeux grand ouverts et Zilia qui pleurait et qui hurlait à son père des mots qu'elle ne comprenait pas.

_TOI AUSSI FERME-LA ! IL EST TEMPS QUE CETTE COMEDIE CESSE !

Alaric assena un grand coup à sa belle-mère, qui tomba aussi lourdement que Tazmor sur le plancher mais cette fois, il y avait du sang sur le pic en fer. Il se tourna alors vers la fillette en pleure et s'approcha d'elle…en souriant.

Dorothy, sonnée, reprit lentement conscience, elle avait vu son mari se jeter sur son père et ensuite... Au seigneur, Amalia ! Elle tenta de se relever mais n'y arriva pas tout de suite. Quand elle releva la tête, elle vit Alaric marcher vers sa fille, un pieu de fer ensanglanté dans la main.
En voyant la scène, une force inconnue la fit se lever, que ce soit son mari ou non, il fallait qu'elle intervienne.

Dorothy se jeta sur l'homme qui attentait à la vie de son enfant et dans la bataille, elle aperçut les corps de ses parents étalés sur le plancher du salon.

Elle était folle de rage, des larmes coulèrent sur ses joues, son mari la jeta au sol. Alaric était effrayant, ses yeux n'avait plus aucune expression, ce n’était plus l’homme qu’elle aimait, c’était…un monstre. Mais elle se releva et se releva encore et encore en luttant de toute sa force.  Le feu, qui avait pris sur le sapin, commençait à se répandre à une vitesse incroyable dans la pièce.

Amy se rappelait des cris de sa mère.

_ Amalia vas-t-en d'ici ! Tu m'entends ? Dépêches-toi !

La petite fille regardait ses parents s’affronter, et ne pouvait pas bouger, tétanisée par la peur. Elle voulait s'enfuir loin d'ici, des larmes coulaient abondamment sur ses petites joues rondes.

Elle ferma les yeux quelques instants et entendit soudain un bruit sec et les cris de sa mère avait cessés, quand elle les rouvrit, son père se dirigeait vers elle, sa main voulant la saisir à son tour...


Dernière édition par Amy Wicardomma le Sam 12 Déc 2015 - 15:20, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Mon Histoire ( par Amy Wicardomma )    Jeu 13 Sep 2012 - 21:37

***

_ Non arrête !

Amy se réveilla en sursaut, des perles salées ruisselant sur ses joues. Elle reprit ses esprits peu à peu et regarda par la petite fenêtre de sa chambre : il faisait encore nuit. Le vent s'était levé et la pièce était plongée dans la pénombre la plus totale.
La jeune femme alluma une bougie sur une petite table à côté de son lit.
Elle était en sueur et tremblait : c'était de la...peur ? Non, cela ne lui ressemblait pas du tout d'avoir peur. Non. Vraiment pas. Ce n’était que du stress rien de plus.

«Encore ce maudit cauchemars. » Maudissait-elle en se levant péniblement de son matelas de paille.

Elle ôta sa tenue – Dormir avec n'était pas une si bonne idée que ça - et se dirigea vers sa salle de bain. Tous ses muscles tendus comme des cordes d’arc, sans compter la chair de poule apparaissant sur ses membres.

En passant devant la fenêtre, Amy s'arrêta net contempla son pâle reflet pendant plusieurs minutes. Fixe, son regard sans émotions contemplait son corps couvert de cicatrices plus ou moins longues et résultantes de blessures plus ou moins graves. Ses excursions nocturnes ou à ses entraînements quotidiens avec son camarade en était la triste cause.

Mais il y en avait une qu’elle redoutait le plus de regarder. Une entaille incroyablement longue et irrégulière. Elle débutait au milieu de sa poitrine, pour terminer sa course au niveau de sa hanche droite en traçant un demi-cercle. Amy la longea du bout de son index, écœurée et effrayée par les images qui lui venait en tête.

«En plein sur le cœur hein ? T'as voulu viser le cœur c'est ça ? Mon pauvre vieux, fallait vraiment que tu sois bourré pour rater ton coup.» Se disait-elle furieuse.

Elle roula ses vêtements en boule et les balança à travers la pièce avec violence, puis elle rentra dans la salle de bain et pris une douche froide : la seul chose qui la calmait vraiment lorsqu’elle sentait des pulsions et des mauvais souvenirs, revenir à la charge.

Lorsque la tueuse eut terminée, elle retourna dans sa chambre, prit une dague qu'elle avait rangé dans son armoire et retourna se coucher sans s'habiller.
« Assez penser. Je vais avoir du boulot demain soir. »

Elle se rendormit la dague aux arabesques et aux reflets d’argents fin entre les mains.

***


Le lendemain matin…

Le silence qui régnait dans la petite caravane d’un médecin de passage était particulièrement désagréable. Amy n’osait pas croiser le regard du vieil expert séparé d’elle, par un étroit bureau couvert de livres et de manuscrits. Elle attendait son verdict comme un malfrat devant un tribunal, s’enfonçant les ongles dans la chair pour se retenir de quitter à toute vitesse le cabinet.

La jeune femme était comme séparée en deux ; une partie de son être refusant catégoriquement de savoir ce qui lui arrivait, s’affirmant que c’était tout à fait naturel de se réveiller le matin complétement nue et armée alors qu’elle n’avait aucun souvenir des événements qui l’ont conduit à cet effrayant résultat, et l’autre voulait faire cracher le morceau au médecin, quitte à le secouer dans tous les sens pour qu’il se mette enfin à parler.    
Enfin, le vieil homme entrouvrît les lèvres pour emmètre ce diagnostic tant attendu.

_ Mademoiselle Wicardomma, je suis maintenant certain que vous êtes une de ces personnes, qui ont un fort trouble psychique aggravé.  

Amy ne réplica pas. Tétanisée par la peur de l’incompréhension. Le médecin enchaina.

_ C’est ce que m’ont fait penser les évènements que vous m’avez décrit. Je ne suis pas un expert, mais pour ce qui est de votre cas. J’en suis intuitivement convaincu.

Le docteur trifouilla sa moustache quelques secondes tout en regardant attentivement sa patiente, qui se décida à répondre :

_ Et est-ce que cela se soigne ? Demanda-elle avec un semblant d’espoir.

_Non j'en ai bien peur, du moins, pas avec des médicaments. Les méthodes pour guérir les personnes souffrant de troubles psychiques ne sont pas inscrites dans les livres de médecines. Parfois les malades ne guérissent jamais…
Le docteur marqua un temps avant de continuer.
_ Je tiens cependant à vous mettre en garde mademoiselle. Il est de mon devoir de vous avertir que ma fonction de médecin m’oblige à en faire par à mes collègues des grandes villes. Voyez-vous, le fait de vous retrouver par « inadvertance » avec une arme dans les mains peut être dangereux. Pour les autres, mais également et surtout, pour vous-même. Il faut donc faire vite et bien, aussi, je vais vous donner l'adresse d'un de mes confrères qui sera à même de vous aider. Il sera sans doute plus compétant que moi dans ce domaine. Allez lui parler et dite lui que vous venez de ma part, il vous recevra avec grand plaisir, j'en suis certain.

Le médecin griffonna l'adresse sur un morceau de papier et le tendit à Amy.
_ Sa maison ne se trouve qu'à quelques kilomètres dans les environs du prochain village, vous ne pourrez pas la rater.
_ Merci docteur.
La jeune femme se leva rapidement de sa chaise et quitta la caravane aussi soudainement qu’elle était venue, laissant le vieil homme désabusé et perplexe.

***


Amy quitta le cabinet du docteur en toute hâte partit en direction du village de Masatada et accourra vers le lopin de terre le plus proche, sentant ses jambes lâcher prise. Elle sentait qu'elle allait s'évanouir, elle en était malade rien que d'y penser.
« Je suis folle. Je suis folle.» Se répétait-elle dans sa tête.

Après tout ce temps d'attente, elle avait réussi à trouver un scientifique qui lui annonce qu'elle était complètement cinglée ! La jeune femme prit son visage entre ses mains et finit par fondre en larme.
_ Amy, est-ce que c'est vous ?

Cette voix ne pouvait appartenir qu’à une seule personne. Une personne qu'elle voulait entendre, qu'elle voulait voir et à qui elle voulait désespérément se confier.

Loa concernée redressa la tête et aperçut un jeune homme aussi âgée qu'elle et le regard emplit d’une profonde inquiétude. Il était assez grand, ses cheveux blancs immaculés faisaient ressortir ses yeux d’un vert émeraude éclatant. Il portait une chemise blanche se détachant d’un ensemble gris et un foulard noué autour de son cou complétait sa tenue d’une touche plus sombre.

_ Eliott. Murmura-t-elle.

Elle se leva vivement de son banc de fortune et accouru vers lui en éclatant en sanglot.

_ Eliott !

Le jeune homme n’eut pas le temps de faire quoi que ce soit lâcha, qu’elle l’avait déjà rejoint.

_ Mais enfin qu'avez-vous ? Que se passe-t-il ?

Amy ne répondait pas et continua de pleurer, baragouinant quelques mots d’explication tant bien que mal que le jeune homme compris avant de l’envelopper tendrement dans ses bras.

Ils gardèrent cette position pendant quelques minutes, faisant l'objet de la conversation des passants qui les croisaient.

_ Allons marcher un peu, nous serons plus à l'aise pour parler.

L’adolescente hocha la tête en signe d'approbation et c’est en se détachant de son étreinte qu’Eliott l’invita à le suivre.

Madatada était un village modeste aux maisons de bois sommaires et où les allées terreuses et boueuses en jour de pluie, étaient si étriquées et encombrées, qu’il était souvent difficile d’y circuler côte à côte.
Le grand boulevard qui menait vers la place publique était constamment animé, à la belle saison comme à la mauvaise, les commerçants vendaient leurs produits régionaux et troquaient du blé contre de la volaille, de la volaille contre du vin et du vin contre du blé.    

Amy et Eliott atteignirent la grande place où troubadours et charmeurs de Rapsers animaient à travers le joyeux bourdonnement de la foule.    
Ils restèrent tous les deux silencieux et se frayèrent un chemin jusqu'à une allée plus dégagée.

_ Vous le saviez n'est-ce pas ? Demanda froidement Amy. Elle connaissait quelque part la réponse mais elle désirait l’entendre de sa bouche.

Amy se tourna vers lui, son visage était inexpressif et son regard était à la fois triste et anxieux. Il finit par lui répondre, les yeux fixant un point indéterminé, comme s’il ne voulait pas croiser son regard.
_ Disons que j'en avais une vague idée. Que vous a dit le médecin ?
_ Il m’a dit que j'étais folle. Lança-elle tout de go.
Amy se sentait trahis. Elle connaissait cet homme depuis des années, ils avaient partagé et vécue tellement de choses qu’il lui était impossible de lui retirer sa confiance. Ils étaient devenus inséparables.    
_Ça, vous voyez j'en doute, que vous a-t-il réellement dit ?

Amy sentit son cœur battre à toute vitesse tant et si bien qu’elle pouvait en percevoir l’écho jusque dans ses tympans.

Il visage d'Eliott n'avait pas changé d'expression. Elle était furieuse, triste et surtout déçue par l’attitude de son prétendu ami. Elle s’attendait à ce qu’il la réconforte, comme chaque fois qu’elle n’allait pas bien. Elle s’attendait à ce qu’il la prenne dans ses bras tendrement en lui affirmant que tout allait s’arranger. Au lieu de ça, Amy se retrouvait face à un mur de froideur et de mensonges.

La jeune femme sentit inconsciemment ses doigts percer la chair de sa paume, commençait à sentir du liquide chaud s’en écouler et malgré sa gorge nouée et les spasmes de ses sanglots, elle finit par tout lui raconter ; Comment elle s'était réveillée ce matin avec un énorme mal de tête, comment elle avait eu peur en constatant qu’elle tenait une arme. Son départ précipité de chez elle, son arrivé au village, le villageois qu’elle avait à moitié étranglé pour qu’il lui indique le cabinet de médecin le plus proche, et enfin, son entretien avec celui-ci.

Le jeune homme ne l'interrompit pas, l'écouta jusqu’au bout de son récit, puis quand elle eut terminée, il cessa de marcher et se tourna vers elle pour lui répondre froidement.

_  Vous ne deviez pas venir dans ce village, vous me l’aviez promis.

Amy ne rêvait pourtant pas, c’était bel et bien le véritable Eliott qui lui faisait face, et pourtant….et pourtant, au lieu de la réconforter, il lui faisait des reproches. Des reproches justifiés, certes, mais des reproches.

Voyant qu’elle ne répondait pas, le jeune homme lui saisit délicatement les épaules.

_ Écoutez Amy. J'ai quelque chose d'important à vous dire.
Ses yeux verts plongeaient dans les siens. Amy contempla les lignes fines de son visage, ses lèvres fines, la manière qu’il avait de lever légèrement le sourcil droit quand il était anxieux.

_C'est un peu embarrassant à dire…et il se pourrait même que m’en voudriez…

« -Eliott ! Ah ! Eliott te voilà enfin ! Je t'ai cherché partout ! »

Le jeune homme lâcha les épaules d’Amy pour se retourner vers la place qu’ils venaient de quitter.
Un homme un peu plus vieux qu'eux venait dans leur direction. La vingtaine, le regard enjoué, les palmettes légèrement rougies par sa petite course qu’il avait effectué avant de les rejoindre.
Il tenait une boite emballée dans du papier fin à la main, mais dès qu'il aperçut Amy, son visage changea d'expression et il s'empressa de cacher ce qu'il tenait derrière son dos.

Ce fût Eliott qui se chargea des présentations et étrangement, il avait l’air de se sentir soulager de ne pas avoir pu terminer leur conversation. Cet homme se nommait Parreg, avait-il annoncé.

_C'est un ami et c'est également mon voisin avait-il ajouté.
_ Eliott il faut que je te parle. Demanda le fameux Parreg avec insistance.
_ Ça ne peut pas attendre ? Demanda Amy. Nous discutions et-
_ -Non cela ne peut pas attendre. Coupa son ami l'air grave.

Eliott envoya un regard furieux vers son ami qui lui renvoya la politesse en haussant exagérément les épaules.
_ Ce n'est pas grave vous savez. Les interrompit Amy. J’allais partir de toute façon. Elle s'essuya les yeux et les quitta s'en se retourner.

_Amy attendez !

Il voulut la rejoindre mais Parreg le retint en lui saisissant l'épaule. Il la regarda s'éloigner, déçut et en colère de ne pas pu lui avoir dit ce qu'il voulait lui dire. Il se retourna vers son ami, le regard menaçant.

_ J'espère pour toi que c'était important.
_ Pourquoi ? Ne me dit pas que tu allais lui dire la vérité ? Dit-il l'air de plaisanter.

Mais le jeune homme ne plaisantait pas, il détourna le regard et son ami le compris très vite, son visage se figea.

_ Attends tu allais vraiment lui avouer, qu'en plus de savoir qu'elle avait un gros problème là. Parreg désigna sa tempe avec son doigt. Tu te balades tranquillement la nuit avec elle, pour effectuer meurtres sur meurtres à la demande, pendant tout ce temps ? Tu plaisantes j'espère ?

L’homme regardait autour de lui en vérifiant que la concernée était bel et bien partie.

" Écoutes-moi bien. Cette fille à un énorme souci technique dans la caboche, elle est complètement cinglée. Tu veux un conseil ? Moi, à ta place, je ne l'approcherai plus. Ce genre de nana ça n'apporte que des ennuis crois-moi. Quand je pense que tu m'as fait faire aller à Uji pour t'acheter ça."

Il lui tendit le paquet sortit de son dos en le secouant devant ses yeux.

_ Pour elle en plus ! Eh bien la prochaine fois, tu iras toi même ! Tu te rends compte un peu du bout de chemin que ça fais ?

Eliott ne prit même pas la peine de lui répondre, il sortit vivement une bourse de sa poche et en sortie vingt pièces d'or.

_ Voilà ton dû. Merci du coup de main, mais gardes tes conseils pour toi. Je sais ce que je fais.
_ Ouai…si tu le dis. Je ne vais pas te contredire, mais je vais juste me contenter de te mettre en garde. Tu es mon ami Eliott et crois-moi, tu vas avoir des ennuis et pas des petits, en fréquentant une fille pareille.

Le jeune homme s'éloigna à son tour en toute hâte pour ne pas vouloir en entendre davantage, laissant Parreg riche mais interrogateur.

***


Il devait être plus de midi maintenant, le soleil était haut dans un ciel sans nuage quand Amy marchait lentement dans une des rue menant à la grande place. Elle aurait tant aimée savoir ce qu'Eliott voulait lui dire. Qui sait, peut-être ne le saurait-elle jamais ? Après tout, il l’avait terriblement mal traité.
La jeune femme grimaça en massant ses mains ensanglantées dans ses manches.    Beaucoup de choses la tracassait et en particulier ce que lui avait dit le médecin. « Un trouble psychique ? » mais si c'était vraiment le cas, elle s'en serait rendu compte plus tôt.

Avant ce matin, elle pensait qu'elle était juste un peu étourdit quand elle constatait qu'elle avait perdu un objet ou qu'elle ne l'avait pas rangé au bon endroit et elle avait même une fois pensé qu'elle était somnambule, mais de là à imager qu'elle pourrait être une autre personne…et pour faire quoi ?
« La dague. »

Que contait-elle faire avec cette lame ? Cette idée lui donnait la chair de poule, et que pouvait elle bien faire pour que cette situation cesse ? Elle n'en avait pas la moindre idée.

L’anxiété la prenant et s’en sans rendre compte, Amy arriva à la grande place où une petite brise matinale et agréable vint lui caresser le visage. La saison estivale allait céder sa place au vent et à la pluie : l'automne allait bientôt pointer le bout de son nez. Les troubadours avaient terminé leur matinée et les marchants devaient se régaler autour d’une table d’auberge, mais il n’en était rien.
Amy remarqua qu'un grand nombre de personnes était rassemblée sur la place. Elle se rapprocha, curieuse, et aborda un intéressé qui assistait à la scène de loin :

_ Excusez-moi monsieur, mais que se passe-t-il au juste ici ?
_ Désolé mais j'en sais pas plus que vous mam'zelle, il y a un gars qu'est venu dire quelque chose on dirait, j’ai l’impression que c’est important.

Et en effet, sur une estrade en bois, se tenait debout un homme d'une trentaine d'année à première vue. Il portait un costume traditionnel coloré et tenait un parchemin à la main. Il avait l'air très sérieux, il s'éclaircit la gorge avant de s'exprimer à haute et intelligible voix :

« Gente dames, Gentilhomme, j'ai le plus grand plaisir de vous annoncer que dans six jours, aura lieu une fête en l'honneur de l'anniversaire du très estimable Duc d’Orzaal et un bal sera organisé pour l'occasion, au manoir de la famille. Les villages voisins étant conviés à cette fête, tous les villageois de Matasada ont donc le privilège d'être invités pour cet événement. Une tenue règlementaire et dans les formes sera bien entendu exigée."

« Un bal ? Dans six jours ? Le Duc d’Orzaal ? »

"Monsieur le Duc et tous les habitants de la résidence d'Orzaal vous remercie d'avance en espérant que vous serez nombreux à y assister ! Merci de votre attention et je vous souhaite à tous une bonne fin de journée."

L'homme replia son parchemin et descendit de la tribune en toute hâte avant de disparaitre dans une ruelle, pendant que chacun manifestait sa joie.
_ Un bal ? Cela va être fantastique ! Avait crié une femme.
_ Parle pour toi. Moi je n'ai rien à me mettre. Affirma son interlocutrice embêtée.
_ J'espère qu'on me laissera rentrer. Lança un homme.
_ Je suis trop petit pour y aller ? Ce n’est pas juste ! Lança un jeune garçon à son père.
_ En plus il paraît que le Duc est charmant j'espère qu'il me remarquera ! lança une aristocrate à sa camarade.
_ Tu plaisantes ? C'est moi qu'il remarquera ! Se vanta une autre.

La foule commençait à se disperser dans le vacarme mais, Amy ne bougea pas. Elle eut une idée.

La jeune femme se rappelait, qu’un jour, Eliott lui avait raconté que le manoir d’Orzaal était un lieu de culture et d’enseignement. Si tel était effectivement le cas, alors il y aurait sans doute des ouvrages qui parlaient de sa maladie et peut-être qu’elle trouverait un moyen de se soigner. C'était peut-être sa seule chance de redevenir une personne normale.
« Je dois à tout prit y aller. Se disait-elle avec enthousiasme. Il faut que je réfléchisse à un moyen d’y entrer. Ce bal dans six jours pourrait être ma seule chance. »

Amy rentra dans sa maisonnette de fortune où elle avait trouvé refuge. La marche et les événements de la matinée l’avaient vidé de toute son énergie, mais l’enthousiasme la gagnait à chaque fois qu’elle pensait à cette fête.
Elle décida de s’allonger sur son lit pour oublier un bref instant ce qui s’était déroulé avec Eliott.  
La jeune femme ferma les yeux quelques instants et, sans s’en rendre compte, elle s’assoupit.  

***

Amy se réveilla quelques heures plus tard et constata qu'il faisait presque nuit. Elle avait mal à la tête et finit par s'apercevoir qu'elle était habillée. Ce dernier détail la laissa de marbre, elle n’en avait rien à faire. Elle enfila un pantalon en toile et un haut noir le but étant de passer le plus inaperçu possible.

Bien entendu, la tueuse qu’elle était, le savait parfaitement bien. Elle enfila un gilet tout aussi sombre et accrocha une cagoule en lin noir à sa ceinture avant de sortir de la chambre et de descendre les escaliers, où elle arriva dans la petite pièce principale de sa demeure.

La jeune femme souleva un tapis très abîmé et poussiéreux étalé sur le sol de façon à habiller la pièce et à surtout camoufler la trappe en bois dissimulée qu’il cachait.
Amy l'ouvra dans un grincement terrible découvrant un escalier poussiéreux et s’enfonçant dans les profondeurs de la terre.

« Il faut vraiment que je repense à mettre de l'huile à cette satanée trappe ! » Bougonna-t-elle en grimaçant. La migraine la travaillait toujours et le bruit ne l'arrangea pas.

Elle descendit les marches et arriva à une porte en fer dont la partie en bois était légèrement abîmée et fermée par une impressionnante serrure. Amy avait trouvé cette cave tout à fait par hasard et l’idée de l’aménager lui était venue à l’esprit aussi rapidement qu’un éclair.  
Elle ouvrit cette porte sans difficulté mais le grincement de bienvenue fût tout aussi important et douloureux que la précédente trappe.

« Bon sang ! Il faut aussi que je lui rajoute de l'huile ! »
La porte donnait sur une mystérieuse salle, plongée dans le noir le plus total.

_ Calina !

Lorsqu'elle prononça ce mot, de la lumière se mit à jaillir des quatre coins de la petite pièce et révélant ainsi son contenu.

L'intérieur de ce sous-sol était remplit d'armes en tout genre : dagues, lances, haches de combats, épées plus ou moins lourdes et discrètes, arbalètes à longue et à courte portée, bombes artisanales, des armures, des boucliers, bref tout instruments pouvant blesser et – surtout – tuer.

Amy parcourra ces allées d'instruments de guerre et se dirigea vers l'un des coffres calé près d'un mur de la salle. Elle l'ouvrit et en sortit une arbalète et des carreaux.

'' Un manoir '', lui avait dit son partenaire. Une grande demeure donc, elle allait devoir faire un peu d’escalade.

Elle se dirigea ensuite vers une étagère à l'autre bout de la pièce et attrapa un grappin, ainsi que plusieurs mètres de corde située dans un panier niché dans un panier.

Amy était une personne très organisée quand il s’agissait de son matériel. On lui avait enseigné que savoir où se trouvait ses armes étaient autant de secondes gagnées que de survie. Elle n’oubliera jamais ses quelques règles élémentaires qui l’on maintenu en vie durant de longues années.

La tueuse sortit finalement un fourreau contenant un sabre fin qu'elle attacha dans son dos.

Cette fameuse mission de reconnaissance au manoir d’Orzaal, allait maintenant pouvoir débutée…


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MessageSujet: Re: Mon Histoire ( par Amy Wicardomma )    Jeu 13 Sep 2012 - 22:50

Chapitre 2
Sans famille et sans lendemain





il y a bien des années de cela...






« Eh ! Réveils-toi ! »

Amalia ouvrit ses paupières péniblement, elle avait fait un cauchemar cette nuit. Un cauchemar abominable où son père avait fait des choses horribles à sa famille.

« Eh petite ! Tu m’entends ? »

La petite fille entendait quelqu’un qui l’appelait, mais sa vision floue ne lui permettait pas de bien discerner son environnement.

«  Eh ! »

Elle ne connaissait pas cette voix. C’était une voix enrouée et faible qui l’appelait, mais pour qu’elle raison ? Amalia voulait dormir encore un peu, mais on insistait de plus en plus fort.
Après quelques rapides battements de paupières, le regard de la petite fille arriva à distinguer un visage inconnu. C’était le visage marqué d’un vieil homme barbu, presque chauve, dont les derniers cheveux blanc tombaient en fine cascade sur ses oreilles. Ses petits yeux en amande l’observaient avec inquiétude. Son visage se métamorphosa de soulagement lorsqu’il s’aperçût qu’elle s’était réveillée.

_ Tu es enfin revenue à toi, jeune fille. Tu nous as fait une belle frayeur, nous avions bien crû que tu nous filerais entre les doigts. Tu as eu beaucoup de chance.

Amalia désirait se lever, mais pour une raison qu’elle ignorait, son corps était lourd et douloureux. Elle arrivait tout de même à bouger la tête et se mit à pivoter son regard de droite à gauche, constatant avec frayeur qu’elle n’était pas dans sa chambre.
Elle se trouvait dans une petite pièce dont les murs étaient en ferraille rouillée et où l’odeur nauséabonde qui y régnait, était sûrement semblable celle des marais putrides du dieu Mö.
De nombreuses personnes étaient assises, entassé presque, sur un sol noir et crasseux, tous habillés de vêtement sales et déchirés. Des hommes et des femmes, par dizaine, sanglotaient silencieusement en tenant des enfants dans leurs bras.

La petite fille détourna les yeux de cet affreux spectacle et se retourna alors vers le vieil homme qui l’avait réveillé. Assis à côté d’elle en tailleur, il ne pouvait pas s’empêcher de la dévisager avec la plus grande compassion. Amalia était intriguée par ce curieux personnage et s’empressa de l’interroger. Après un bref instant de silence gêné, il finit par lui répondre :

_ Je me nomme Guarimar mais tout le monde ici m’appelle « Guari ». Avoua-t-il en rigolant. Dévoilant ses dents jaunis quand elles n’étaient pas manquantes. Je ne sais pas pourquoi mais ça fait des années que ça dure. Tu peux m’appeler comme ça si tu le souhaites.
_ Où suis-je ? Où est ma maman ?


Guarimar ne s’étonna bizarrement pas de cette question et son visage se ferma. Il s’apprêta à répondre, mais un autre homme replié sur lui-même et tremblant à quelque pas d’eux, lui coupa la parole.
_ On est en enfer ! On est mort, on est tous mort ! On est en enfer !!
_ En enfer ? S’étonna Amalia. Là où les personnes vont quand ils ont été méchants ?

Le vieil homme fit un léger signe de la main pour l’apaiser.
_ Écoutes moi bien…euh…quel est ton nom jeune fille ?
_ Je m’appelle Amalia, Papi Gari ! dit la jeune fille en souriant.
Le vieil homme fut tellement surpris par cette appellation qu’il en éclatât de rire.
_ Eh bien c’est fait longtemps que je n’avais pas ris comme ça !

Puis, comme un retour à la réalité, Guarimar reprit un air triste et grave. Amalia fît une nouvelle tentative pour se redresser, mais ce fût vain. Elle grimaça de douleur. Son ventre la faisait souffrir tellement qu’elle préféra s’abstenir de bouger à l’avenir.

_ Écoutes moi bien Amalia. Commença le vieil homme. Nous nous trouvons dans un lieu terrible, un monde où aucun homme n’en est revenue vivant pour en parler…sauf bien sûr des gens corrompus jusqu’à la moelle.
Il laissa un temps de silence avant de continuer.
_ Nous sommes dans le monde des démons. Un endroit maudit où la lumière n’existe pas et où les ténèbres sont rois.
_ Je ne suis pas à la maison ? Demanda Amalia dont les larmes commençaient à lui monter aux yeux. Je veux rentrer chez moi…
_ Tout ce que je sais ma pauvre petite, c’est que tu ne pourras plus revenir chez toi, j’en ai bien peur…
La petite fille fondit en larme et sentit la maigre main de Guarimar saisir fébrilement la sienne.
Malgré le nombre de personne présent autour d’elle, la pièce de métal était particulièrement calme. Seuls les sanglots de la petite fille perçaient l’écrasant silence qui y régnait.

«  Quelle pleurnicheuse cette fille ! »

Une petite voix, avait percé dans ces ténèbres. Amalia se calma un peu et dirigea son regard vers l’origine de cette voix.
Dans ses champs de vision, apparu un jeune garçon aux cheveux aussi blanc que Guarimar et ses yeux d’une étrange couleur verte, la fixait méchamment.
_ Mon garçon ce n’est pas une façon de parler. Répliqua le vieil homme.
_ Je parle comme je veux d’abord ! Répondit l’étrange garçon avant de se tourner vers Amalia. Ce n’est pas ma faute si c’est une poule mouillée.
_ Je ne suis pas une poule mouillée ! Hurla la petite fille en se redressant, mais à ce moment, une douleur insupportable vint lui transpercer la poitrine de part en part. Elle porta sa main à sa bouche avant de cracher un peu de sang.
_ Tu pourrais faire attention poule mouillée. Grand-père s’est donné du mal pour te soigner quand tu es arrivée !
_ Ça suffit gamin. Lança Guari énervé. Aide-moi plutôt à la rallonger !

Le lit de fortune, sur lequel se trouvait la petite fille, était fait de vêtements et de paille, enfin, du tissu délabré faisait office de couverture. Le jeune garçon obéit mais n’avait pas cessé de bougonner durant toute son entreprise.
_ Je vais aller chercher un peu d’eau. Dit le vieil homme en essayant de se lever.
_ Non laisses grand-père, je m’en occupe. Intervint le jeune garçon et il partit à l’autre bout de la pièce marchant involontairement sur quelques pieds au passage.
_ Ce gamin peut-être casse pieds parfois, mais au fond, il est généreux. Souriait Guarimar. Ne fait pas attention à ce qu’il raconte.
_ Il n’est pas gentil. Il m’a appelé « poule mouillée ».

En entendant ces mots Guari rit de plus belle, et ce, juste au moment où son petit-fils revenait avec un petit bol remplit d’eau aux aspects douteux.
_ Tiens bois, ça te fera du bien. Poule mouillée.
_ Je ne suis pas une poule mouillée…et je m’appelle Amalia d’abord !


Un sourire narquois se dessina sur le visage du petit garçon, puis il mima grossièrement une personne en train de réfléchir sérieusement.
_ Amalia…c’est trop long comme nom pour une poule mouillée. Réfléchit-il quelques instants avant de poursuivre. Je sais comment je vais t’appeler : « Amy » ! Comme ça je n’oublierai pas comment tu t’appelles, poule mouillée. Dit-il avec un sourire moqueur.
_ Je ne suis pas une poule mouillée, je te dis, et puis d’abord comment tu t’appelles toi ?
_ Moi ? Annonça le garçon fièrement, je m’appelle Eliott et t’as intérêts à bien retenir mon nom sinon tu vas m’entendre, compris « Amy la poule mouillée » ?


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MessageSujet: Re: Mon Histoire ( par Amy Wicardomma )    Dim 16 Sep 2012 - 0:23

Les heures et peut-être même les jours ne se comptaient plus depuis longtemps.

Malgré leurs caractère très différents, Amalia et Eliott avaient finalement réussit à s'entendre, même si le jeune garçon continuait à l'affubler de son sobriquet : ils étaient devenus très complice.
Malgré des périodes de fatigue importante et la présence de symptômes évidents résultant d'une carence alimentaire dû à leurs conditions de voyage, la petite fille semblait bien se rétablir de ses blessures.

_ Eh poule mouillée ! Lança Eliott assis à côté d’elle. Comment tu vas ?
_ Beaucoup mieux maintenant. C’est parce que Papi Guari et toi, vous vous occupez bien de moi. Répondit faiblement Amalia en souriant, allongé sur son lit de fortune.
Le garçon ne répondit rien, haussant imperceptiblement les épaules, rougissant légèrement. Il porta ses mains à son cou et en sortit un pendentif qu’il retira et qu’il tendit à sa nouvelle amie.
_ Tiens c’est pour toi.
_ Qu’est-ce que c’est ? S’intrigua la jeune fille.
_ Bah ça ne se voit pas ! C’est un porte-bonheur, comme ça, il t’arrivera rien.
_ Pourquoi tu me le donnes ?
_ Est-ce que moi je t’en pose des questions ! Prends là et puis c’est tout ! Ragea-t-il posant le collier sur la couverture. Il se leva vivement et se dirigea à l’autre bout de la pièce en boudant, marchant au passage sur d'autre personne, qui n’émettaient qu'un léger grognement presque inaudible, en signe de protestation.
Guarimar, qui avait assisté à toute la scène, prit la parole.
_ Tu sais petite, ce pendentif est très précieux pour Eliott.
_ Pourquoi ?
_ Il appartenait à sa mère. Elle le lui a donné juste avant de nous quitter, il y a deux ans maintenant, alors s’il te le donne c’est qu’il tient beaucoup à ce que tu le porte. Tu sais, ce gamin est un solitaire, il n’avait pas d’amis avant, même à l’école d’arme où il se rendait tous les jours.
_ Ah bon ?
Guari acquiesça d’un hochement de tête.
Il ne parlait pas aux enfants de son âge et encore moins aux adultes… mais ne lui dit pas que je t’ai dit ça…sinon il ne va pas être content. D'accords ?

Amalia hocha la tête, sourit et garda l’amulette précieusement en l’accrochant autour de son cou. Elle avait énormément de chance d’avoir un si bon ami.

***

Cela faisait plusieurs jours qu’Amalia, Guari, Eliott et les autres personnes du chario étaient enfermés dans cette pièce et ils commençaient à manquer de vivre, la pièce tremblait et semblait bouger de plus en plus fort.
_ Papi Guari ! Papi Guari ! Regarde je me tiens debout maintenant ! Montra la petite fille en marchant et en tournant sur elle-même.
_ Fais attention voyons ! T’as blessure pourrait s’ouvrir à nouveau ! S’inquiéta Guarimar.

Mais la fillette ne l’écouta pas, le vieil homme était désormais convaincu que cette petite fille n’était pas ordinaire, car non seulement sa blessure aurait dû lui être fatale, mais en plus, son organisme se régénère à une vitesse hors du commun.
_ Eh Poule mouillée ! Lança Eliott. Viens voir ce que j’ai trouvé ! Par ici !
La petite fille se demandait ce que fabriquait son petit camarade, le visage collé contre un des murs de la pièce et s’approcha de lui. Elle remarqua alors qu’il était en train de regarder dans le mur.
_ Viens ! Il faut que tu vois ça !

Le jeune garçon lui laissa sa place, Amalia constata aussitôt qu’il y avait un petit trou dans la ferraille laissant passer un peu de lumière du dehors. Elle mit son œil devant et ne croyait pas ce qu’elle voyait.
L’extérieur de la pièce défilait de droite à gauche découvrant un paysage chaotique, où d’épais nuages noirs et rouges cachaient le soleil. Le sol était si sombre et poussiéreux qui rien ne semblait vouloir y pousser. Enfin, au loin, elle apercevait au loin ce qui semblait être une tour.
_ Nous nous déplaçons. Chuchota Eliott.
_ Pourquoi tu parles tout bas ? Demanda Amalia, toujours en observant par le petit trou.

La fillette sursauta lorsqu’elle sentit tapoter sur son épaule. Eliott levait l’index vers le haut en lui montrant par geste de regarder à nouveau. Amalia s’exécuta et vit une gigantesque personne marcher à côté d’eux. Il était semblable à un humain hormis sa peau rouge sombre, la grosse armure qu'il portait et ses cornes qu'il avait sur le front. Il marchait droit devant lui, son visage difforme de bête semblait inébranlable.
La petite fille sous le choc se redressa vivement, au bord des larmes et courra se réfugier dans les bras le Guarimar. Eliott arriva à son tour affolé.
_ Grand père mais qu’est-ce que c’est que c’est chose, elles ne sont pas humaines ! C’est des démons c’est ça ?
_ Oui. Ce sont bien des démons et malheureusement nous, ne sommes pas de taille à lutter contre eux. Je l’aurai bien fait moi-même, mais je n’ai plus ni de pouvoir, ni de force pour en vaincre ne serait-ce qu'un seul d'entre eux.
_ Des pouvoirs ? Demanda Amalia entre deux sanglots.
_ Ouai ! Mon grand-père, c’était le plus grand magicien de tous les temps ! Il a combattu de puissants monstres ! Affirma fièrement le petit garçon.
_ J’étais un mage c’est vrai, mais il y en existait de bien plus puissant que moi-
_ -J’ai l’impression qu’il nous emmène dans une tour ! Lança un inconnu en observant dans le trou du mur.

En effet, le convoi dans lequel ils étaient tous enfermés, passa au même moment devant une énorme porte donnant l’entrée sur une tour lugubre en briques noires.

Les prisonniers sentirent la pièce se stopper nette dans un brusque et puissant tremblement qui secoua la majorité d’entre eux. Des bruits de pas se firent entendre à l’extérieur et la porte de la pièce s’ouvrit avec fracas.


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MessageSujet: Re: Mon Histoire ( par Amy Wicardomma )    Dim 16 Sep 2012 - 17:22

En s’ouvrant, la porte donna vue sur un énorme colosse aux traits sévère. Pareil à celui que les enfants ont aperçut dans l'interstice. Il scruta d’un œil mauvais les personnes à l’intérieur du convoi.
_ le compte y est Seigneur ! S’exclama-t-il.

Une minute plus tard, un nouveau visage apparût dans l’ouverture. Il était svelte et portait une veste grise et un jabot crème qui contrastait avec son teint violet. Il portait également un haut de forme aux dimensions excessives, qui lui donnait une curieuse allure. Ses cheveux bruns, longs, étaient retenus par un lien de cuir et retombait sur son épaule. Il n'avait pas un visage défiguré comme les deux brutes qu'Amalia avait pu apercevoir. Il avait des traits fins, une peau sans imperfections apparentes hormis des cernes très marqués.

Il observa à son tour l'intérieur du convois avec une certaine pointe de déception dans le regard, jusqu’au moment où ses yeux topazes et brillants s’arrêtèrent sur Amalia. Un sourire satisfait s’afficha sur son visage tandis que la fillette tremblait de tous ses membres. Le démon se retourna alors vers un de ses congénères derrière lui.
_ Je prends celle-là avec moi. Emmenez le reste en ville, que l'on me débarrasse de cette vermine. Ordonna-t-il sèchement.
_ Mais monsieur. Protesta son interlocuteur. Cette marchandise était censée être livrée ici. Si nous l’emmenons en ville nous ne pourrions rien en tirer.
_ Qu’importe ! J’ai dit en ville, comme j’aurai pu dire autre chose. Bougre d’imbécile ! Se fâcha le démon en prenant une voix ridiculement aiguë. Débarrassez-moi de ça ou je vous expédie chez notre bon vieux docteur !

L’interlocuteur blêmit malgré son teint rougeâtre et sortit un « à vos ordres ! » rapide et net. Il tendit sa main pour attraper Amalia. Celle-ci tenta de sortir en évitant sa main, malheureusement sans succès. Le démon l’agrippa par les cheveux et la tira vers lui.

Eliott assistant à la scène se jeta sur le colosse qui n’eut aucun mal à se débarrasser de lui avec sa main restée libre. Le garçon s’écrasa le dos contre la paroi en métal et poussa un gémissement de douleur avant de se remettre sur ses pieds et de charger vers le monstre une seconde fois.
Celui-ci avait déjà emmené la fillette qui se débâtit tant qu’elle le pouvait.
_ Papi Guari ! Eliott ! Hurla-t-elle en tendant sa main vers la pièce où elle était précédemment enfermée. espérant que ses amis la retienne, en vain.
_ Amy !! Lança le garçon en étant freiné dans sa course par le même démon.
_ Bon sang ! Tu vas rester tranquille !

Le petit garçon se fit propulser à nouveau contre un mur mais avec beaucoup plus de violence cette fois-ci, il eut à peine eu le temps de voir son amie portée par un de ses balourds et se diriger vers la tour que l’énorme porte de fer se referma sur lui.


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MessageSujet: Re: Mon Histoire ( par Amy Wicardomma )    Sam 29 Sep 2012 - 20:25

Chapitre 3 : Projet D.F.




Amalia se débâtait comme elle le pouvait, mais rien n’y fit. Elle était entre les mains d’un démon mesurant plus de deux mètres, impossible de se défaire de son emprise.

La petite fille se contentait d’observer les lieux. La tête en bas, elle ne distinguait que le sol sombre et poussiéreux des couloirs qu’ils empruntaient. Cette tour était immense. Après leur passage dans plusieurs escaliers, le démon entra dans une pièce richement décorée, où des toiles et des peintures d'étranges personnages habillaient les murs.
Une large bibliothèque comblait un renfoncement sur le mur à sa droite. A gauche, des chandeliers en or, posés sur une belle cheminée en pierre finement sculptée, réchauffaient le lieu et l'éclairait d’une lumière tamisée. Seuls quelques fin rayons de clarté se frayaient un chemin entre de somptueux rideaux de velours rouge qui couvraient deux immenses fenêtres. Au centre de la pièce trônait un bureau en bois de chêne, où se situaient un porte-plume et un cahier en reliure de cuir noir.

_ C’est bon. Pose la ici. Lança le démon au haut-de-forme en gardant toujours un léger ton mielleux et en agitant nonchalamment sa main pour lui signaler.

Le porteur s’exécuta et lâcha brutalement la jeune fille qui tomba sur la tête et roula sur le sol. Elle s’assit en tailleur et pris sa tête entre ses mains, expriment sa douleur, tandis que le colosse qui venait de la lâcher reprit la parole.
_ Désirez-vous quelque chose de plus seigneur Mahym ?

Le concerné s’installa silencieusement dans le fauteuil de ce qui semblait être son bureau et croisa ses mains sous son menton. Puis, il se remit à la fixer, comme s’il était fasciné parce qu’il voyait. Après un court instant de silence, il finit par répondre.
_ Que l’on m’apporte du thé. Déclara-t-il fermement. Et faite venir le Docteur, dites-lui que, nous avons un invité…des plus intéressant.
Le soldat déglutit mais ne répliqua pas. Il tourna les talons et quitta la pièce en hâte.

Un silence lugubre s’installa. La jeune fille se leva avec peine, malgré ses jambes tremblotantes, elle arriva tout de même à tenir debout.
Elle voulut demander au démon où elle se trouvait et où était Eliott mais elle eut à peine eu le temps d’ouvrir la bouche qu’une porte s’ouvrit : une jeune femme apparut en poussant devant elle un chariot à thé, son regard était complètement vide de toutes expressions. Elle portait un aillons, ceinturé par un drapé rouge.

Elle arrêta sa marche près du bureau et commença à servir le thé pour le dénommé Mahym. L'ignorant comme si elle n’existait pas, il continuait toujours d’observer Amalia avec ses yeux. La femme repartit aussi vite qu’elle était venue, sans un mot, laissant sur le bureau une tasse encore fumante, le démon s'en saisit, souffla légèrement sur le liquide avant d'en prendre une gorgé.
Amalia avait peur et sentait les larmes embuer une nouvelle fois ses petits yeux bleus. Prenant son courage à deux mains elle demanda timidement :
_ Où suis-je ?

C’est alors quand une fraction de seconde le visage de Mahym se retrouva à quelque centimètre de celui d’Amalia. Elle sentit alors une violente douleur dans sa poitrine, le coup était tellement fort qua la jeune fille fut projetée sur les étagères de la bibliothèque, où quelques livres tombèrent.

_ Je ne crois pas t’avoir autorisé à parler il me semble. Lança froidement le démon. Alors comme ça…il a dit vrai. Tu es bien la fille de ton père. Rajouta-t-il la voix remplit de mépris et de colère.
La petite fille ne comprenait pas ce qui se passait, le démon parlait de son père ? Pour qu’elle raison ? Le connaissait-il ?
_ V-Vous connaissez…mon papa ? Dit-elle en prenant le risque de reparler.

Mahym se figea, les yeux exorbités, comme si Amalia venait de dire quelque chose d’impensable et d’inattendu. S’attendant à se prendre de nouveau un coup, elle ferma les yeux terrorisée. Mais cette fois-ci rien ne se passa et le démon au haut-de-forme se mit à éclater de rire.

Il n’arriva à s’arrêter qu’au bout de quelques minutes de fou rire intense, puis il s’apprêta à dire quelque chose quand la porte du bureau s’ouvrit violemment.

Un homme petit et trapu, habillé d’une blouse blanche et tachée de sang, rentra dans la pièce en bougonnant. Il avait une énorme paire de lunette et la peau rougeâtre de son visage était dissimulée derrière une épaisse barbe grisonnante dans lequel figuraient des débris de métal et de chair.

_ Mahym ! Peux-tu m’expliquer pourquoi un garde est venu me déranger en plein travail ? J’avais presque réussi à obtenir de bon résultat sur-.
Il s’arrêta net en posant le regard sur la jeune fille et se mit à rire.
_ Oh Oh Oh ! Mahym ne me dit pas que c’est ce que je crois. Dit-il en approchant son visage de la fillette qui tremblait de tous ses membres.
Il la prit par le col de sa chemise délabrée, la décolla du sol et la scruta avec ses deux grosses loupes grossissant ses yeux de manière disproportionnée.
_ Elle te plait ? demanda Mahym froidement. Un met rare comme celui-là, c’est une belle opportunité qui s’offre à nous. Taches d’y faire attention, il n’y aura pas de seconde chance.
_ Oh Oh Oh ! Ne t’inquiète pas j’en prendrais grand soins tu peux me croire. Il retourna son visage vers Amalia et poursuivi. Cela fait des années que j’attends ce moment…mais dit moi… où l'as-tu trouvé.
Un sourire narquois s’afficha sur le visage du démon, puis il reprit sur un ton mielleusement ridicule.
_ C’est mon petit secret.

" Viens par la toi !"
Le docteur empoigna le bras d’Amalia et la traina sans commune mesure vers la sortie. La fillette n’eut que le temps d’entendre la voix de Mahym avant la fermeture de la porte.
_ Evites de me l’abîmer Arimar !
Le démon barbu grommela quelque chose tout en continuant d’avancer.

Ils passèrent dans un étroit couloir, descendirent d’interminables escaliers en colimaçon et arrivèrent dans une gigantesque pièce mal éclairée, où l’on pouvait distinguer une grande table blanche en son centre et éclairée par de gigantesques boules lumineuses. Tout autour étaient disposées des tables en bois sur lequel était posés pile de livre, ustensiles de chirurgie et verrerie dans lesquelles bullaient diverses mixtures au couleur et aux fonctions inconnues.
A gauche de l’entrée, ce qui semblait être des prisons en fer rouillé dont l’intérieur était remplit par d’autres êtres humains ou créatures difformes et effrayantes qu’elle ne connaissait pas.

La jeune fille avait une peur monstre et se débâtie tant qu’elle put mais rien n’y fit, l’emprise du démon sur son bras était tellement forte qu’elle commença à avoir la main engourdie.
Il l’amena ensuite vers une de ces cellules. Le scientifique en ouvrit une et la jeta à l’intérieur. Amalia tomba de tout son poids sur le sol. Sous l’effet du choc, elle sentit une violente douleur dans sa poitrine où se situait sa blessure.
Elle entendit le crissement de la grille se refermant derrière elle, la laissant seule…avec les autres.


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MessageSujet: Re: Mon Histoire ( par Amy Wicardomma )    Mar 9 Oct 2012 - 18:57


Dossier ultra confidentiel
Projet ‘Double Face’ : Démon à apparence humaine.
Dossier immatriculé 1606060548



Projet édifié à la demande des quatre généraux, présidents du conseil de guerre démoniaque.
But de la phase d’expérimentation : Créer une armée d’hybride surpuissante, mélangeant les espèces démoniaques et les races inférieures, les rendant entièrement sous le contrôle des conseillers et donc de sa majesté le Roi.
Rapport du Professeur Arimar Kromux, chercheur en génétique.
Activation de la procédure de démarrage :

Jour 001 :
Arrivé du sujet principal en salle d’examen, rassemblement des informations caractéristiques.
Sujet : Taille 1m35, Poids : 25 Kilos, Race : Humain.
Pratiquement de tests en situation réel visant à déterminer la santé physique et psychologique de l’individu.
Test sportif : Résistance à la torture : 4% : échec
Le sujet présente un organisme faible et ralentit face aux épreuves subites. Corps non endurant et faible.
Test mentale : Résistance à la torture : 0% : échec
L’état psychologique du sujet ne permet pas une bonne condition de travail, ne peut pas rester éveiller plus de 20h14min et 45 secondes. Évanouissement de l’individu face aux souffrances en continue.
Note :
A noter une résistance habituelle de la part du sujet au court de la journée et une extraordinaire capacité régénératrice des cellules somatiques. Comporte également une ouverture récente débutant dans la région xiphoïdienne du corps et finissant dans la fosse iliaque droite. Développement d'entrainement de combats intensifs.

Jour 012 :
Commencement des phases d’injections d’ADN : 10 sujets témoins + sujet déterminant : une dose toutes les deux heures. Constate un effet de rejet violent de la part de l’organisme du cobaye principale. Mort des sujets témoins dans les vingt-quatre heures qui suivirent.
Survie du cobaye principale. Injections toutes les heures et entrainement intensifs programmé toute la journée.
Note :
Épuisement du sujet 2 heures après le début de la phase de démarrage.

Jour 030 :
Augmentation de la difficulté du programme d’entrainement, injection quotidiennes non-interrompu, application d’anti-rejets à forte dose.
Note :
Force physique du sujet en sur-croissance note une pigmentation rouge des iris, entreprise d’examens complémentaires.

Jour 033 :
Aboutissement des examens complémentaires. Prélèvement et analyse d’échantillons : la coloration de l’iris est un effet secondaire dût au doses quotidiennes d’injections. A noté également d’autres effets : développement de la force musculaire et des sens, amélioration des capacités instinctives.
Note :
Changements caractériels soudain de la part du sujet et agressivité non contrôlée à avantager.

Jour 100 :
Epreuves réglementaires
Test sportif : Endurance et situation en combat réel: 36% : en progression
Le sujet résiste sur le long terme à l’épreuve d’endurance mais reste impuissant face à un combat de force.
Test mentale : Résistance à la torture : 25% : échec
Amélioration de l’état mental, évolution du programme au niveau supérieur, tests chocs et tortures physiques multiples à envisager.
Note :
Une amélioration grandissante des résultats des tests, augmentation du niveau de difficulté tous les 20 jours : temps d’adaptation. La structure ADN du sujet répond aux attentes prévue et permet des conditions de travail acceptable. L’origine de la capacité régénératrice du sujet est encore indéterminé, orientation des recherches sur le plan magique.

Jour 200 :
Epreuves réglementaires
Test sportif : Endurance et situation en combat réel : 90%
Décuplement d’une force physique démesurable, agilité et vitesse au-dessus de la moyenne humaine.
Test mentale : 70%  
Mentalité quasiment sous contrôle, bonne obéissance aux ordres.
Note :
Constat d’une sensibilité face aux autres sujets, agressivité contrôlée partiellement, note encore quelques agissements humains négatifs à corriger.  

Jour 350 :
Epreuves réglementaires
Test sportif : Endurance et situation en combat réel : 120%
Note :
Origine des capacités régénératrices du sujet toujours inconnue. Obéissance aux ordres, ne décèle plus aucuns comportements humains.
Test mentale : 111%  
Contrôle total et obéissance.


Jour 500 :
Epreuves réglementaires
Test sportif : Endurance et situation en combat réel : 201%
Test mentale : 187%
Note :
Le sujet réserve une importante puissance de frappe et une intelligence désormais au-dessus de la moyenne humaine.

Jour 1000 :  
Epreuves réglementaires
Test sportif : Endurance et situation en combat réel : 280%
Test mentale : 250%  

Jour 1091 :
Finalisation de la première procédure du projet ‘’Double Face ‘’ avec succès, présentation du sujet aux quatre généraux pour confirmation et démarrage de la deuxième phase.


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MessageSujet: Re: Mon Histoire ( par Amy Wicardomma )    Lun 22 Oct 2012 - 18:55

Assit à son bureau, Mahym lisait attentivement le dossier qu’il avait sous les yeux. Lorsqu’il arriva à la dernière page, il posa son regard sur les personne lui faisant face : le docteur Arimar Kromux et une jeune fille se tenaient debout devant lui, impassibles, le regardant avec une expression ferme et ne reflétant aucunes émotions.
Un rictus vint déformer les lèvres du démon qui ne pouvait s’empêcher de penser à la petite fille qu’il avait rencontré pour la première fois dans cette pièce, il y a de cela trois années humaines.
_ Je pense que tu es prête désormais ! J’ai hâte de me rendre à cette fameuse réunion du conseil de guerre avec toi à mes côtés. Affirma-t-il en se levant de son fauteuil. Mais dans un premier temps, voyons voir ce que tu sais faire.
Le démon finit par appeler un soldat gardant la porte d’entrée.
_ Oui seigneur Mahym ? demanda-t-il.
_ Que l’on me serve du thé. Immédiatement. Lança-t-il sèchement.
_ Oui monsieur ! Rétorqua le soldat sans broncher.

Quelques instants plus tard, la porte s’ouvrit à nouveau et une femme poussant un chariot à thé arriva dans la pièce. C’était la même humaine qu’avait vu Amalia la première fois qu’elle était arrivé ici. Mahym sourit et pointa du doigt la servante.
_ Tues-là ! Cria le démon au haut-de-forme. La jeune esclave, apeurée, n’osa pas remuer et se tourna vers son bourreau en tremblant.
Amalia ne bougea pas et continua de regarder droit devant elle. Constatant une non-réaction de sa part, Mahym pris un air dramatique, se leva et s’avança vers elle.
_ Eh bien alors, depuis quand est-ce qu’on n’obéit plus à mes ordres ? Reprit-il. On ne me répond plus aussi effrontément qu’avant ? Je suis très triste tu sais, pour une fois que je m’amusais un peu. J’avais enfin trouvé quelqu’un sur qui passer mes pauvres petits nerfs meurtris par le stress et les obligations sans retenue.

Il arriva devant elle, affichant une déception exagérée sur le visage, puis il tendit son bras vers elle. Sa main n’était plus qu’à quelques centimètres de la jeune fille quand il claqua ses doigts fins devant son nez. Il commença alors à gesticuler sa main, mimer une personne mourante, grimacer ridiculement sous le regard amusé du docteur Kromux et horrifier de la servante.
_ Oh ! Oh ! Oh ! Mahym tu n’arriveras pas à la faire bouger en t’y prenant de cette manière. De toute façon, elle n’obéit qu’à mes paroles, la forcer n’y changera rien. Assura-t-il.
_ Comment cela elle n’obéit qu’à toi ? Demanda le démon au haut-de-forme interloqué. Ce projet était censé appartenir au grand commandement, il va falloir arranger ça tout de suite docteur, où certaines personnes risquent de très mal le prendre.
_ Et si je n’avais pas envie d’arranger les choses ? Lança Kromux avec un sourire se distinguant derrière son imposante barbe.
_ Comment-ça ? Se fâcha Mahym en empoignant le docteur par sa barbe et en le décollant du plancher.
_ Et bien, je pense qu’il est temps pour moi d’avoir mon heure de gloire, après tout c’est grâce à moi que ce projet à aboutit non ? Oh ! Oh ! Oh ! Tu devrais me lâcher Mahym ou bien il va t’arriver des bricoles, si tu veux mon avis.

En effet, Amalia avait sorti une lame de sa manche et la passa sous la gorge du démon qui ne s’en était pas rendu compte jusqu’à présent. Il réfléchit quelques instants à la situation avant de reprendre, la haine lui déformant le visage.
_ Je ne vais pas me laisser impressionner par un vieux fou tel que toi, cette fille m’appartient, il va falloir t’y faire, vieux fossile dégénéré.
Le docteur sourit à pleine dents sous son importante pilosité faciale, regarda Amalia menaçant toujours Mahym avec son couteau et ajouta avec pointe de folie dans la voix.
_ Tue les.

Amalia s’exécuta, la lame s’enfonça profondément dans la gorge du démon laissant s’échapper une impressionnante éclaboussure de sang. La jeune fille, déplaça violemment son bras et décapita Mahym froidement. Du liquide rouge coulait abondement sur le tapis du bureau tout en aspergeant les meubles les plus proches.
Kromux détacha sa barbe de la main du corps encore chaud de Mahym et se mit à rire de vive voix. La servante hurlait et pleurait toute les larmes de son corps, implorant la clémence mais Amalia obéis aux ordres et, de sa lame encore ensanglantée, lui transperça la poitrine sans aucune pitié.
_ Oh ! Oh ! Oh ! Magnifique ! Et maintenant partons. Il ne faudrait pas faire attendre sa majesté et ses généraux. Dit-t-il ironiquement.
Amalia laissa son couteau planté dans le cœur de sa victime et suivi le docteur qui était en train de quitter la pièce, laissant les cadavres d’une jeune humaine sur le mur et d’un démon gisant sur le sol, imbibant la pierre de son sang.



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MessageSujet: Re: Mon Histoire ( par Amy Wicardomma )    Mar 23 Oct 2012 - 19:48

***

Le docteur Kromux et Amalia vêtus de capes noires aux capuchons redressés, arrivèrent au château du roi démoniaque.
L’immense et imposante construction aux murs de briques noires, se dressa devant eux, imposant. Ils passèrent la porte principale sans encombre, le savant se présentant et prétendant apporter une nouvelle des plus capitales. L’un des vigils se rue à l’intérieur du palais pour revenir quelques minutes plus tard.
_ C’est bon vous pouvez entrée docteur. Dit-il fermement. Un garde va venir vous conduire jusqu’à la salle de réunion.
_ Oh ! Oh ! Oh ! Prenez votre temps mes braves ! Prenez tous votre temps…Lança le docteur.

En patientant encore une bonne dizaine de minute, un garde vint à leur rencontre et leur demanda de le suivre vers la salle de réunion. Là-bas se déroulait la grande conférence militaire du monde démoniaque annuelle, les quatre généraux, ainsi que sa majesté le roi y étaient présents pour discuter de sujets essentiellement militaires.
Les couloirs du château étaient plongés dans la pénombre mais illuminée par de rares et faibles chandelles. On pouvait distinguer des drapés et des tapis pourpres qui les habillaient, ainsi que des armures postées tous les cinq mètres de chaque côtés du couloir vers la salle du trône, offrant une sublime haie d’honneur à quiconque s’aventurait dans ces couloirs.
C’est alors qu’une silhouette apparue de derrière une armure et leur bloqua le passage. Le soldat stoppa sa marche et se mit immédiatement sur ses gardes. Il n’eut même pas le temps d’ouvrir la bouche, qu’il traversa le sol et disparut, en laissant derrière lui sa lourde épée et quelques pièces de son uniforme qui tintèrent sur le plancher.

C’est alors que l’ombre fit quelques pas vers le docteur, celui-ci fit signe de la tête à Amalia qui se mit à son tour en garde. L’ombre s’avança jusqu’à découvrir son visage et le scientifique afficha une expression de surprise, presque dissimulée derrière ses lunettes.
_ Mahym ??? Mais comment ??
_ Moi aussi, j’ai plus d’un tour dans mon sac docteur. Lança le démon en affichant un sourire victorieux.
Le scientifique se tourna alors vers Amalia.
_ Tues-le immédiatement !
La jeune femme s’exécuta et se rua vers le démon.
_ Désolé ma chère mais pas deux fois ! répondit Mahym en disparaissant à nouveau. La jeune fille eu à peine eu le temps d’entendre un petit claquement, qu’elle se retrouva ligotée par les rideaux accrochés précédemment aux murs.
Elle se débâtit violement mais les liens se resserraient sur elle, l’empêchant de se mouvoir et même de respirer. Mahym reparut aussi vite qu’il s’était montré. Son visage se retrouvant à quelques millimètres de celui d’Amalia qui avait toujours la même expression assurée, ne montrant aucuns signes de souffrances extérieures.
Tout en relevant son menton et en enlevant son capuchon, il plongea son regard perçant dans celui de la jeune fille, une pointe de désir dans les yeux.
_ J’ai encore une petite chose à faire, je reviens tout de suite ma belle. Lui murmura-t-il avant de disparaitre une nouvelle fois.

Kromux, voyant que la situation ne tournait guère à son avantage, décida de battre discrètement en retraite. Il fût cependant très vite rattrapé par le démon au haut de forme qui s’empressa de le saisir par la gorge, la folie lui défigurant le visage.
_ Tu vas gouter à ce que j’ai éprouvé par ta faute ! Tu ne peux pas savoir à quel point ça fait mal d’être décapité, je vais te le faire découvrir de ce pas !
_ Non arrête. Lança le docteur en faignant d’être embarrassé. Mahym enfin, tu sais bien que ce n’était qu’une petite plaisanterie, tu ne vas pas en faire toute une histoire, n’est-ce pas ?

Pendant ce temps Amalia toujours ligotée, se débattait autant qu’elle le pouvait mais les liens continuaient de lui comprimer de plus en plus fort la poitrine. Elle aperçut l’épée du soldat qui était tombé sur le sol, se débarrassa avec peine de sa chaussure et tenta de saisir le manche avec son pied. L’épée était malheureusement trop loin pour l’atteindre.
Soudain, un hurlement terrible retentit derrière elle. La jeune fille tourna la tête et vit le scientifique, ou plutôt son corps étendu sur le sol et la tête roulant deux mètres plus loin.
En voyant cette scène, la jeune fille fut prise d’une rage folle, ses membres se crispèrent, sa raison avait entièrement disparue et, sous la colère, elle déchira les rideaux qui l’écrouait, saisit l’épée et se rua sur Mahym.
Le démon surprit, arriva à parer la lame en fer forgée mais le souffle de l’attaque le propulsa sur toute la longueur du couloir et il finit sa course en rentrant un mur la tête la première. Alertés par le bruit, les gardes surgirent en trombe et tentèrent de contrôler la situation, mais quasiment tous tombèrent dans la minute.
Le démon sortit du tas de brique qui s’était formé sous le choc et constata que son chapeau a été abimé.
_ Mon chapeau ! Mon beau chapeau tout neuf ! Ma chère, tu dépasses les bornes ! Hurla-t-il en prenant une voix aigüe grotesque. Comment vais-je faire pour me montrer sous mon plus beau jour devant notre roi, avec un chapeau aussi délabré, tu peux me le dire ?
Amalia ne se préoccupa plus des gardes et se précipita sur Mahym épée en main, la fureur déformant sa figure. Le démon esquiva de justesse son attaque et partit se réfugier sur la tête d’une armure.
_ J’ai l’impression que tu es un peu sur les nerfs, que dirais-tu de te relaxer avec une bonne tasse de thé ? Il n’y a rien de meilleur pour lutter contre la nervosité et le stress !
Amalia lui jeta un regard meurtrier, tout ce qu’elle voulait désormais, c’était la peau de ce personnage.
Elle explosa l’armure à coup d’épée et les soldats restant au passage, mais le démon avait déjà sauté sur une nouvelle cuirasse tout en continuant de lui parler des bien fais du thé. Les assauts se répétèrent jusqu’à ce que la moitié des statues finissent à terre. Une grosse voix grave se fit alors entendre à en faire trembler les murs au bout du couloir.
_ Que se passe-t-il ici ?
L’un des soldats tombé à terre releva la tête vers la silhouette qui trônait au-dessus de lui.
_ Seigneur Luktar. A-t-il eu le temps de prononcer avant de s’évanouir.
_ Tiens, bonjour seigneur Luktar. Quel agréable vent de terreur vous amène ? Lança Mahym à califourchon sur les épaules d’un homme de fer.

Amalia ne fit pas attention au nouvel arrivant et se rua à nouveau vers sa cible au haut-de-forme, qui continua de sauter de statue en statue.
_ Je veux une explication immédiate. Dit-il d’un ton calme mais absolument terrifiant.
_ Oh et bien…il se trouve que notre ami le docteur Kromux nous ait fais des misères…mais pas de panique ! Je contrôle parfaitement la situation.
Avec une impressionnante rapidité, le puissant démon saisit Amalia par la tête, celle-ci se débâtit violement malgré la douleur de l’étreinte. Quand le redoutable guerrier s’apprêta à lui exploser le crâne, Mahym l’arrêta du haut de son perchoir.
_ S’il vous plait. Je crois qu’il serait préférable de la garder en vie, elle pourrait nous être utile, quand dite-vous ? Car, après tout, les généraux ont réclamés sa création depuis longtemps déjà.
Luktar réfléchi quelques instants et finit par lâcher la jeune fille, qui, sous la pression exercée sur sa boite crânienne, perdit connaissance et tomba lourdement sur le sol.
_ Je n’ai que faire de cette histoire, contentes toi d’accomplir la tâche qui t’as été confiée. Annonça-t-il gravement avant de se retirer.

Mahym acquiesça d’un hochement de tête tout en observant, le sourire aux lèvres, le corps d’Amalia étendu sur le tapis teinté de poussière et d’hémoglobine.

Il descendit habilement de son perchoir, prit Amalia encore inconsciente dans ses bras, avant de disparaitre dans les ténèbres.


_________________

Votre conscience est comme une plaie : le sang y coule à flot. Vous croyez que sauver un homme plus vertueux que vous changera quoi que ce soit ? Ce n’est là que vulgaire sensiblerie !
Vous n’êtes qu’une fillette en prière. C’est pathétique ! Vous mentez et tuez, au service de menteurs et de tueurs. Vous prétendez être différente, obéir à votre propre code, dans le but de racheter ces horreurs…mais elles font parties de vous. Elles ne disparaîtront jamais...


Loki, Dieu de la discorde


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MessageSujet: Re: Mon Histoire ( par Amy Wicardomma )    Dim 28 Oct 2012 - 20:30

Chapitre 4 : Bouleversements inattendus




Amalia se réveilla difficilement. Une migraine épouvantable l’empêchait de se mouvoir sans sentir d’affreuses douleurs dans toute la colonne vertébrale. C’est donc avec peine qu’elle s’assit sur le rebord de sa couchette et qu’elle finit par se rendre compte qu’elle se trouvait dans un lit. Elle observa les alentours et de toute évidence, la jeune fille se trouvait dans une chambre.
La pièce était de petite taille mais richement décorée. Le lit était en bois, à côté duquel était posée une petite table de nuit sculptée. Des rideaux épais cachaient de hautes fenêtres et un lustre en cristal pendait majestueusement au plafond, en éclairant la chambre d’une étrange lumière. Des tableaux ornaient les murs tapissés, une commode appuyait son dos contre le mur près d’une porte. Une grande étagère, remplit de livre, trônait fièrement dans un coin où se trouvait un majestueux fauteuil en cuir noir.
La jeune fille jeta ensuite un œil sur ses vêtements : ses anciens habits avaient été retirés et remplacés par une chemise qui lui arrivait jusqu’à mi-cuisse.
_ Tu es enfin revenue à toi ! Comme je me réjouis de cette bonne nouvelle.  
Elle tourna vivement la tête en oubliant totalement la douleur et découvrit Mahym fumant la pipe et vêtu d’une simple robe de chambre en velours noir laissant transparaître la peau légèrement cuivrée de son corps. Il s’était également décoiffé de son chapeau délabré.

Il traversa la pièce et alla s’assoir sur le fauteuil sous le regard meurtrier d’Amalia. Il fit la moue avant d’ajouter :
_  Ne me dit pas que tu m’en veux encore ? Je t’ai sauvé la vie. Tu pourrais avoir un minimum de reconnaissance à mon égard.
La fureur la gagna de nouveau. La jeune fille se leva vivement lorsque la porte de la chambre s’ouvrit. Un jeune humain, en tenue de domestique rentra dans la chambre en portant un plateau garnit de nourriture avant de le poser sur la commode.
Mahym fit un signe à l’homme de se retirer. Celui-ci s’exécuta, puis le démon désigna le plateau.
_ Tu dois avoir faim. Sers-toi. Je sais que tu en meures d’envie. Oh ! Je suis navré pour cet accoutrement mais je n’avais pas de vêtement à ta taille. J’en ai commandé pas plus tard qu’hier. Ils n’arriveront dans la soirée, alors en attendant reprends des forces. Tu vas en avoir besoin. Conclue-t-il avec un éclat malicieux dans le regard.

L’adolescente avait une faim de loup mais ce qu’elle désirait le plus, c’était de tuer ce démon. Elle se jeta donc sur lui avec haine, agrippa sa robe de chambre et s’apprêta, le point levé, à le frapper jusqu’à ce que les battements de son cœur cesses.
Mahym s’amusait de la scène et ne riposta pas. Il se contenta uniquement de soupirer.
_ Je constate que ce bon vieux docteur ne t’as pas appris les bonnes manières. C’est un monde ça.
Amalia jeta son point vers l’homme qui le stoppa sans problème avec sa main disponible, puis il la tira vers lui d’un geste et appuya légèrement l’extrémité de la pipe sur sa nuque.
L’adolescente perdit connaissance une nouvelle fois, s’écroulant sur le démon qui expirait de la fumée noirâtre de ses poumons. Il entreprit finalement de lui caresser les cheveux tout en lui murmurant à l’oreille.
_ J’ai la nette impression que le moment est venu pour moi de payer ma dette. N’est-ce pas, Amalia ?

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MessageSujet: Re: Mon Histoire ( par Amy Wicardomma )    Mer 12 Déc 2012 - 19:24

La demeure représentait à elle seule, la personnalité de son propriétaire : grande, spacieuse, aux chambres somptueuses et au riche mobilier où l’on devinait une subtile attirance de Mahym pour le luxe.

Amalia se réveilla une nouvelle fois, mais cette fois–ci, l’esprit complètement embrumée de vagues souvenirs imprécis. Elle ne se rappelait plus, n’y où elle se trouvait, n’y les évènements passés de ces trois dernières années.
Elle constata finalement qu’elle se trouvait dans une pièce où les meubles avaient une plus petite taille que d’habitude et qu’une chemise trop grande pour elle l’habillait. Elle fit un simple tour des lieux ; observant chaque meuble en se disant que c’était la première fois qu’elle en voyait de taille aussi petite.
La jeune fille examina finalement la porte avec curiosité et remarqua que de la nourriture se dressait, alléchant, sur un des meubles. Méfiante, elle entreprit d’en gouter une bouchée mais il ne se passa pas plus de dix minutes lorsqu’elle se rendit compte que le plateau brillant était déjà vide.

N’ayant plus d’appétit, c’est avec maladresse qu’Amalia s’empara de la poignée, ouvrit la fameuse porte, qui donnait sur un escalier descendant et poussiéreux. De la lumière qui émanait d’en bas attira son attention.
La jeune fille s’accrocha à la rampe en tremblant et descendit prudemment les marches jusqu’au dernier palier. Elle arriva dans un large couloir à la décoration luxuriante et en vérifia ses deux extrémités. Face à elle se trouvait une nouvelle porte restée entrouverte, d’où s’échappait une délicieuse odeur de nourriture.
Amalia s’avança donc discrètement et rentra dans une cuisine où des domestiques s’acharnaient activement sur le repas qu’ils étaient en train de préparer, tous - ou presque - étaient des humains. C’est alors qu’une jeune servante rousse aux cheveux courts et au regard à la fois interrogateur et un peu inquiet, la remarqua et vint à sa rencontre en tenant un énorme pichet vide dans les mains.
_ Euh, non mademoiselle ! Il ne faut pas venir ici, sinon le Maitre va s’énerver. S’exclama-t-elle. Ses paroles ayant attirés l’attention, Amalia ne bougea pas déconcertée par toutes ces personnes qui la dévisageaient curieusement.
_ Médina ! Cria une vieille dame à l’autre bout de la cuisine. Nous ne devons pas parler avec les invités, ordre du maitre. Remets-toi au travail ! Je me charge de reconduire mademoiselle dans sa chambre !
A ces mots, tous les domestiques se remirent au travail dans un bourdonnement grave.
_ Bien Mme Pomtury ! Réplica la jeune femme à travers le vacarme.
Elle voulut emprunter la porte menant au couloir mais son pied glissa. En une fraction de seconde et avant de se rendre bien compte de ce qui s’était déroulé, Amalia se retrouva avec, dans une main, le pichet qui n’avait pas renversé une goutte de son contenue sur le sol et de l’autre, la jeune servante qui était tout aussi plongé dans une totale incompréhension.

La jeune femme se releva d’un bond et reprit le vase des mains de sa « sauveuse » complètement désorientée, lança un discrets « merci » en s’inclinant à demi et partit presque en se retenant presque de courir.
Le vacarme de la pièce fut remplacé par un silence total où l’on arrivait à distinguer quelques chuchotements de la part de certains employés. Mme Pomtury, la gouvernante, ordonna à tout le monde de vaquer à leurs occupations, puis s’approcha de la jeune fille qui, prit de panique, reprit la porte de la cuisine, remonta les escaliers pour finir effrayée dans la chambre.
Elle se réfugia dans le lit, la femme à ses trousses entra, souleva les draps et la découvrit en lui affirmant qu’elle devait s’habiller sans plus tarder et qu’elle était attendu par ‘’le Maitre’’. La vieille femme lui empoigna ensuite le poignet, la tira hors du lit et la conduisit vers une étroite salle de bain à la tuyauterie argentée, aux murs carrelés bleu sombres et où une étroite fenêtre été obstruée par une gigantesque masse de feuilles et de branchages.
Amalia se libéra de la faible étreinte de la gouvernante, tenta de sortir de la pièce mais en passant la porte, elle percuta de plein fouet le fameux « Maitre » des lieux.

Alors qu’elle s’apprêtait à tomber lourdement sur le plancher, le démon la rattrapa in extremis. Mme Pomtury blêmit et s’excusa incessamment jusqu’à ce qu’on lui ordonne de se taire. L’adolescente leva les yeux et reconnue l’homme qui lui avait parlé dans son bureau, elle ne se souvenait cependant pas de la date, mais elle se rappelait très précisément de lui, c’était en fait la dernière chose dont elle se souvenait.
Lui.

_ Pomtury ! Pourquoi est-ce que je retrouve mon invité dans cet accoutrement, à cette heure et dans ce couloir ? Mahym en faisant une moue qui défigura son visage le rendant presque terrifiant.
La gouvernante déglutit, baissa la tête mais resta silencieuse, le démon leva la main et prononça froidement mais en souriant :
_ Mme Pomtury, vous êtes virée.
Flairant instinctivement le danger, Amalia se mit entre la veille femme et la main du démon qui ne se situait plus qu’à quelques millimètres de sa poitrine, le silence s’installa et le temps sembla se figer. Aucun d’entre eux ne bougeait attendant la suite des évènements et c’est le maitre des lieux qui brisa le silence.
_ Tu ne veux pas que je la tue, c’est exact ? Mais regarde là, elle n’est même plus capable d’exécuter un ordre, je ne veux pas d’incapable à mon service. La vie est ainsi faite. Continua-t-il avec une once de colère dans la voix. Alors, écartes-toi de mon chemin.

Amalia ne comprenait pas trop ce qui se passait mais elle ne bougea pas, ne voulant pas inconsciemment que cette pauvre femme finisse en martyre. Tous les deux soutenaient leur regard, le démon se noya dans les yeux de la jeune fille qui reflétaient à travers l’éclat bleuté de la mer d’Aurora*, toute la volonté et la sagesse du monde. Il se mit soudain à sourire et ne se rendit même pas compte qu’il retirait doucement sa main. La veille femme profita de l’occasion pour filer sans attirer l’attention et disparut dans l’escalier au bord des larmes.
Les deux individus se fixèrent longuement jusqu’au moment où Mahym recula d’un pas et reprit nerveusement la parole.
_ Soit, je me plierais à cette exigence mais...
Un rictus vint brusquement déformer la commissure de ses lèvres, puis il reprit avec le plus grand calme.
_...mais il faudra dorénavant que tu te plis aux miennes.
Sur ses mots, il tourna les talons et se dirigea vers l’escalier en ajoutant avant de disparaitre :
_ Tes affaires sont arrivées, rejoins moi quand tu seras prête. Médina s’occupera de toi pendant ton séjour ici.
_ Oui monsieur. Lança la jeune rouquine apparut subitement dans l’ombre du couloir.
Elle s’approcha d’Amalia surprise de sa soudaine venue et lui indiqua la salle de bain en souriant.
_ Après vous mademoiselle !



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MessageSujet: Re: Mon Histoire ( par Amy Wicardomma )    Mer 6 Fév 2013 - 17:40


***


Debout.

Le sang et les larmes n’arrêtaient pas de couler.

Les semaines et les mois passèrent à une impressionnante vitesse mais pour Amalia chacune des heures passées dans la demeure de son hôte paressaient interminables. La jeune femme subissait un entrainement rigoureux et semblable à ceux des démons de classes supérieurs et le pire dans toute cette histoire, s’était qu’elle n’avait pas la possibilité de se demander pourquoi elle le faisait. En réalité, elle n’avait même pas l’occasion de se le demander tellement les entraînements et les exercices quotidiens se succédaient sans cesse avec toujours plus d’intensité.

Relèves toi.

Peu après son arrivée, Mahym s’était lui-même désigné comme son instructeur à plein temps, ne laissant aucun répits à son élève au point de la laisser à l’agonie aussi souvent que possible et ceux par tous les temps. En effet le terrain d’entrainement se situait dans une cour extérieur spacieuse cloisonnés par des murets en pierres sculptées dont le sol était tapisser de dalles asymétriques et glissantes comme si elle avait été polies pendant des heures une par une.

Encore, dépêches toi.

La chaleur était insupportable et l’on ne percevait pas la moindre petite brise sur la terre démoniaque où, malgré l’obscurité du ciel, on pouvait ne distinguer que très rarement les rayons lumineux du soleil. Quand ce phénomène se produisait la température avait tendance à augmenter légèrement. Bien sûr, pour les créatures vivant dans cette atmosphère toute leur vie un ou deux degré de plus ne faisait pas la différence contrairement aux humains. La jeune élève aurait donnée n’importe quoi pour une gorgée d’eau fraiche mais le démon en décida autrement.

_ Tu as soif n’est-ce pas ? C’est vrai que l’air est assez sec et chaud en cette période de l’année.

Assit à une table d’extérieur, le démon vêtu d’un simple peignoir et de pantoufles, scruta sa jeune élève avec un léger sourire. Il porta ensuite à ses lèvres une tasse de thé froid - d’après lui très rafraîchissante - préalablement apportée par un de ses domestiques.
Amalia était étendu sur le sol, couverte d’hématomes avec une tenue – qui était au départ un simple haut et un pantalon en toile - en lambeaux, peina à se relever à cause de ses membres endolories. Elle y parvenue tout de même avec difficulté au bout de plusieurs minutes.

_ Regardes toi. Lança Mahym un air de dégoût dans la voix. Tu es pitoyable ma pauvre petite. Comment veux-tu que je fasse de toi un grand combattant, alors que tu n’es même pas capable de réussir ce tout petit exercice de rien du tout ? Son regard devint alors froid et impitoyable. Tu tiens vraiment à ce que je m’énerve. C’est ça ?  

Le corps de la jeune femme se mit à trembler dès lors où elle se souvenu de la dernière fois où le démon s’était mis dans une colère noire ; le châtiment en était que plus cruel et elle tenta d’oublier ces pensées de son esprit mais les images revenaient sans cesse la hanté, même quand elle ne se trouvait pas face à lui.
La torture qu’il lui avait infligée consistait à lui faire revire ces moments de douleur et d’incompréhension qu’elle avait ressentis ses dernières années et ce même lors de ses « entraînements quotidiens» comme il adorait les appeler.

Il soupira, se demandant comment il pourrait l’endurcir comme il le souhaiterait. Comment faire surgir son réel potentiel. Puis il lui vint tout à coup une idée qui se refléta sur son visage. Il se leva d’un bond de sa chaise, l’air ravit.
_ Je viens d’avoir une idée de génie ! Tiens-toi prête, le temps de faire passer quelques messages et nous partons demain ! Puis il se mit à rire en rentrant dans sa demeure, un rire sardonique, qui ne présageait rien de bon quant à la suite des prochains évènements.


Dernière édition par Amy Wicardomma le Dim 1 Déc 2013 - 19:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mon Histoire ( par Amy Wicardomma )    Mar 12 Fév 2013 - 22:09

Chapitre 5  
Almega la magnifique





_ Sommes-nous bientôt arrivés ? Demanda Amalia timidement.
L’homme assit face à elle fit une grimace contrariée. Il lisait un livre, habillé d’un haut-de-forme en velours noir qui lui donnait de l’allure et assortit à une canne légèrement vacillante reposée contre la banquette de leur voiture.
_ Je ne pense pas t’avoir autorisé à parler, il me semble. Dit-il d’une avec froideur, puis il poursuivit immédiatement d’un ton guilleret et enfantin en tournant les pages de son livre. Et puis cela gâcherait la surprise. N’est-ce pas ?

La jeune fille déglutit. Le terme « surprise » lui fit comprendre qu’il ne fallait pas prendre le terme au pied de la lettre.

_ En parlant de « surprise » justement. Continua-t-il, et cette fois-ci, avec le plus grand sérieux. Je ne voudrais pas que les gens de la populace apprennent que la responsable de la pagaille au palais m’accompagne. Les rumeurs vont et viennent très vite dans les parages et les hauts seigneurs n’en veulent pas justement. Ton nom n’est pas d’ici et je ne veux prendre aucun risque inutile. Je pensais que Luktar avait pris les choses en main pour faire taire cette affaire, mais il semblerait qu’il ait décidé de me mettre des bâtons dans les roues. Six mois se sont écoulés et les nouvelles ne parlent encore que de ça. Je compte donc sur toi pour te trouver un nouveau nom.
_ Mais comment je pourrais me trouver un autre nom ? Je n’en ai pas d’autre et-
Il leva les yeux de son livre et fixa la jeune femme de manière terrifiante qui la fit immédiatement se ravaler ses paroles.

"Monsieur, pardonnez-moi, mais vous êtes arrivés !" S’exclama une petite voix provenant de l’extérieur.

La calèche s’arrêta quelques instants plus tard et ils sortirent ; Mahym le premier. Il posa son livre sur la banquette, prit sa canne et descendit de la voiture en tenant dans sa main un mouchoir en tissu fin qui dissimulait la moitié de son visage.
Amalia le suivit et fut immédiatement prise de nausée : une forte odeur nauséabonde remplissait l’air ; un subtil mélange de rouille, de terre et de suie le tout mixée dans une épaisse fumée noirâtre sortant de gigantesques cavités, creusées à même le sol et formant un énorme cratère. Les routes étaient couvertes de rails. Des chariots, remplis de pierres et de gravas, descendaient sur une larges route plaquée contre une paroi rocheuse et créant un passage en forme de spirale, s’enfonçant jusqu’aux entrailles noircies de la Terre.

_ Bienvenue à Almega ! La mine d’extraction la plus importante du pays ! Déclara-t-il fièrement à travers son mouchoir. Suis moi, je vais te faire visiter !

Il se déplaçait avec élégance, prenant plaisir à faire résonner sa canne sur des rails rongés par la rouille. Un homme vint alors à leur rencontre : une montagne de muscles aux traits à la fois durcis et fatigués, recouvert de suie et de ce qui semblait être un mélange d’huile et de crasse. On pouvait également distinguer, accroché dans son dos, une pioche et un énorme marteau dont la taille correspondait à sa corpulence plus qu’imposante. Il inclina la tête et les salua.
_ Seigneur, votre présence ici est un honneur et-
_ -Passons les formalités inutiles voulez-vous Forgus ? Je vous ai apporté des bras supplémentaires.
Le minier dévisagea Amalia du coin de l’œil puis éclata de rire.
_ Je doute que des bras comme ça puissent suivre la cadence, moi, je lui donne une demie journée et encore ! Elle va y laisser des plumes avant de clamser la pti’te ! Haha !
_ Et si nous parions, l’interrompit Mahym jovial. Je vous parie qu’elle tiendra six mois à compter d’aujourd’hui.
L’homme cessa de rire, se racla la gorge et s’exclama :
_ Marcher conclue seigneur…mais votre pari est perdu d’avance, vous savez ?
C’est finalement le démon qui éclata de rire à travers son mouchoir.
_ N’en soyez pas si sûr, cette petite va vous réserver quelques surprises.
_ Nous verrons.


Le prénommé Forgus s’approcha de la jeune femme et avec sa voix roque lui demanda :
_Nous descendons immédiatement. Comment t’appelles-tu ?
Amalia s’apprêta à lui répondre quand elle se souvint des paroles de son professeur attitré :
«  Je compte donc sur toi pour te trouver un nouveau nom. »
L’homme s’impatienta.
_Alors ton nom, ça vient ?

Elle réfléchit, mais rien ne lui vint. C’est alors qu’une voix résonna dans sa tête. Une voix d’enfant, un peu moqueuse et taquine, mais surtout rassurante qui lui murmurait une phrase, un mot. Un mot qui la définissait, un mot fait pour elle, rien que pour elle.
_ Je m’appelle Amy la poul….euh…Amy monsieur, juste Amy.
La jeune femme jeta un regard vers Mahym mais celui-ci tourna les talons et s’exclama :
_ Je reviendrai te chercher dans six mois, taches de rester en vie jusque-là !
Puis il s’éloigna pour finalement disparaitre au loin dans l’épaisse fumée de la mine, laissant la jeune femme seule.
_ Soit ! Et bien « Amy », on ne va pas trainer ici. Lança Forgus. Suis-moi !


Dernière édition par Amy Wicardomma le Ven 22 Juil 2016 - 12:52, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Mon Histoire ( par Amy Wicardomma )    Sam 16 Fév 2013 - 10:53

***

Dans un fiacre roulant au large d’un fleuve, Mahym continuait de lire son livre. Il jeta soudain un vite regard par la fenêtre puis demanda au coché de s’arrêter.
Un homme les attendait sur le bord de la route, vêtu d’une grande cape noir au visage entièrement dissimulé sous un masque en argent fin. Il rentra dans la voiture et s’assit en face du démon qui n’avait pas interrompu sa lecture, puis la calèche reprit sa route comme si rien ne s’était passé.
L’homme masqué observa du coin de l’œil la cabine avant de briser le silence qui s’était installé depuis plusieurs minutes.
_ Nous étions sensés nous voir ici, où est-elle ?
_ Il y a eu quelques petits changements de dernières minutes. Elle n’est pas prête à l’heure actuelle. J’ai donc pris la liberté de l’envoyer à Almega.
_ Là-bas ? Tu n’es pas sérieux ? S’offusqua-t-il. Elle y restera à coup sûr, cette mine est un véritable enfer et encore plus dangereuse pour un simple humain.
_ Elle y restera…ou elle en sortira plus forte. Ce n’est pas ce que vous désiriez ? Qui plus est, cette petite n’est plus une « simple humaine » désormais, à moins bien sûr qu’elle ne l’ait jamais été. Défia sournoisement Mahym en levant les yeux de son livre.

L’homme masqué ne réagit pas à la provocation et resta silencieux, cependant la tension entre les deux hommes était désormais palpable.
_ Qu’est ce qui me fait croire qu’elle n’est pas déjà morte. Reprit l’homme gravement. Mentir à ton entourage est un passe-temps chez toi Mahym. Tu es passé maitre dans l’art de tromper ton monde. Qu’est ce qui me fait croire d’ailleurs que c’est bien le véritable toi qui se tient devant moi ?
_ Je ne gaspille pas ma magie pour des broutilles et encore moins pour vous parler. Ricana-t-il. Ce serait du gâchis de ne pas m’adressez à vous en personne mais si vous tenez à avoir une preuve qu’elle est toujours envie, jetez un coup d’œil à ces documents.

L’homme au masque remarqua qu’un épais livret en cuir légèrement rongé par le temps était posé sur la banquette à côté de lui, il le prit et se mit à le feuilleter.
_ C’est le compte rendu du docteur Kromux, il a absolument tout noté dans ce carnet et dans les moindres détails. Poursuivit Mahym. Je l’ai trouvé dans son laboratoire…ou plutôt devrais-je dire le mien. Ce carnet est le récit de ces deux années passez dans la tour et j’ai également pris la liberté d’y ajouter mes propres notes de ses dernier mois, cela va bientôt faire quatre ans maintenant…
_ T’es-tu occupé de lui comme je te l’avais demandé ?
_ Ça n’a pas été bien difficile à vrai dire. Cet imbécile a eu la folie des grandeurs et a eu la brillante idée d’attenter à notre roi. Le tuer et lui mettre toute cette histoire sur le dos n’a pas été très difficile au bout du compte mais j’y ai quand même laissé quelques plumes au passage. Dit-il en effleurant sa gorge des doigts.

Un long silence s’en suivit. Son interlocuteur baissa légèrement la tête et serra les points, froissant en même temps les pages reliées du document qu’il tenait entre ses mains.
_ Comment est-elle ? Demanda-t-il finalement.
_ Ah… . Réfléchit Mahym avec une étrange lueur dans le regard. Et bien…je pense qu’elle deviendra encore plus belle que sa mère. Une vraie beauté et aussi bien le corps, que l’esprit. Elle lui ressemble en tout point et…je dois admettre que c’est d’ailleurs assez déroutant.
Il fit une légère pause avant de reprendre comme s’il cherchait ses mots.
_ Pour ce qui est du caractère en revanche, je dirais qu’elle tiendrait plus de vous.
L’homme ordonna au coché de s’arrêter et sortit vivement de la voiture, puis s’en se retourner il annonça :
_ Un navire partira dans six mois au port de Galfimar, « Le Sea’skiller ». Veille à ce qu’elle embarque sans attirer l’attention. Je constaterai alors de mes propres yeux si ce que tu me dis est vrai.
_ Entendu. À dans six mois donc. Lança Mahym avec un fin sourire naissant au coin de ses lèvres.
La porte se referma, puis le fiacre se remit en marche dans un crissement macabre.

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MessageSujet: Re: Mon Histoire ( par Amy Wicardomma )    Lun 18 Fév 2013 - 14:14

***

_ Tiens, mets ça. Sinon tu ne vas pas tenir plus d’une minute.

Forgus tendit à Amy un masque à l’apparence douteuse dont les extrémités étaient jointes pas deux morceaux de tissus abimés.
_ Si tu ne mets pas ce masque sur toi, tu respireras des vapeurs toxiques. C’est que cet endroit, ce n’est pas un camp de vacance pour minettes alors tu vas faire ce que je dis sans broncher. C’est compris ?
La jeune femme hocha la tête sans un mot et mit immédiatement son masque sur le visage quand l’homme s’esclaffa :
_ Ah ! Ah ! Je crois qu’on va bien s’entendre. Allez suis moi, on descend directement, c’est que six mois ça passe très vite et il ne faudrait pas que ton maitre te retrouve dans le même état qu’il t’a laissé, hein ?
Amy ne répliqua pas, son masque était un peu trop grand pour elle et avait une odeur particulièrement répugnante mais elle ne se risqua pas oser le montrer. Son interlocuteur était beaucoup fort et elle ne voulait pas essayer d’imaginer ce qui se passerait s’il n’était pas satisfait de son comportement et de son travail.
_ On est partit.
Ils se dirigèrent tous les deux vers une entrée de la mine où la paroi était maintenue par d’énormes poutrelles en bois. Ils suivirent un large tunnel animé par des miniers aux aspects et aux races très différentes.
Pendant qu’ils marchaient, Forgus expliqua que la mine attirait bon nombres de chercheurs de trésors venant tenter leur chance et que la majeur partit des travailleur était des esclaves qui travaillent pour leur gouvernement et le roi mais la jeune femme avait le sentiment qu’il ne lui disait pas tout.

Ils arrivèrent à une installation en métal dont les poutres disposées à la verticales transperçaient le plafond et s’enfonçait dans les sous-sols. Un mécanisme étrange fait de rouages et de corde complétait le tout.
_ Voici le « sans efforceur » l’ascenseur, c’est une machine conçue pour nous faire descendre et remonter à la surface et ce, en actionnant un simple levier. Celui-ci est le plus gros de la mine. Il est capable de supporter cinq charriots pleins, soit trente personnes d’un coup. Enfin…je ne vais pas te faire un dessin. C’est un bel engin et en plus de ça, très fiable !
Ils montèrent avec deux wagons vides puis le monte-charge amorça sa descente dans les entrailles d’Almega.

Ils arrivèrent aux bouts de quelques minutes seulement. Le dénommé Forgus prit les devants, en montrant la route à suivre, dans le dédalle sans fin des souterrains.
L’intérieur de cette mine s’enfonçait profondément, la chaleur y était lourde, étouffante, l’air était humide et les tunnels étaient éclairés par des sphères luminescentes, étonnant de ce fait la jeune femme qui n’en avait jamais vu.
_ Ce sont des sphères magiques. Commença le minier comme s’il avait lue dans ses pensées. Elles sont chargées en magies et la concentration forte génère de la lumière mais il faut les changer régulièrement sinon on finirait par se donner des coups de pioches.
Il se mit à rire à pleine dents pendant qu’Amy imaginait la scène et sourit involontairement, il le remarqua et s’esclaffa de suite.
_ Ah enfin ! Ça fait plaisir de te voir sourire ! J’avais bien cru que tu t’étais fait attraper par une Kork ! Ha ! Ha !

Amy ne comprenait pas de quoi il parlait mais elle était heureuse de pouvoir sourire, c’était triste mais elle en avait perdue l’habitude.
_ Je paris que tu te demandes ce que sait une Kork, pas vrai ? Ce sont des sales bestioles qui vivent dans l’eau et qui t’aspire toute la chair et y compris l’âme à ce qui parait. On en croise jamais par ici mais on les appelle comme ça parce qu’on dit, qu’il y a longtemps, un mec est tombé sur une nappe phréatique en sous-sol et qu’il se serait fait entièrement bouffé lui et tout son unité…et ce mec s’appelait Kork. Tu saisis ?
Amy hocha la tête en espérant ne jamais tomber sur des créatures pareilles.
_ Depuis il y a eu des effondrements. Continua Forgus. On dit que l’entrée du passage a été obstrué depuis belle lurette, alors tu n’as pas à t’inquiéter. Mais il faudra que tu fasses attention…et évite de te perdre surtout. Retient bien le chemin qu’on prend, parce que je ne serai pas toujours là pour te guider. Tu vas travailler avec mon unité au vingtième niveau. Il faut que je t’ai quand même à l’œil. Annonça-t-il avec un air enjoué.
Amy observait les alentours et remarqua que les boyaux de la mine s’étendaient sur une gigantesque surface autour du puits principal ; de quoi vous donnez le tournis et l’envies de ne surtout pas s’égarer.


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MessageSujet: Re: Mon Histoire ( par Amy Wicardomma )    Mer 27 Fév 2013 - 1:45

***


_ Nous y voilà !

En effet, la voie qu’avait pris Forgus menait dans un cul de sac où des hommes travaillait d’arrache-pied sur les parois de la galerie et remplissaient d’imposants charriots de gravas. Les deux arrivants attirèrent leur attention et l’un d’entre eux s’avança pour venir les saluer. Il était de taille modeste, aux traits enjoués dissimulés sous un masque et un casque.
_ Ha bah ce n’est pas trop tôt ! On commençait à perdre patience nous autre ! Dit-il, la voix étouffé par le masque. Il remarqua alors Amy qui ne savait pas où se mettre, ni comment elle devait se conduire. Qu’est-ce que tu nous ramènes là, patron ?
Forgus prit un air surprit au premier abord, puis il essaya de prendre un ton sérieux.  
_ Les gars, votre attention s’il vous plait !
Chacun stoppa son travail en cour, posa sa pioche, sa pelle et toute l’attention se focalisa sur lui. Il se racla la gorge comme s’il allait commencer un discours solennel et s’empressa d’ajouter :
_ Camarades ! Je vous présente Amy. Elle travaillera avec nous durant plusieurs mois, aussi, comportez-vous de noble manière où vous le regretterez !
Des rires et des sourires en coin apparurent un peu partout chez les miniers et en particulier deux d’entre eux dans le fond du tunnel. Forgus le remarqua toute suite et s’empressa de le remarquer.
_ Mark, Trent, vous avez quelques choses à contredire ?
L’un des deux compères s’avança, pas plus âgé qu'elle, pour répondre de manière désinvolte.
_ C’est que monsieur, bah ! C’est une femme et…euh…elle ne sera pas capable de tenir la cadence…et surtout avec nous.

Amy n’appréciait pas la manière dont parlait ce jeune homme, inconsciemment elle se sentit offensée et fronça de ce fait les sourcils.
_ N’écoute pas ce qu’il dit va ! Rassurait Forgus. Je compte sur toi pour faire de ton mieux hm ? Quand à toi Trent je te retiens ! Termina-t-il fermement.
L’homme se contenta de retourner auprès de son camarade en haussant les épaules sous le regard menaçant de son supérieur. Les autres membres de la mine reprirent leurs activités et l’on pouvait de nouveau entendre les fracas métalliques des pioches conte la roche dure.

Le chef sortit en souriant une pioche et un casque du wagon à proximité de lui, qui correspondaient approximativement à la taille de la jeune femme, avant de les lui donner.
_ Vas-y, défoule toi autant que tu peux. De toute façon, il faut qu’on creuse cette fichue galerie au maximum pendant la journée.
Des rires résonnèrent à nouveau entre deux éclats de métal et le chef se retourna vivement.
_ Vous n’avez pas encore finit de divaguer vous deux, au travail et que ça creuse !
Il se retourna alors vers Amy et sourit à pleine dents malgré le masque qui camouflait la partie inférieure de son visage.
_ T’occupe pas d’eux. Ils sont plutôt sympas quand on les connait bien, même s’ils ont l’air un peu idiot.

La jeune femme lui rendit son sourire, puis Forgus lui indiqua un endroit où commencer à piocher. Elle prit l’instrument - qui était d’ailleurs assez lourd - et se tourna vers la paroi. Elle leva la pioche et porta le premier coup en y mettant de l’acharnement afin de ne pas décevoir le chef et craindre des représailles sévères.
Elle préféra donc jouer la sécurité et frappa de toutes ses forces sur la roche qui se fissura rapidement pour finalement s’écrouler, créant un trou aux dimensions pharaoniques dans le mur. Tout le monde se tourna alors vers elle et les murmurent fusèrent de toutes parts, la jeune femme se demanda si elle n’avait finalement pas fait une bêtise et s’attendit au pire, quand le chef s’approcha de la scène dérouté et en se tenant la tête.
_ Eh ben, c’est la première fois de ma vie que je vois une chose pareille. Il se tourna alors vers ses compagnons en plaisantant. Prenez en de la graine vous autre ! C’est comme ça qu’il faut travailler ici ! Vous êtes des hommes oui ou non ?
Un « oui chef » général résonna dans la galerie et les miniers se remirent au travail avec un curieux et soudain entrain.

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MessageSujet: Re: Mon Histoire ( par Amy Wicardomma )    Jeu 28 Fév 2013 - 16:09

***

Chacun était en sueur. La température avait grimpé en flèche depuis quelques temps et chaque coup de pioche finissait par devenir un supplice. Amy continuait de frapper la roche et haletait à travers son masque, la tentation de l’enlever afin de s’aérer le visage ne serait-ce que quelques seconde était forte, trop forte.

Une cloche retentit soudain et se propagea en écho dans toutes les galeries de la mine. Toutes les têtes se levèrent et on discernait un peu partout des soupirs de soulagement. C’est alors que le chef Forgus hurla un « Pause déjeuné ! » monumental qui couvrit le tintement toujours incessant de l’alarme.
_ Les gars, pause déjeuné ! On remonte !
Tous se mirent en direction de la sortit de la galerie, avec le chef en tête, là où se situait le monte-charge. Amy se mêla dans la foule, les miniers était nombreux et elle ne distinguait pas l’ascenseur à travers le rassemblement.
Quelques minutes passèrent puis ce fut le tour de l’unité vingt de remonter.

En amorçant leur ascension, la jeune femme constata le nombre impressionnant de personnes, qui affluait toujours plus nombreux des boyaux vers le puits principal. Les miniers étaient de races complétement différentes dont quelques démons faisaient partit.
Amy se tourna alors vers le chef d’unité mais il se trouvait trop loin d’elle et espérer communiquer avec lui s’avéra impossible. Elle se contenta donc de garder ses questions dans un coin de sa tête, en attendant un moment plus opportun pour les lui poser.

Ils finirent par sortir de la mine et l’air chaud du monde démoniaque paraissait glacial comparé à la fournaise en profondeur. Ils se dirigèrent finalement vers des grandes tentes en toile froissées et apparemment chaque unité avait la sienne attitrée.
_ Nous voici enfin au bercail ! S’exclama un minier à un autre. On va enfin pourvoir manger !
_ Parle pour toi, moi tout ce que je veux maintenant, c’est dormir.
Forgus vérifia avant l’entrée dans la tente que personne ne manquait à l’appel et se tourna vers Amy avant de retirer son masque.
_ Voici nos quartiers pendant les pauses, désolé mais on fait dans le mixte ici. Je demanderais aux gars de se comporter convenablement. Enfin, je dis ça mais ce n’est pas tous les jours qu’on accueille des individus du sexe opposée ici. Si tu vois ce que je veux dire. Il fit un clin d’œil et se mit à ricaner. T’inquiète pas je les ai à l’œil ! Conclut-il en essayant de paraitre sérieux, ce qui ne marcha pas vraiment.
Amy sourit mais n’était bizarrement pas très rassurée.
_ Au fait, reprit-il, tu ne peux enlever ton masque qu’une fois dans la tente, je ne veux pas d’accident, compris ? Il se tourna alors vers le campement. Bien, tout le monde est là et si on allait se remplir la panse ! J’ai une de ces faims moi. Lança-t-il en se tapotant le ventre. Viens, je vais d’abord te montrer ta couchette.

Ils passèrent les pans de tissus faisant office d’entrée. Des lits et des malles étaient disposés sur plusieurs colonnes adossés à la toile de tente. De cette manière, chacun avait son espace (assez restreint) privée en quelques sortes. Forgus, conduit la jeune femme jusqu’à son lit, qui se trouvait dans la deuxième rangée du fond.
_ Tu vas pioncer ici. Nous n’avons qu’une pause d’une heure par jour et par nuit. Ce qui nous fait que deux petite heures pour récupérer. Je te conseil donc de profitée au maximum de ces instants de repos... ici très précieux.
Amy observa le lit intriguée, ayant remarqué que son nouveau mentor n’avait pas l’air de penser à mal la concernant et elle se risqua donc à poser une question.
_ A qui était ce lit ? Demanda-t-elle timidement.
La phrase était assez étouffée puisqu’elle n’avait toujours pas retiré le masque mais était suffisamment audible pour être comprise. Forgus fit des yeux ronds grands comme des soucoupes, la jeune femme fit un pas en arrière et ferma les yeux par nervosité espérant se faire réprimender mais il ne se passa rien.
_ Alors là je ne m’attendais pas à une question pareille ! S’exclama-t-il finalement. C’est bien la première fois qu’on me demande qui était le prédécesseur d’un lit. Mais pourquoi veux-tu le savoir ?
Amy n’en revenait pas car non seulement le Chef ne l’avait pas frappé mais il répondait en plus à sa question, alors que le démon Mahym ne lui aurait pas laissé terminer sa phrase. Elle répondit craintivement et assez rapidement sans trop savoir de quelle manière elle devait parler.
_ Je…je me demandais simplement…enfin je pensais que…euh je pouvais savoir...je…
Forgus sourit compatissant.
_ Ben oui tu as le droit de savoir. Faut pas hésiter à demander quand on ne connait pas. Tient ça me rappelle le credo de ma femme. Les rires fusèrent dans la tente, le chef leva les yeux au ciel et reprit. Ton prédécesseur s’appelait Hargamoth et il détestait quand on l’appelait Harg, pas vrai les gars ?
Certains hommes acquiescèrent en souriant.
_ Ça c’est vrai d’ailleurs on le charriait avec ça, il en avait horreur de ce surnom…
Chacun stoppa de rire et affichait une mine blafarde même Forgus avait cessé ses ricanements et affichait un air triste.
_ Ouai, c’était un bon ami et très râleur en plus ! On se marrait avec lui mais il y a un moi de ça…

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MessageSujet: Re: Mon Histoire ( par Amy Wicardomma )    Mer 27 Mar 2013 - 18:33

***

…L’unité 20 se situait dans le secteur des bas-fonds, le lieu le moins alimenté et donc le plus dangereux secteur de la mine et les mineurs entamaient leur huitième jour à creuser la galerie souterraine, censée rejoindre l’autre bout d’un canal secondaire. Les hommes, dirigé par Forgus, avaient dès lors traversé trois cents cinquante mètres de galerie et n’en voyait toujours pas le bout.
Un petit homme dégarnit et au regard de fouine, semblait se casser la santé à soulever des énormes sacs de gravas et à les transporter d’un bout à l’autre du tunnel. Il lâcha brusquement ce qui encombrait ses mains trapus et se dirigeait vers le chef de section en bougonnant.
_ Rappelez-moi pourquoi on doit creuser dans cette fournaise ? J’en ai plus que marre de travailler pour rien ! D’ailleurs ce n’est pas du travail, c’est de l’esclavage !
Quelques grognements résonnèrent, entrecoupées de plusieurs soupires épuisés. Le Chef se contenta de répondre sans arrêter son travail.
_ Ce sont les ordres Harg et on y peut rien. Alors cesse de geindre et contente toi de faire ce qu’on t’a demandé.
_Mais tu vois bien que même toi tu n’en peux plus Forgus. On creuse, on creuse et tout ça pourquoi je vous le demande ? Pour qu’on se tue au travail oui ! Et ne m’appelle pas Harg ! S’exclama-t-il rageusement.
_ On le fait parce qu’on n’a pas le choix. Tu crois que c’est facile de choisir de vivre dans cette mine en espérant un jour en sortir ou d’accepter un sort pire que la mort ? On a tous fais un choix, toi aussi et on est tous ici désormais.
_ Y’en a marre de bosser dans ses conditions, non mais regardez-vous, de vrai loques sur pattes !
Chacun riait tristement en pensant à l’extérieur qu’il ne reverrait sans doute jamais. Forgus cessa finalement son activité et regarda autour de lui : ses camarades étaient complètement épuisés. Un silence s’en suivit jusqu’à ce qu’il déclare d’un ton décidé :
_ Ok les garçons, ont fait une pause !
« Hein ??? »
Les autres ne comprenaient pas, ils n’étaient pas censés s’arrêter. L’attitude de leur chef d’équipe ne lui ressemblait guère et ils ne comprirent pas d’avantage quand celui-ci lâcha sa pioche et la laissa tomber lourdement sur le sol. Les autres miniers se regardèrent, firent de même avec le même air décidé et Hargamoth afficha un sourire avant d’ajouter :
_ On en a tous bien besoin, il manquerait plus que de Siryplis et se serait comme à la maison !
Tous se mirent à rire. Des rires heureux que l’on exhibe entre amis et en famille.
Des rires qui seront malheureusement de courte durée.

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MessageSujet: Re: Mon Histoire ( par Amy Wicardomma )    Lun 1 Avr 2013 - 17:30

_ Ah j’ai gardé ma bouteille la haut va falloir attendre la prochaine pause ! Commenta Jery un membre de l’équipe minière de Forgus.
Jery était un jeune homme habituellement calme, qui avait la particularité de se taire quand il n’avait rien à dire. D’après ses compagnons, cette façon de se comporter était une manière d’aristocrate ou plus généralement de personne venant de familles bourgeoises. Mais on avait beau lui demander d’où il était originaire, il se contentait seulement de hausser les épaules nonchalamment et de répondre que ça ne regardait personne.
Cette fois-là encore il n’avait pas grand-chose à ajouter mais étant habituer à venir à l’essentiel dans ses conversations ont ne lui en voulait pas plus que ça.
_ Moi on m’a confisqué la mienne en arrivant. Lança Mark comme s’il parlait tous seul.
_Tu n’as qu’à demander à Griko de te la rendre ! Lui répondit Hargamoth en pouffant.

***

Amy réfléchit quelques instants et s’interrogea.
_ Qui est Griko ?
Forgus lui expliqua que Griko est un surnom que les miniers donnaient au gérant d’Almega.
_ En vérité il se nomme Juyem Darvik. Continua le Chef. C’est un homme de grande taille et svelte à l’air aigri, toujours accompagné par ses deux gardes attitrés : Skul, un colosse en armure qui fait deux fois sa taille et un renifleur au pelage noir ébène. Cette bestiole à un regard qui vous glace le sang et si tu le croises évite de le regardé fixement, ça porte la poisse ici. Cet homme est méprisable et ne pense qu’à l’argent. On le voit d’ailleurs souvent faire des rondes dans les tentes pour voir, par exemple, si Mark à arrêter le troc de boisson avec les mineurs du secteur Cinq. Déclara-t-il le regard se tournant vers le concerné.
Celui-ci détourna le visage en faisant semblant de ne pas avoir écouté et quelques rires fusèrent dans les rangs.
La jeune femme était assez impatiente de connaitre la suite et s’empressa de la demander.
Forgus afficha une mine blafarde et continua son récit.
_ Et bien après ce moment de détente improvisée, l’équipe avait un peu reprit d’enthousiasme et la fin de la galerie n’était plus qu’à une centaine de mètres devant nous. C’est alors qu’

***

Un bruit stridents et des secousses se sont fait ressentir dans les bas-fonds. La terre semblait se réveiller d’un long et paisible sommeil et se mit à gronder. L’unité vingt, d’abord désorientée, cessa son activité mais la terre tremblait de plus en plus fort. Désormais chaque secondes étaient comptées.
_ Qu’est-ce que c’est que ça ? Un tremblement de terre ?

Effectivement, la terre mugissait dans une répercussion roque, le plafond de la galerie semblait se distordre menaçant de s’effondrer sur eux à tout instant et l’on pouvait entendre le craquement des fondations en bois qui était sur le point de rompre.
Le chef ordonna alors à toute l’équipe de se diriger vers l’ascenseur sans plus tarder mais les éboulements commencèrent et dans la précipitation, plusieurs hommes se retrouvèrent bloqués sous les décombres.
Les miniers remontèrent les centaines de mètres de galerie qu’ils avaient pris soin de construire durant des semaines ; tout un travail réduit à néant en quelques minutes.
C’est à peine arrivé à la sortie du tunnel et en arrivant à l’ascenseur qu’Hargamoth s’immobilisa et se retourna, en affichant un air inquiet.
_ Vite !
_ Harg qu’est-ce que tu fais ! Tout va s’écrouler d’un moment à l’autre, il faut sortir ! Harg !
L’homme se saisit d’une lanterne qui se trouvait sur le sol et rebroussa chemin, laissant ses camarades inquiets derrière lui.
_HARG ! Qu’est-ce que tu fais ? Reviens !

Forgus s‘empressa de se mettre à sa poursuite mais Mark et Jery le retint en lui hurlant de le laisser partir et que le plus important était de faire sortir la majorité d’entre eux. C’est après une brève réflexion et surtout à contrecœur, que le chef de l’unité vingt déclara qu’il fallait regagner l’extérieur en ordonnant d’activer le monte-charge.
Les membres de l’équipe finirent par sortir in extremis avant que l’ascenseur ne cède sous le trop plein de personne réfugiées à l’intérieur mais d’après Trent, de nombreux hommes manquaient à l’appel.

Forgus, encore sous le choc de ce qui venait de se dérouler sous ses yeux, tacha tant bien que mal de garder un minimum de sang-froid.
_ Il faut retourner les chercher ! Finit-il par s’exclamer en se retournant vers l’entrée des souterrains. Il fût cependant retenu avec difficulté par Jery et quelques autres miniers.
_Lâchez moi bande d’imbécile ils ont besoin d’aide en bas, il faut y retourner ! S’exclama-t-il fou de rage et de tristesse.
_ Forgus l’entrée a été obstruée, ça ne sert plus à rien d’y aller !
_ La zone est encore instable, ce ne serait que du suicide de s’y rendre. Tu y laisserais ta peau !
_ Bon sang !
Le Chef finit par laisser tomber ses genoux lourdement à terre, laissant des larmes perler sur ses joues. Alors sous la colère, il arracha son masque et le jeta rageusement au sol avant de hurler de toutes ses forces vers l’obscurité du ciel.

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MessageSujet: Re: Mon Histoire ( par Amy Wicardomma )    Dim 7 Avr 2013 - 16:25

***

_ Nous avons réussis à gagner l’extérieur mais non sans mal et une fois la secousse terminée nous pensions pouvoir y retourner pour essayer de le tirer de là. Lui et tous ceux qui n’ont pas pu sortir à temps.
_ Le passage était hors d’atteinte. Continua Trent qui avait perdu sa nonchalance habituelle. Nous avons fini de reconstruire l’ascenseur deux semaines plus tard et nous avons tenté de descendre mais la partie profonde du boyau a été totalement obstruée par les éboulements et il a été totalement impossible de les retrouver.
Tous affichaient une mine abattue et la jeune femme n’avait jamais imaginé que cette perte les avait affectés à ce point et commença à s’en vouloir. C’est alors que Forgus souffla comme s’il s’était libéré d’un énorme poids et finit par ajouter :
_ Bon allez les gars ! On ne va pas se morfondre toute la journée, ce n’est pas ça qui ramènera cette tête de Nartz de tout manière. Il faut qu’on aille manger. Qui a faim ?

Plusieurs hommes se levèrent en se dirigeant vers l’entrée de la tente quand d’autre clamaient à vive voix leurs appétits. Le Chef se tourna vers Amy qui continuait d’afficher un regard triste et c’est sur un ton amical qu’il lui demanda de les accompagner ; elle acquiesçât en secouant légèrement la tête.
_ Allez, enlèves moi ce masque ! C’est que tu ne pourras rien manger si tu continues de le porter.
La jeune femme s’exécuta et sentit une bouffée d’air frai envahir ses poumons.
_Ah ! La sensation est agréable pas vrai ? Je crois que ça fait partit des rares choses que j’aime ici ; sentir l’air de l’extérieur te prendre et te refroidir les trips. Ça fait un bien fou non ? Dit-il avec un grand sourire.
Amy hocha la tête une nouvelle foi en lui rendant son sourire mais un minier se trouvant près de l’entrée s’exclama en chuchotant presque.
_ Bon sang Forgus ! Il arrive ! Griko arrive !

Soudain se fût la panique chez les travailleurs. Chacun se dépêchaient de ranger, de se levez, de camoufler certaines affaires « compromettantes » et Forgus se tourna vivement vers la jeune femme.
_ Il doit surement faire une inspection surprise. Amy cache toi ! Il ne sait pas que tu es ici et il ne doit pas le savoir ! Mark aides là à trouver une cachette ! Vite ! Quand à vous, tous en rang et que ça saute !
Chacun s’exécutait à une vitesse folle mais aucun d’entre eux ne se percutait. Chaque geste qu’ils réalisaient était réglé au millimètre dans ce ballet remplit de crainte. Les miniers savaient ce qu’il y avait à faire spontanément, comme s’ils avaient répété et vécus cette situation toute leur vie.

Alors que le jeune homme lui indiquait une malle à proximité de son lit où elle pourrait se réfugier, Amy se demanda si un jour elle aurait la chance d’arriver à faire comme eux, d’être aussi habile et précises dans ses mouvements. Elle se glissa à l’intérieur, Mark referma la malle et il ne lui restait plus qu’à attendre en silence.

Le gérant et directeur de la mine fit aussitôt son entrée dans le quartier générale de l’unité vingt et comme l’avait décrit Forgus, il était accompagné de ces deux valets aux expressions à la fois effrayantes et fermes.
Les miniers était postés en rangs d’oignons, immobiles devant leur lits respectifs, laissant une haie honorifique à Juyen Darvik qui, d’après le début d’un sourire narcissique déformant la commissure de ses lèvres, avait l’air d’apprécier cet effet d’autorité.

Il marcha donc à pas lent et déterminés devant chacun des travailleurs présents. La jeune femme retenait sa respiration craignant que son souffle ne trahisse sa présence. On ne distinguait désormais que le claquement des mocassins du directeur, les halètements de son renifleur et les incessantes percussions aiguës des pièces d’armure de son colosse, qui s’entrechoquaient sans cesse.

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MessageSujet: Re: Mon Histoire ( par Amy Wicardomma )    Ven 26 Avr 2013 - 15:23

_ Alors…voici donc nos meilleurs éléments au grand complet ! Ironisa Darvik en balayant certains lits vides du regard. Vous savez sans doute ce qui se déroule en ce moment, non ? Et bien je vais vous en faire part. Voyez-vous, mes chers amis, certaines rumeurs courent que cette unité aurait des tendances au non travail et donc à l’irrespect des lois de notre importante et magnifique Almega. Est-ce que quelqu’un aurait quelque chose à m’apprendre sur ce sujet ?
Un silence inquiétant prit place dans les rangs. Les travailleurs regardaient fixement droit devant eux sans faire le moindre geste et le directeur contempla ses hommes avec un inquiétant éclat dans les yeux.
_ Alors ? Personne ? Voilà qui est fâcheux…
Forgus s’avança d’un pas et c’est avec droiture et fierté qu’il s’exprima :
_Monsieur le directeur, je parle au nom de mon équipe. L’unité vingt ne se permettrait jamais d’enfreindre vos lois.
Griko se retourna et s’avança vers lui, fit quelques pas dans sa direction, agrippa Forgus par le col de son plastron et le tira jusqu’à la hauteur de son visage.
_ Ouvre bien tes écoutilles. Je ne tolérais aucun manquement aux règles dans l’enceinte de ma merveilleuse Almega. Est-ce bien clair ?
_ Très clair monsieur. Répondit le chef de l’unité vingt dans le plus grand calme et dans la plus grande fermeté.
_ Bien ! C’est tout ce que je désirais entendre ! Alors dans ce cas ! Conclu-t-il en relâchant l’homme qui se redressa comme un piquet. Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne continuation, messieurs ! Mais n’oubliez pas que je vous ai à l’œil.
Amy se sentit soulagée de savoir que cette inspection n’aurait pas durée très longtemps. Elle entendit les claquements de soulier de Griko s’éloigner pour ne finalement devenir qu’un léger bruit dans le lointain.

C’est alors quand reprenant sa route vers la sortie que le « renifleur » du directeur détecta une odeur inhabituelle et se mit à repasser devant chaque lit.
_ Qui a-t-il Narf ? lança Skul l’homme de main. Monsieur le directeur ! Narf à trouver quelques choses.
Le directeur, un pied en dehors de la tente fit rapidement demi-tour.
Amy toujours cachée à l’intérieur de la malle de Mark, essaya de se calmer ayant peur que les battements rapides et violents de son cœur ne la trahissent.
La bête s’avança près de la malle qui avait attiré son attention puis ses pas cessèrent et c’est à ce moment-là qu’Amy voulait disparaître, ne plus exister. Elle avait peur, peur d’être repérée, peur de créer à Forgus, Mark et tous les autres des problèmes.

Son cœur faisait des bonds monumentales dans sa poitrine, le directeur de la mine s’approcha de la malle, posa délicatement la main sur la caisse près du lit et observa ses esclaves ses « travailleurs » en affichant un léger un sourire du coin des lèvres.
_ A qui appartient ce coffre ?
Quelques hommes déglutirent et le chef de l’unité vingt s’avança à nouveau mais au moment où il voulut prendre la parole Mark le coupa.
_ Cette malle est à moi et vous ne trouverez rien d’intéressant à l’intérieur. Je ne possède à vrai dire pas grand-chose. Termina-t-il en marmonnant entre ses dents.
Le directeur se redressa et claqua ses doigts, aux ongles particulièrement longs et son garde frappa Mark avec une telle violence qu’il sentit sa mâchoire se briser sous le coup. Il se retrouva à terre en crachant du sang maudissant intérieurement cet endroit et cet homme avec le peu de lucidité qui lui restait.
_ De cette façon, il ne parlera plus pendant un moment. Continua Darvik. Quelqu’un a-t-il quelque chose à rajouter ? Personne ? Bien ! Voyons voir ce qui se cache dans cette caisse.

Il s’en approcha à nouveau mais cette fois-ci avec une extrême lenteur, comme si il voulait faire durer le plaisir de voir ses miniers se décomposer à son approche.
Puis il ouvrit la malle d’un geste vif.

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Votre conscience est comme une plaie : le sang y coule à flot. Vous croyez que sauver un homme plus vertueux que vous changera quoi que ce soit ? Ce n’est là que vulgaire sensiblerie !
Vous n’êtes qu’une fillette en prière. C’est pathétique ! Vous mentez et tuez, au service de menteurs et de tueurs. Vous prétendez être différente, obéir à votre propre code, dans le but de racheter ces horreurs…mais elles font parties de vous. Elles ne disparaîtront jamais...


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MessageSujet: Re: Mon Histoire ( par Amy Wicardomma )    Lun 29 Avr 2013 - 13:27

Tous restèrent un instant sur le qui-vive en attendant que tombe la sentence. Le gérant parcourra la malle du regard, fouilla et en sortit cacher derrière un livre abîmé une bouteille d’alcool.
Il la sortit, la leva au-dessus de sa tête et observa le mouvement du liquide à travers le verre avant d’ajouter :
_ Je me demande bien ce que c’est ? Puis il se dirigea vers Mark qui était encore à terre en se tenant la mâchoire. Le directeur fit un signe à Skul qui s’empressa de saisir les cheveux blond du minier et de soulever sa tête, dévoilant sa mâchoire et son nez ensanglantés ce qui ne fit qu’augmenter sa difficulté à respirer. Darvik s’accroupit et mit la bouteille à sa hauteur.
_ Et toi, tu sais ce que c’est ? Moi, j’en connaissais un autre, au cinquième secteur qui en a possédé, il est clamsé désormais car d’après la rumeur il en aurait « bu un peu trop ». Il en aurait bu à tel point que ses tripes auraient explosés. Ça ne te dit rien ?
Mark ne pouvant pas répondre se contenta de baisser les yeux, le directeur de la mine d’Almega, satisfait de son impression, ordonna à son homme de main de lâcher prise et de le suivre avant de quitter les quartiers de l’unité vingt.
Il s’exécuta.

Après s’être assuré que « Griko » et sa garde n’étaient plus dans les parages, les miniers se précipitèrent vers Mark afin de l’aidée à se relever, puis Forgus l’empoigna par le col en le sermonnant.
_ Pour quoi tu as fait ça ? Espèce d’imbécile ! Tu aurais dû me laisser faire, voilà ce qu’on devient quand on essaye de jouer les héros. Tu aurais pu te faire tuer !

Pendant ce temps, Amy sortit de la malle où elle s’était caché deux rangs plus loin, encore retournée par ce qu’elle avait entendu. Elle aperçut le blessé et n’hésita pas une seconde ; elle se précipita vers lui en courant et en arrachant au passage des tissus de ses vêtements.
_ Mark ouvre la bouche ! S’empressa-t-elle d’ajouter en s’approchant de lui.
_ Attends ! Hurla Trent. Tu vois bien qu’il en est incapable ! Depuis quand tu joues les médecins ? Et puis toi Forgus ! Qu’est ce qui t’a pris de le laisser faire, ce n’était pas dans le plan !
La jeune femme ignora la remarque de son camarade et aida le blessé à ouvrir la bouche, puis la dernière phrase revint à toute vitesse et fit de multiples allez retour dans son esprit pour finalement ne plus le quitter.
_ Quel plan ? Demanda-t-elle finalement.
Le silence refit une fois de plus surface et le chef ajouta mal à l’aise :
_ Eh bien, on savait tous que ce fichu renifleur était sensible à l’odeur de l’alcool, alors pour mettre toute les chances de notre côté…

Amy n’avait pas compris de quoi il parlait et quel était l’intérêt d’avoir laissé Mark se faire mettre au tapis pour de l’alcool ? Elle cessa de se poser des questions et prit la décision, pour l’heure, de s’occuper du blessé.
La jeune femme n’avait pas des qualités de médecine à proprement parlé mais elle avait déjà été confronté auparavant à une fracture de la mâchoire résultant de son entrainement violant avec son précédent maitre et c’était Médina qui s’était occupé d’elle. Elle a pansé ses blessures, tout en lui expliquant la manière dont elle procédait.
Amy reprit donc les même gestes et la même méthode de soins avec la même application, et ce, autant que sa mémoire lui permettait de s’en souvenir.
_Voilà c’est terminé. Conclut Amy au bout de plusieurs minutes de dur labeur mais elle était tout de même assez fière du résultat. Mark avait tellement de morceau de tissus sur le visage, que dans d’autre circonstance, cela aurait pu en être risible.
_ Eh ben, je ne pensais pas que tu étais médecins lança Forgus avec soulagement, où as-tu appris à faire ça ?
_ Je…je ne sais pas vraiment…je…mentis la jeune femme gênée. Le chef compris tout de suite de quoi il retournait et répondit compatissant qu’il n’y avait pas de quoi en faire toute une histoire tant que son minier était hors de danger.
_Mais il a perdu beaucoup de sang, continua-t-elle, alors il faut qu’il se repose pour quelques jours.
_Le problème, continua Forgus, c’est que même si un ouvrier est blessé il doit ce conformé à la règle. Cela signifie qu’il va devoir redescendre avec nous dans quelques minutes.
_Mais ce n’est pas possible ! Il ne peut pas travailler dans son état ! S’offusquât la jeune femme d’une telle révélation.
_ Nous ne décidons pas ici tu sais et comme tu as pu l’entendre tout à l’heure, si nous ne descendons pas, nous risquons tous de finir comme ce pauvre Mark…ou bien pire encore.
Le concerné avait entendu la conversation et agrippa délicatement le bras d’Amy assise sur le rebord de son lit, puis il hocha difficilement la tête qui accompagnait ses yeux à la fois tristes et résignés.
_ C’est injuste. Finit-elle par déclarer à voix basse.
Puis le tintement irritable de la cloche de ralliement retentit.

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MessageSujet: Re: Mon Histoire ( par Amy Wicardomma )    Mer 1 Mai 2013 - 1:14

***

Cela faisait bientôt quatre mois qu’Amy travaillait à la mine d’Almega et elle s’était finalement liée d’amitié avec les autres miniers de son équipe. Les jours étaient pénibles et chaque secondes étaient plus périlleuses que les précédentes mais l’ambiance y était assez bonne enfant, lorsque « Griko » n’était pas dans les parages.
Mark s’était totalement remis de sa blessure à la mâchoire malgré le manque d’une ou deux molaires sur le côté gauches qui l’empêcha de mâcher pendant plus de deux semaines. Depuis, il avait décidé de garder ses deux dents comme porte bonheur. Ses camarades, assit autour d’une immense tablée et qui dégustait les maigres rations qu’ils pouvaient consommer, s’étaient alors demandés si le choc ne lui avait pas en plus retourné la cervelle.
_ Pour l’intelligence perdue, je ne peux rien faire. Plaisanta Amy en souriant, heureuse que ses soins maladroits avait quand même portés leurs fruits.
_ Oh ! Il a toujours été comme ça ! Riait Trent. Tu vas voir que, pour te remercier, il va te fabriquer un collier entièrement fait avec ses dents.
_ C’est complètement faux ! Protesta le concerné. C’est à toi que j’offrirai ce collier Trent, et ce, dès que je serais vieux et édenté. A toi qui ma soutenue dans la plus éprouvante et sombre épreuve de mon existence.
_ C’est plutôt au chef que tu devrais les offrir, puisque c’est lui qui t’as transporté sur son dos pendant toute une semaine à chaque descente ! Il a même parfois fait ton boulot !

Chacun riait aux éclats, Forgus raconta que c’était la première fois depuis des lunes qu’ils riaient tous de cette façon et que ce n’était en aucun cas pour lui déplaire. Amy se disait tristement que dans quelques temps elle devrait quitter cet endroit. Mais elle ne voulait pas partir en laissant derrière elle les personnes qu’elle considérait désormais comme sa nouvelle famille.

***

Pendant ce temps, dans le bâtiment directionnel, l’ambiance était d’une toute autre mesure. En effet, Juyem Darvik contemplait gravement son verre remplit d’un vin à la lueur d’une bougie. Son animal dormant paisiblement au pied de son fauteuil en cuir, quand son bras droit frappa à sa porte.
_ Entre. Répondit-il avec une extrême froideur.
Skull entra dans une pièce baignée dans la pénombre où seul le visage nacrée de son maître était visible grâce à sa bougie.
_ Tout est prêt ? Demanda le directeur sans que son garde n’ait eu le temps de réagir.
_ Pas encore monseigneur. Les derniers préparatifs seront terminés demain, mais nous ne serons livrés que dans plusieurs semaines. Le convoi à quelques difficultés à traverser le fleuve.
_ Voilà qui est fâcheux, je comptai m’en débarrasser tout de suite. Et bien soit ! Nous attendrons. Tu peux disposer.

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