Domhan
Dans un univers féerique, des personnages aux destins héroïques naissent du bout d’une plume guidée par l’imagination. Cherchant un moyen de réaliser leurs rêves les plus fous au gré d’aventures et de rencontres, magiciens, guerriers ou bandits partent pour un voyage qui changera leur destinée. Ils devront faire preuve de force et de courage, d’ingéniosité et de talent pour trouver la porte qui les guidera jusqu'à l’objet de leur convoitise. Aux quatre coins d'un monde aussi magnifique, qu’hostile, rempli d’êtres et de créatures de légende, le combat ne fait que commencer…
Alors écris ta propre histoire, incarne ton héros et pars à l’aventure dans le passionnant univers magique de Domhan !

Domhan

Ce forum est un lieu de Rôle-Play et d'évasion créé par un cercle d'amis.
 
AccueilPortailFAQRechercherMembresGroupesConnexionS'enregistrer

Partagez | .
 

 L'Histoire d'Ergaïl , Chapitre premier : Mémoires de Dryades (fini)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Messages : 1421
Date d'inscription : 23/12/2011
Localisation : Domaine d'Orzaal
Humeur : Renfrogné

Caractéristiques du personnage
Race: Humain
Magie: Mage
Profession: Ancien général des peuples alliés, Commandant de la légion Dryadique, Bras armé et conseillé de Dame Selendia et accessoirement Duc d'Orzaal.

MessageSujet: L'Histoire d'Ergaïl , Chapitre premier : Mémoires de Dryades (fini)   Lun 25 Fév 2013 - 10:07

Mémoire de Dryades

Une fumée noire montait dans le ciel comme un épais voile d'encre que le vent peinait à éclaircir. La ramure des arbres semblait ployer sous le poids de l’atmosphère. Plus loin, des débris comme élancés vers le ciel pour demander qu'on les achèvent. Tous recouvert de la noirceur d'une fournaise maintenant étouffée. Cette lisière de forêt, théâtre de l'affrontement, entendit encore les gémissement de quelques enfants cachés sous les jupes de leur mère jusqu'à ce que le froid, la saleté de l'air et le terrible engrangement des minutes les fassent taire comme les autres. Même les armes qui n'avaient pas été salies semblait ternie par cette fin de journée. Et le soleil, tout juste levant ne parvenait pas à leur arracher le moindre reflet. La terre, alors qu'elle avait bue avec avidité les larmes, laissait des taches vermeilles fleurir.
Alors qu'elles ne brunissaient pas encore, trois femmes apparurent. Elles sortaient de la forêt d'une démarche vaporeuse et fluide. Leur beauté, rehaussée par les premiers rayons de l'aurore ouatait l’atmosphère. Elle se déplaçaient en silence, le visage figé par le spectacle qu'elle avaient sous les yeux. L'une d'elle laissa glisser une larme. Puis un halo de jade l'entoura et les corps se fondirent dans la terre avec le sang qu'ils avaient perdu et les maisons qu'ils avaient défendu. Pourtant, les arbres ne semblaient pas encore respirer, comme choqués.
Il ne resta qu'un nourrisson, elle le prit et toutes trois repartirent telle une nappe du brouillard levant. En espérant que les grillons allaient reconquérir rapidement ce terrain concédé pour le moment à un silence assourdissant.


Après avoir recueillit l'enfant nous commençâmes à nous en occuper. Alors que la question se posait pour le sort qu'on lui réserverais. La Reine ma sœur eu une idée. Ces yeux brillaient comme ils ne l'avaient pas fait depuis longtemps. Son humeur se dégradait depuis des années car les Dryades dîtes bénéfiques étaient de moins en moins nombreuses. Même la puissante Loanah semblait devenue folle et grossissait les rangs de ses guerrières. Ces dernières faisaient un bain de sang à chaque fois que quelqu'un croisait leur chemin. Toutes ces Dryades touchées par le mal, pesaient sur les épaules de ma sœur. Et voilà qu'elle semblait avoir eu une idée, une idée qui visiblement changerais la donne.
C'était une idée simple, tellement que se fusse étonnant que nous n'y pensâmes pas plus tôt: Faire comme Loanah, circonscrire autour de nous des peuples. Pas que nous ne veillâmes pas déjà en cet instant sur des peuples, seulement que ces derniers devaient être plus nombreux et recevoir plus de soins de notre par. En échange ils veilleraient sur nous.
Lorsqu'elle m'expliqua cela, je vis dans ces yeux ce qu'elle réservait au nourrisson. Je vis les embûches placées sur son chemin, ses difficultés prochaine. Je vis de la douleur et du labeur à n'en plus pouvoir. Pour satisfaire Dame Selendia, Matriarche et Reine des Dryades il devra affronter bien des tourments. Je suis Lizzy et ma sœur m'a chargée de faire grandir et de former le bras armé de notre peuple. Je suis Lizzy et voici l'histoire qui me lie à un enfant qui n'aura d'autres choix que celui d'être un prodige ou de mourir.
L'enfant fut nommé Ergail par Dame Selendia, cela veux dire Crépuscule dans l'ancien langage des Dryades. Nous allâmes tout deux retrouver ma forêt. Avec Henda et Nathiel nous battîmes une cabane pour l'abriter confortablement dans mon Arbre de sorte que quelque soit l'endroit ou je sois, nous puissions tout deux veiller sur lui. Je dus me substituer à sa mère qui n'était plus, pour le nourrir de la manière qui convenait à son âge. Heureusement nous les dryades avons une grande maîtrise de notre enveloppe charnelle, ce qui me facilitais la tâche. Henda et Nathiel, mes cadettes de 500 cercles, me proposèrent m'aider dans cette tâche mais je déclinai l'offre car cet enfant était désormais le mien. Il était étonnamment amusant de voir les cinq dryades majeures de cette forêt, certaines millénaires, s'extasier devant le poupon et tenter de le faire sourire. Chacune d'entre nous lui rendait visite au moins une fois pas jour. Avoir un nourrisson était une expérience à laquelle aucune de nous n'était habituée. Un instinct de protection naissait en nous, parfois aussi grand que celui que nous avions envers cette forêt. La méconnaissance de ce sentiment nous montra à qu'elle point nous nous étions éloignées de tout les peuples. L'enfant était le plus souvent calme, l'ambiance paisible de la forêt semblait lui plaire et rarement il la rompait. Même lorsqu'il eu ses dents à percées, les tiges de réglisse qu'on lui donna le calma à merveille. Laissant la joie aux oiseaux s'exprimer. Il est probable qu'Ergaïl fut celui qui nous montra qu'abriter des hommes n'était pas forcement un poids. Toutes ces années à laisser tant de personnes mourir à l’orée de nos forêt nous parurent soudainement absurdes. Le lendemain nous avions la possibilité de nous racheter.


Une forêt est à la fois une quantité incroyable d'être vivant, mais forme aussi un formidable organisme unique. Toutes les plantes communiquent entre elles grâce à un champignon peu connut : le Ravsar.
Il colonise le sol en profondeur. Il est à la source de la puissance, conscience et défense d'une forêt. Le Ravsar pousse par filaments, dans le sol. Unique dans une forêt son centre est caché dans le sol comme le reste mais souvent dans une niche de roche s'il le peut. C'est en fait le système nerveux de la forêt, il se relie à chaque plantes et permet à ces plantes de transmettre des informations entre elles. Si ces informations sont souvent élémentaire. Pour les plantes qui ont une Dryade mineure, ce sont des informations très complète qui sont souvent à destination des Dryades majeures lors d'un événement inhabituel.
C'est ainsi que ce matin nous fûmes toutes les cinq, Henda, Nathiel, Erlys, Xania et moi même informées d'une intrusion étrange dans la forêt. Plus de deux-cent personnes était rentrées et couraient vers le cœur de la forêt. Nous laissâmes donc le petit Ergaïl et nous partîmes voir ce qui en retournait. En sautant d'arbres en arbres nous surplombâmes vite la scène. Des dizaines de réfugiés en haillons était là. Les quelques rares hommes encore présent tentait désespérément de défendre les familles présentes, malgré leur courage la fatigue les laissaient à peine debout. Enfants et femmes étaient terrorisés. Tous hirsutes, recouverts de poussière semblaient être venus de très loin. Il y avait des Humains , quelques Ajanils et des même des Tullus qui vivaient le plus souvent beaucoup plus vers le Nord pourtant. Cette petite communauté était harcelée par des hommes en armure au sourire carnassier. Ils semblaient beaucoup prendre plaisir à leur travail et les traces de sang et de blessures sur les réfugiés nous montrâmes qu'il y avait déjà eu probablement de nombreux morts auparavant. Je décidai donc de gâcher la joie de ces sinistres personnages. Une colère froide monta en moi et je fut devant lui sans même qu'il puisse appréhender le mouvement qui m'avait placer sur son chemin. Surprit il tenta de reprendre contenance devant ses acolytes aussi surpris que lui :

-Pousse toi femme avant que je te fasse passer au fil de mon épée ! Si tu as de la chance je te garderais vivante plus longtemps que les autres.
Son air gourmand ne laissait aucun doute sur ses intentions. Soudain ma rage fut plus forte et ma magie prit le dessus. Son visage se décomposa, il me vit entourer d'une aura sombre, les yeux flamboyant de magie et un air soudainement beaucoup moins aimable.
-Agenouille toi devant moi et demande pardon à ces gens ou toi et tes camarades mourrez ici, dans l'instant. Je prononçait cela sur un tons plat, ce murmure glissant du bout de mes lèvres avec toute la froideur que je lui devait.
Il passa cependant l'avertissement, prit son épée et frappa.
Tenta.
Ils furent tous écrasés contre les arbres par des ronces surgi de nul part. Je m'approcha des corps, certains inanimés, ils saignaient à cause du choc et des puissantes épines de mes plantes.

-Voilà qui vous servira d'engrais mes filles.
Les derniers conscient crièrent toute leur terreur, vrillant les oreilles de chacun et instillant la terreur. Puis les cris s'étouffèrent dans le tapis de feuille du sol et le silence revint.


Nous nous retrouvâmes avec tout ces gens d'origines diverses; à peine recouverts par leurs guenilles, tout entiers par la saleté. Nous parlâmes tous ensemble cartes sur table. Nous les informèrent de notre projet d'accueillir des personnes dans nos forêt et de les y abriter, de nos raisons et de nos sentiments. Ils nous racontèrent leur histoire, leurs blessures et leurs morts. Mais aussi leur volonté de chercher un lieu meilleur où ils ne seraient pas persécutés.
Ils venaient de l'Est, là-bas des fanatiques avaient asservit un peuple à la botte de leur dieu et tentaient de corrompre autour d'eux pour expandre leur influence. Tout ceux qui refusaient de perdre leurs traditions et leur culte originel étaient persécutés et lynchés par les gardes mais aussi payaient des impôts injustes. Ce Dieu particulièrement ambitieux s'appelait Sortemb. Selon nos livres anciens, c'est un dieu fourbe qui commandait avant les guildes de Tueurs et de Voleurs. Sorti victorieux de la grande Guerre des Failles il semblait vouloir enrôler de force chaque humain sous son joug et obtenait ainsi un regain de puissance considérable.


Nous proposâmes donc l'asile le temps au moins qu'ils décident si les lieux et nos manières leur convenaient. Je leur montra une clairière proche d'un court d'eau, à quelques centaines de mètres de mon arbre. Ils installèrent leurs tentes, nous les aidèrent car beaucoup tombaient de fatigue. Ils se lavèrent comme ils purent pour se débarrasser de leur crasse puis ils s'effondrèrent autour du feu que Nathiel avait fait. Pendant ce temps, j'était allée chercher Ergaïl sagement dans son landau ou plutôt l'enchevêtrement complexe de branche et de duvet de Ptaf qui en tenait lieu. Il commençait à faire nuit. Je le prit délicatement dans mes bras comme on prend un oiseau tombé du nid. Puis je reparti vers les réfugiés en sautant le plus délicatement possible de branches en branches. Pour finalement arrivé près des hommes. Henda était en pleine discution avec une humaine quand le silence se fit et que tout les regards se braquèrent sur moi. Non, a vrai dire sur Ergaïl. Je voyais bien que je n'était pas la seule à succomber à l'élan d'espoir que donnait cet enfant.
-Vous êtes mère ?
C'était Lithan, une jeune femme très enjouée et agréable malgré sa fatigue qui semblait surprise.
-Non, nous avons trouver cet enfant à l'orée de la forêt après un massacre.
Un silence paisible avait envahi la forêt, rassurant.
-Nous ne sommes pas humaines, venues au monde par les arbres nous ne pouvons avoir d'enfants. J'ai plus d'un millier d'années. Nous somme un peu comme la conscience de tout ces êtres qui constitue une forêt. Cependant j'arrive à me substituer à sa mère défunte. Depuis des années, nos soeurs tombent dans l'adversité et la servent car corrompue par la magie qui en ai la cause. Notre reine cherchait un moyen d’empêcher notre déclin depuis des année. Je sais que ma Soeur pense que cet enfant est la clef. Qu'un jour il nous guidera vers le bon chemin. En attendant, nous nous sommes décidé à ouvrir les frontières de nos forêt pour les bonnes âmes.
Tous était accrochés à mes lèvres, je compris que c'était ceci être conteur alors je continua.
-Je me nomme Lizzy Tyralen et je vous aiderais à construire votre village. Je vous inculquerais quelques brides de nos manière et notre savoir ancestral, vous serez alors plus fort que nous et pourrez survivre en ces temps sombres pour suivre cet enfant. Pour bâtir un grand peuple. Mais il est trop faillible et trop jeune, je dois tant lui apprendre. Il a tant de choses à vivre, à comprendre et à subir. Tellement que j'en ai le vertige.
Je m'aperçue que j'avais été emportée par mon récit, et je cru qu'ils allaient de gausser de moi. Il n'en fut rien, ils restèrent là abasourdis. Pour me donner une contenance je leur dit de bien se reposer et en ramenant Ergaïl à son berceau je pria intérieurement pour qu'ils acceptent de rester.


 
Le Lendemain, sortant de mon arbre je rejoignis à l'aurore les plus matinaux. Lithel était là et semblait avoir prit son tour de garde, je la rassura donc :
-Vous savez, personne ne rentrera dans cette forêt sans que nous le sachions
-C'est ce que l'on m'a dit, cependant ce réflexe nous a sauvé bien des fois alors que nous étions censé être en sécurité. Et puis c'est une bonne habitude que je ne veux pas perdre. Un peu comme un animal sauvage qui s’habitue à la présence des humains mais qui ne s'en approche jamais de trop près. C'est plus sage de sa part. Je fais de même, me répondit-elle.
Puis elle continua en souriant :

-Mais après tout vous n'êtes pas Humaine. Vous n'avez pas les mêmes habitudes.
Je lui souris à mon tour en pesant toute les blessures morales qui avait dues rendre cette courageuse femme aussi sage.
Nous discutâmes longtemps jusqu'à ce que chacun soit réveillé et assit avec une tisane à la main. Plus tôt nous avions cueillit des plantes pour les faire infusé dans leur petite braisière. Alors Lithel, mon interlocutrice privilégiée me dis-je en rigolant, entra dans le vif du sujet.
-Nous en avons discuter un peu après votre départ, nous pensons que c'est un lieu idéal pour nous installer malgré la proximité qu'il reste avec nos tortionnaires. Nous pensions cependant mettre plus de distance entre eux et nous. Nous aimerions juste nous assurer que vous nous protégerez contre eux.
-Vous avez ma parole, que vous soyer ici ou pas, je ne laisserais aucun d'eux rentrer dans cette forêt. Un tel dieu pourrait me corrompre moi et mes sœurs.
Je m'aperçus que la réponse leur plaisait. Lithel, qui semblait mener le groupe continua :
-Vous ... comment dire ... vous êtes une Dryade. Nous supposons que vous avez des ... exigences vis-à-vis de nos façon de chasser. Sera t-il possible de couper du bois de ...
Je posa ma main sur la sienne en guise d'apaisement.
-Vous n'avez pas à vous en faire, dis-je en regardant les autres réfugiés, si nous avons des "exigences", elle seront modérées. Parfois ardues à être respectée, mais toujours dans votre intérêt aussi. Vous pourrez chasser pourvu que ça soit en harmonie avec les espèces présentes. Vous aurez besoin de bois. Vous pourrez abattre les arbres faibles ou morts. Ou même les espèces invasives, et vous servir d'un arbre vivant comme pilier pour votre maison. Nous vous obligeront à ne pas retourner la terre mais cela sera à votre avantage et facilitera votre travail. Vous pourrez construire des maisons de pierres mais sans blesser les racines des arbres.
-Mais comment allons nous cultiver la terre sans la retourner ?! s'exclama Arta, un jeune Tullus. Nous ne pourrons pas semer et faire pousser correctement des céréales !
-Ne vous inquiétés pas, nous avons des solutions à tout ça. Fis-je apaisante.


La reconstruction commença lente et complexe, il fallut organiser les 192 réfugiés qui étaient dans cette clairière. Nous commençâmes par organiser et répartir les rôles de chacun. En effet, plusieurs choses étaient à prendre en compte : Les réfugiés devront très vite pouvoir compter sur des petites réserves de nourriture, certains devait se reposer et se soigner, il fallait construire rapidement des maisons en "dur". Il serait donc nécessaire donc que une des tentes soit utilisé pour entreposer les vivres que les cueilleurs et les chasseurs ramènerait. Ceci permettrait de nourrir chacun.
Puis il fallait en parallèle la construction des maisons, d'un puits et ensuite de tout les lieux ou chacun allait travailler. Je fus prise d'un vertige devant la tache qui nous attendait mais serrait les dents et arrimait fermement mes pieds au sol. Je devais montrer l'exemple et ne pas me décourager pour si peu !
Nous nous tinrent donc tous ensemble et je fis office de meneuse:

-Mes amis, l'heure est à la construction ! Puisque vous avez accepté de nous faire confiance nous allons partager nos savoirs et travailler ensemble pour bâtir un village digne de ce nom ! Chacune d'entre nous escortera plusieurs d'entre vous pour mener à bien les choses essentielles.
Tous hochèrent de la tête convaincus, je repris donc mes explications :
-Il est nécessaire d'aller chasser, et ce ne sera pas avec vos épée que vous y arriverez. Xania vous montrera comment y parvenir, cependant la chasse ne peut-être votre seule source de vivres. Elle vous montrera donc ce qu'il faut cueillir comme plantes et herbes pour vous nourrir et pansées vos blessures. Henda, elle, montrera aux plus forts d'entre vous quels arbres couper. Attention, nous n'abattons que certains arbres. Le plus souvent nous ne ferrons que les tailler pour un meilleur pousse, ainsi cela sera profitable à chacun. Nous utiliseront les haches de guerre que certains ont.
Aucune protestations pour le moment, mais je sentais qu'ils avaient pour certains des questions, je finis donc rapidement:
-Nous prendront les pierres dans le lit de la rivière sous ma surveillance et mon aide pour bâtir les fondations des bâtiments. Erlys emmènera les personnes qui ne sont pas aptes à faire des travaux rudes et les enfants cueillir les futures semences. Nathiel et les volontaires avec elles iront repérer les lieux de cultures et débattre de la façon de les réalisées.
Toute notre grande assemblée s'organisa en six groupe, un avec les enfants les plus jeunes et quelques aldulte pour veiller sur eux et cinq autres avec une dryade les menant. Avant de partir je m'approcha d'un des adultes du premier groupe, Hantz :
-Pourrais tu me garder Ergaïl aussi s'il te plait?
Je savais que comme les autres enfants, il veillerais dessus plus que si il gardait tout l'or du monde.


Le travail avança vite, je pris les choses en main avec Kandal. C'était un Tullus robuste, au visage mangées par une barbe qui avait récemment été entretenue. Jovial, il n'en était pas moins très efficace au travail, de plus il savait comment les humains construisaient leurs maisons. Nous nous entretinrent longtemps sur la marche à suivre alors que nous avions les deux pieds copieusement enfoncés dans l'eau de la rivière.
-Il y a plein de façon pour construire une maison, me disait-il, faut t-il encore que cette construction parvienne à plusieurs chose. Une maison doit-être résistante au climat extérieur, elle doit éviter au mieux la vermine, l'humidité et doit inclure des chambres, des lieux de vie, garde-manger, salle à mangé, âtre etc. Elle doit-être suffisamment grande donc.
-Partons des choses essentielles, l'âtre doit-être en pierre. Nous n'avons pas de métaux pour le faire autrement. Les fondations doit-être saines, sur une bonne base.
-Effectivement. Mais déjà, faisons nous des étages ?
-Oui, ce sera mieux. Nous devrions les construire en bois.
-Et le toit ? Nous n'allons pas débiter des troncs ou des pierres pour le faire n'est pas ?
-Oui, je pensais faire des toits végétal.
-Des toits avec des plantes dessus ?! Qu'elle drôle d'idée, ça ne retiendra jamais l'eau !
-Mais si, vous verrez. répondais-je avec un sourire plein de malice.

Les autres groupes tenaient des discutions techniques similaires. Les prises de la chasse revinrent bientôt et nous en cuisinâmes une partie et conservâmes l'autre en la fumant après l'avoir dépecée. Les fruits furent aussi mit à contribution avec des herbes pour faire un vrai repas, ce que les réfugiés n'avait pas vu depuis des lustres! Une partie des fruit fut aussi conservée pour ceux qui ne se fripaient pas trop rapidement. Unne fois ce travail effectué, le groupe de Xania qui avait fini sa tache alla chercher les autres pour le repas.
Le repas donna un bon moral aux futurs villageois, qui repartirent en besogne.
Henda avait ramener avec son groupe quelques tronçons d'arbres et une grande quantité de branche. Nathiel et son groupe y vit l’occasion d'utiliser une partie des branchages pour faire des cultures en carrés : des carrés de culture à hauteur de buste, cintré de branche pour retenir la terre. Le groupe de Henda fut donc grossi par des nouvelles recrue pour ramener plus de branchage et de bois. Erlys repartie avec son groupe pour continuer à remplir ses sacs et graines et de boutures pour les futurs lieux de cultures. Un nouveau vent de gaieté balayait chacun d'entre nous et nous sûmes que nous étions en bonne voie.

Nous décidâmes avec Kandal de commencer par tester la technique de construction que nous avions élaborée en construisant un petit bâtiment puis un beaucoup plus vaste pour que chacun puissent dormir. En effet après discutions avec Kandal, je lui exposait ma pensée:
-Nous allons faire les fondations en creusant dans la terre, les pierres seront misent avec des joins de sable fin et d'argile. Les murs du premier étages, nous les ferrons d'une grande épaisseur de pierre disposé de la même façon jusqu’à 2 mètre 20 de haut environ. Du coté intérieur du mur nous rajouterons 30cm de glaise mélanger avec des hautes herbes. Ceci vous isolera du froid l'hiver.
-Très bien mais si l'on veux pas avoir de problème il faudra faire les murs intérieurs quand ils ne seront pas sous les intempéries, sinon il ne sécherons jamais.
-Exact. Nos fondations se feront autour d'un arbre, il faudra donc faire attention lors de leur construction. Ensuite on commence le ou les étages en bois épais, de gros troncs qui tiendront la structure et ensuite des bardages en bois pour les murs.
-Un arbre ? Il servira à tenir la structure ? Si il est dans la maison il faudra prévoir sa pousse.
-Tout à fait ! Nous prendront de préférence des chêne et des châtaignier. Ils poussent lentement et repoussent la vermine.
-Et le toit ?
-Une très de grosse épaisseur de branchages avec de l'herbe fauchée dessus.
-Y'a moyen de faire quelque chose de suffisamment robuste! Malheureusement, nous n'avons presque pas d'outils !




Journal de Lizzy

Spoiler:
 

_________________
Pensez que vous pouvez ou pensez que vous ne pouvez pas, dans les deux cas vous avez raison.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://domhan.forumgratuit.org
 

L'Histoire d'Ergaïl , Chapitre premier : Mémoires de Dryades (fini)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Histoire de l'économie mondiale, chapitre 1
» ~ l'histoire d'une Rose en manque d'épines ~
» Bellerive pa gen lang lan poch li. Li di sa l bezwen di.
» Sous-chapitre premier ou apprentisage de Giga-sansue {fini}
» "Western Eye Chronicles" : chapitre premier (2)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Domhan :: Bibliothèque - Univers :: Archives :: RP archivés-