Domhan
Dans un univers féerique, des personnages aux destins héroïques naissent du bout d’une plume guidée par l’imagination. Cherchant un moyen de réaliser leurs rêves les plus fous au gré d’aventures et de rencontres, magiciens, guerriers ou bandits partent pour un voyage qui changera leur destinée. Ils devront faire preuve de force et de courage, d’ingéniosité et de talent pour trouver la porte qui les guidera jusqu'à l’objet de leur convoitise. Aux quatre coins d'un monde aussi magnifique, qu’hostile, rempli d’êtres et de créatures de légende, le combat ne fait que commencer…
Alors écris ta propre histoire, incarne ton héros et pars à l’aventure dans le passionnant univers magique de Domhan !

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 Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]

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MessageSujet: Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]   Sam 16 Mar 2013 - 13:43

Ambre due s’arrêter pour que Dimna aidée de Lucyll ramasse l'intégralité de ses affaires qui avaient prient le large. Elle laissa échapper un soupire blasé. Se posa et les aida à ramasser la quantité prodigieuse de vêtements.
-Tu pourrais attendre un peu ! C'est de ta faute si ce sac est tombé ! Tu irais un peu moins vite, ça ne serrait pas arrivé !
C'était bien évidement parfaitement faux, Dimna qui en avait par dessus la tête de l'humeur de sa comparse laissait simplement sa frustration prendre le dessus.
-Excuse-moi répondit Ambre sur un ton plat.
Elle harnacha le sac sur le griffon de Dimna et retourna enfourcher le sien. Frustrant d'autant plus la Princesse qui ne supportait pas l'humeur de sa camarade. Grommelant sur son griffon, alors que la nuit tombait, elle ne tarda pas à apercevoir une lueur rouge sur une colline. C'était  bien évidement le signal que le Duc avait fait pour qu'ils puissent le repérer de loin. Ils se posèrent tous, déchargèrent les griffons qui retrouvèrent leur camarades avec joie.
-Bonsoir mes cher compagnons ! La route ne fut pas trop longue ?
-Bonsoir ! Non, les griffons ont été efficaces, comme d'habitude.


-Hé bien, c'est quoi cette histoire encore ? Tu n'as pas besoin de nous d'habitude pour siéger au conseil ? Demanda Lucyll
Chacun connaissait l'enfance d'Ambre, l'histoire de cette jeune femme extraordinaire avait fait le tour du village. En partie car elle avait beaucoup tué dans les rang ennemis lors de la destruction de l'ancien village. Cependant la nécessité de leur présence chez les Vampyrs restait énigmatique.
-Asseyez vous, prenez donc une assiette du repas que j'ai préparer pendant que je vous expose notre mission.
Chacun se servit et se posa près du feu.
-Vous le savez sans doute, le conseil des 6 est une réunion des dirigeants de l'alliance du conseil, ainsi que de leur conseillés. Vous n'ignorez pas que j'ai été peu après la mort de Lizzy conseillé de la Reine des Dryade, Dame Selendia. Cependant ce n'est pas ça qui justifie votre présence.
Il s’arrêta, remua avec un bout de bois les braises du feu puis reprit :
-Il se trouve que depuis un certain temps, les Dryades souhaite éduquer des futurs mages des peuples. En fait, former les futures élites magiques. Et c'est justement le sujet de ce Conseil-ci, nous allons devoir, au nom de la Reine des Dryades, nous arroger le devoir d'éduquer ces enfants. C'est d'ailleurs déjà l'un des but du manoir : Instruire.
-Ça n'explique pas pourquoi nous sommes là. Dit Thaddeus.
-Je compte sur vous pour m'aider et notamment pour quelque chose de bien particulier. Je compte sur votre connaissance de la diplomatie et du pouvoir pour m'aider princesse Dimna. Mais aussi sur vous tous pour des raisons que je vous expliquerais plus tard. Quoi qu'il en soit, la tempête est presque dissipée. Nous prendront demain le risque de traverser les monts de L'Ijalio.

Le lendemain, l'équipe se prépara pour traverser la tempête.

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MessageSujet: Re: Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]   Mer 20 Mar 2013 - 20:23

Assis et sanglé sur son griffon, volant à dieu sait quelle altitude sur le dos d'une créature à laquelle il ne pouvait pas faire confiance, Thaddeus cogitait sous son bonnet. Ils étaient repartis du camp d'Ergaïl le matin même, après une bonne nuit de repos sur le plancher des nartz. Il était maintenant tard, et la lune peinait à se faire voir derrière les lourds nuages du blizzard de la veille. Cela faisait donc en tout deux jours qu'ils voyageaient, et il leur en restait sûrement un ou deux de plus à patienter avant d'atteindre leur destination. Ses compagnons dormaient, habitués et confiants qu'ils étaient vis à vis de leurs animaux. Mais lui ne pouvait pas s'y résoudre.

Quels plans, pensa t-il, le Duc nous réserve-t-il? Quel rôle avons nous à jouer? Il balaya du regard les alentours, observant ses camarades assoupis, et jetant au passage un regard noir au griffon le plus proche, qui s'éloigna en croassant de quelques mètres. Dimna, il l'avait dit, était son atout politique. Elle avait côtoyé rois et reines au quotidien, et l'aiderait à deviner ce que les monarques du conseil avaient derrière la tête. Quelle folie, se dit-il, que de considérer ce conseil comme une partie de poker! Plus que cela, le Duc utiliserait sans doute Dimna pour parvenir à manipuler et convaincre ses opposants...

Il n'était pas non plus difficile de deviner le rôle de Lucyll. Si Ergaïl était le conseiller de la reine des Dryades, c'était Lucyll la conseillère d'Ergaïl. Il ne pouvait se passer de son avis, de son approbation, et s'en remettait à elle dans toutes les situations difficiles. Ergaïl avait plus confiance en Lucyll qu'en lui même, il semblait naturel qu'il l'ait fait venir avec lui!

Enfin, Ambre, à l'évidence, était l'élément démonstratif, la preuve vivante de l'aptitude des Orzaliens à former de puissants guerriers. Certes, se dit il, on ne peut pas contester ce point. Mais le caractère déprimé, perturbé d'Ambre, et les cicatrices de son passé, ne risquaient ils pas de tout gâcher? N'avait elle pas d'ailleurs fréquenté les vampyrs pendant un moment? Comment réagiraient ils en la voyant?

Autant de questions sans réponses, mais une qui revenait sans cesse : pourquoi moi? Thaddeus se demandait si il était là pour faire figure d'instructeur, de la même façon qu'Ambre faisait figure d'élève. Devrait-il servir d'exemple de "professeur Orzallien type"? (ce dont il n'avait absolument pas le profil!) Et dans ce cas, que pourrait il leur apprendre, à ces enfants? La chirurgie? La chimie? Peut être un brin d'escrime? Si il avait voulu leur enseigner la magie, le Duc aurait du emmener maître Sünil avec lui, ou miss Wicardomma si il voulait enseigner le maniement des armes!

Il dormit peu cette nuit là, de même que la suivante, et ce plus à cause du griffon (qui, avouons le, ne faisait rien pour le bercer!) qu'à cause de ses réflexions. Il eut donc tout le loisir de contempler le paysage qui défilait en dessous d'eux, tantôt plaines, tantôt forêts, touts couverts de neige et battus par un vent violent. D'aucuns pourraient dire qu'il neige aussi à Orzaal, mais tandis que la bas il ne tombe jamais plus de 15cm de neige, tandis que les contrées nordiques traversées par nos voyageurs se paraient d'un manteau glacé de près d'un mètre d'épaisseur. Dans le même temps, les forêts caduques que les orzaliens connaissaient se muèrent peu à peu en vastes étendues de conifères aux troncs solides, faits pour résister à l'inhospitalité de cette région. Et plus ils filaient plein nord, plus le terrain s'élevait. Les plaines devinrent collines et enfin plateaux. De hautes tours de pierre, certaines isolées, certaines si rapprochées qu'un simple pont aurait pu les relier, de tailles diverses et variées, ces plateaux marquaient l'entrée du territoire des vampyrs.

Ils atteignirent enfin leur destination à l'aube du troisième jour. Grande etélancée, reposant solennelle au sommet du plus haut des plateaux, la citadelle des vampyrs irradiait d'orgueil dans la lumière rougeoyante du soleil levant.

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MessageSujet: Re: Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]   Jeu 28 Mar 2013 - 11:17

La citadelle brillait dans le soleil levant, ce dernier soulignait parfaitement tout le génie architectural déployer pour sa construction. La pierre gelée renvoyait les rayon de lumière. Imposante et pourtant d'allure fine et élancée, la forteresse des Vampyrs faisait pensée à de la dentelle taillée dans du cristal. Adossée au flanc de la montagne, juste sur le rebord du plateau.
Le paysage alentour était époustouflant sous cette lumière matinale. Les forêt de pins ployait sous le poids de la neige tout autant que les plateau.
Notre joyeuse compagnie suivie Ergaïl qui semblait parfaitement savoir son chemin parmi ce dédale de tours et de mur. Chacun put apprécier de plus près les beautés que recelait. Cependant il était clair que ce n'était pas le but principal. Cette citadelle était une place forte imprenable ! Surplombant de loin la vallée avec des murailles crénelée, de grandes baliste, des meurtrières. Bref, des défenses infranchissable à priori. L'idée pointait depuis un moment dans l'esprit de certain quand Thaddeus demanda presque timidement.

- Rassurés nous mon cher Ergaïl, vous avez prévenu les Vampyrs que nous sommes de la partie ?
- Bien sûr, regardez il nous attendent dans la cour

Le ton joyeux du Duc aurait presque put faire oublier à son équipe que ladite accueil attendait patiemment arc et autre armes contondantes. Ils atterrirent sans trop de soucis, à part pour Dimna. En effet le poids de ses sacs empêchèrent son griffon de faire une arrivée "classique". Toutes armes pointés sur eux, les Vampyrs ne bronchaient. Pendant quelques longues minutes, ils restèrent ainsi à se regarder en chiens de faïences.
-Qu'est-ce que l'on attends ? Demanda Ambre
La tension entre les protagoniste de lui faisait ni chaud, ni froid. A part Ergaïl et elle qui restait discrètement en garde, tout les autres était tendus comme des cordes d'arcs.

-Elle , a répondu laconiquement Ergaïl.
Impériale dans sa robe et son corset, la reine des Vampyrs marchait vers eux.

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MessageSujet: Re: Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]   Dim 31 Mar 2013 - 12:16

Mes doigts se resserrent nerveusement autour de la courroie d’harnachement de mon griffon qui s’agite légèrement, parfait reflet de mon état d’esprit. A l’entrée de la Reine, chacun se raidit, le silence tombe sur nous, seul le vent glacial se faufilant en échos dans les innombrables tourelles ose manifester sa présence.

Clac. Clac.

Des talons frappent le sol, secs, précis, révélant une démarche maîtrisée, calculée, décidée. Les bottines gris métallisé rehausse la silhouette déjà imposante, la grandissant subtilement. La traîne gris perle effleure le sol dans un doux murmure, virevoltant à sa suite à chacun de ses pas, s’évasant lentement de la taille jusqu'aux pieds dans un fendu oblique, révélant un pantalon de cuir noir moulant des jambes galbées et interminables.

Je déglutis et mon regard remonte le long de la silhouette, détaillant chaque aspect de sa magnificence, remarquant le soin apporté à chacun des éléments de son apparence afin de mettre en valeur sa beauté sévère, froide et intimidante.

Sur sa taille, la robe se referme, enserrant sa poitrine, épousant ses formes, d’avantage accentuées par le décolleté en V plongeant. Ses bras nus, d’un blanc nacré, se balancent au rythme de sa marche altière. Ils semblent minces mais leur fragilité n’est que feinte au regard des muscles fins et vifs que l’on devine sous la peau. Son épaule droite est protégée d’une coque de métal, décorée d’arabesques sombres et stylisées, laissant sa gorge découverte.

Quand je découvre enfin le visage de la Reine, je dois faire un certain effort afin de rester imperturbable. Chacun de mes compagnons a les yeux rivés sur le regard hypnotique, d’un noir profond et magnétique de la Vampyre. Deux puits insondables, deux lacs sombres et mystérieux, deux éclats d’onyx aux reflets froids. Fascinant.

Le visage de la Reine est d’une blancheur immaculée, d’autant plus remarquable de part le contraste de ses lèvres rouges sombres et de ses cheveux d'ében, ramenés en une queue de cheval haute, cascadant dans le vent. Une couronne enserre sa joue avant de remonter vers son front d’albâtre et de se prolonger en pointes effilées d’argent, laissant échapper négligemment une mèche sombre. Les paupières noircies, les pommettes hautes et marquées, le menton un peu pointu, fièrement levé, la Reine au port de tête hautain et magnifique s’avance vers nous.

Ergaïl fait quelques pas en direction de la Vampyre. Quand ils ne sont plus qu'à quelques centimètres l’un de l’autre, le Duc tend la main vers elle. Après un instant de réflexion, elle la serre. Soudain, d’un mouvement habile du poignet, elle impose une torsion violente au coude d'Ergaïl et l’immobilise d’une clef de bras.

Dans un réflexe, je dégaine ma lame à demi. A mes côtés, tout le monde fait de même, excepté Dimna : la commissure de ses lèvres s’est soulevée imperceptiblement. Cela m’étonne mais mon attention est détournée par la réplique d'Ergaïl qui sort une dague de sa main libre pour en appuyer la pointe sur l’abdomen de la Reine, l’obligeant à lâcher prise pour échapper à la lame. Les deux adversaires se jaugent du regard puis la Vampyre dévoile ses dents singulièrement pointues dans un sourire amusé peu rassurant :
« Tu n’as pas perdu de ta vivacité, Duc d'Orzaal…
- Vous de même, Majesté. »

Ergaïl rengaine son arme tandis que la Reine nous fait signe de la suivre avant de se diriger vers l’entrée de la forteresse, escortée par les soldats. Nous lui emboîtons le pas, restant sur nos gardes après la scène qui vient de se jouer sous nos yeux. Seule Dimna semble parfaitement sereine. Voyant mon regard interrogateur, elle se penche vers moi et me chuchote de son air le plus connaisseur :
« Manœuvre classique. La Reine est chez elle, elle doit appuyer son autorité en présence de dirigeants étrangers, surtout envers Ergaïl qui est de moindre importance par rapport à elle. Aux yeux de son peuple, elle incarne le pouvoir ; elle doit se montrer forte. Le Duc s’est défendu bien sûr, prouvant ainsi sa valeur et son insoumission, mais il n’a pas répliqué, signe qu'il accepte l’autorité de la Reine en ces lieux. Nous gagnons ainsi le respect des Vampyrs. Tu auras aussi relevé le savant jeu de vouvoiement… »

Je hoche la tête, impressionnée par l’analyse de la Princesse que je sais juste. Elle a toujours été infiniment plus douée que nous tous dans l’art de la politique, décodant sans difficulté les mots cachés derrière un discours, un geste ou une expression du visage.

Sans plus attendre, nous pénétrons dans la forteresse.

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MessageSujet: Re: Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]   Lun 1 Avr 2013 - 18:18

Ils entrèrent dans un vaste hall, dallé de marbre d'une blancheur éclatante. Les vitraux sur le plafond d'une hauteur vertigineuse jetaient des éclats lumineux et bleutés sur leur petit cortège. Le Duc et la Reine avançaient en tête, échangeant des paroles que Dimna se serait fait un plaisir de décortiquer si elle avait pu les entendre. Elle fut même tentée un bref instant d'utiliser ses sens plus développés de loup, mais renonça. Quand elle se servait de ses capacités de loup-garou, ses yeux pouvaient changer de couleur ou ses griffes sortir et la princesse n'avait aucune intention de révéler sa nature aux Vampyrs. Lucyll, Thaddeus et Ambre marchaient avec elle, suivis de près par les gardes qui avaient rengainés leurs armes, mettant fin à la manœuvre d'intimidation mise en place à l'arrivée des Orzaaliens. La Reine s'arrêta à l'entrée d'un corridor tout aussi lumineux que le hall et se tourna vers eux d'un volte-face fluide. Un sourire suintant l'ironie étira ses lèvres carmin et leur souhaita d'une voix glaciale un bon séjour dans sa Citadelle, ajoutant qu'elle aurait le plaisir de les voir au banquet du soir en tant que plat principal.
Quelques soldats et un domestique les conduisirent jusqu'à une tour basse dont la façade Sud n'était faîte que de verre, laissant les rayons du soleil se déverser dans les pièces et offrant une vue incroyable sur les monts enneigés autour de la Citadelle.
- Votre suite... murmura un garde en s'effaçant pour laisser les cinq compagnons entrer dans un salon sobre mais respirant le luxe.
Les soldats se retirèrent en refermant la porte argentée. Le domestique s'inclina légèrement. C'était un homme, brun, au regard sombre, deux minces cicatrices courant en lignes blafarde sur sa pommette saillante.
- Je suis Vilgio, c'est moi qui vous servirai le temps que durera votre séjour ici. J'ai déposé les bagages de chacun dans les chambres, n'hésitez-pas à aller vous installer, et apelez-moi en cas de besoin, je suis ici pour vous satisfaire.
"Ou pour nous surveiller..." pensa Dimna.
- Oui, bien sûr, je vous remercie, répondit Ergaïl avec un fin sourire indiquant qu'il avait la même pensée que la jeune fille.
- Je vais vous montrer vos chambres... ajouta Vilgio.
Dimna le suivit avec les autres en pinçant les lèvres. La voix grave et mielleuse de l'homme la mettait mal à l'aise sans qu'elle sache pourquoi...
Thaddeus et Ergaïl occupaient les deux chambres du premier étage de la tour, Dimna, Ambre et Lucyll celles du second. Au moment où elle allait entrer dans la pièce qu'on lui avait désignée, Dimna sentit qu'on la fixait. Elle tourna la tête et croisa le regard noir de Vilgio resté dans le couloir. Il détourna les yeux et fit demi-tour pour redescendre l’escalier. Dimna ferma la porte avec un frisson.
La chambre était somptueuse, le mobilier en bois noir luisant dans le flot de lumière blanche que déversait la baie vitrée. Sur les murs de pierre gris perle s'entrelaçaient des courbes argentées. Dimna tendit la main et effleura les motifs. Une vive douleur lui fit retirer ses doigts, lui confirmant ce qu'elle soupçonnait : l'argent était omniprésent chez les Vampyrs.
Après avoir défait ses valises, s'être lavée et changée, Dimna au salon où se trouvaient déjà Ergaïl, Thaddeus et Lucyll. Elle s'assit sur un fauteuil tendu de satin immaculé, rejoignant ses trois amis installés en cercle autour d'une petite table sur laquelle étaient posées des tasses de thé fumant.
- Où est Ambre ? demanda-t-elle.
- Encore dans sa chambre, répondit Lucyll en soufflant doucement sur sa boisson brûlante.
- Il vaut mieux la laisser tranquille, c'est dur pour elle... marmonna Ergaïl d'un air soucieux.
- Pauvre enfant... grommela Dimna tout bas.
Vilgio entra dans le salon à cet instant pour annoncer que le banquet aurait lieu dabns une heure, puis se retira.
Dimna se leva alors pour dévisager chaque personne assise devant elle et déclara :
- Bien. Le banquet sera notre première véritable apparition en public. La première impression que nous donnerons aux Vampyrs et aux autres personnalités importantes présentes pour le Conseil est capitale. Cela commence par un aspect vestimentaire...
Lucyll ne put retenir un soupir et la princesse se tourna vers elle avec un grand sourire.
- Lucyll, par exemple ! Te faire enfiler une robe signifierait de longues palabres et peut-être un usage de violence, or nous n'en avons pas le temps. Un chemisier bleu azur, en dentelles fines irait à merveille avec ton pantalon gris foncé, et tes bottes de cuir... qui méritent d'ailleurs un bon nettoyage. Je veux qu'elles soient plus resplendissantes que le dallage de ce salon. Et relève tes cheveux en chignon, ça te donnera de l'élégance et un air plus innocent que tu ne l'es. J'aimerais que tu donnes l'impression d'être inoffensive pour le moment. Ambre au contraire, il faudra accentuer son côté menaçant. Elle est le maillon dangereux de notre groupe et il faut le mettre en avant. Ergaïl, tu dois incarner la force tranquille, tout en représentant Orzaal. Habille-toi dans les tons brun et vert, et ajoute quelques pièces métalliques, comme des épaulettes, ou des jambières... Quant à toi Thaddeus... Tu es parfaitement élégant comme à ton habitude ! Reste ainsi.
Ambre entra à cet instant dans le salon. Lucyll passa devant elle en marmonnant avant de monter les escaliers vers sa chambre, Ergaïl en fit autant, et Thaddeus, resté dans son fauteuil, lui adressa un petit sourire :
- Demi-tour Ambre ! Notre conseillère politique exige une tenue appropriée au banquet dans une heure pour notre première apparition ! Pour ta part tu es censée être menaçante...
Dimna eut un sourire carnassier et entraîna à sa suite Ambre jusqu'à l'étage.

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MessageSujet: Re: Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]   Mar 2 Avr 2013 - 21:27

C'est donc un Ergaïl impeccable, qui alla chercher Thaddeus et Lucyll dans leurs chambres respectives. Dimna avait plusieurs fois demandé au Duc de changer de vêtements jusqu'à être "satisfaite". Poussant le vice (ou le talent il ne savait pas trop) jusqu'à lui procurer trois cires différentes pour faire un magnifique dégradé sur ses bottes. Ces dernières brillaient désormais de mille feux, cintrée d'arabesques métalliques qui étaient aussi esthétiques qu'efficaces, sur le sol ou la tête d'un adversaire d'après Ergaïl. La princesse avait fait semblant d'en être outrée (on ne traite pas l'art ainsi, de pauvres bottes innocentes !), mais il voyait bien que l'idée la faisait sourire. En plus d'être magnifiques, ses bottes étaient dotées de jambières qui protégeaient ses tibias, elles étaient donc moins évasées qu'à l'habitude. Grâce à sa prévoyance (notre Duc connaissait bien cette chère Dimna) il put se draper dans les tons bruns et verts comme l'avait demandé la princesse. Gardant les mêmes attributs qu'à l'habitude, mais plus amples, pour souligner ses mouvements et incarner la "force tranquille", rajoutant une épaulette épaisse et un plastron léger. Quand Ergaïl ressorti de ses pensées en arrivant devant la porte de Thaddeus, il était un peu perturbé par tous ces "essayages" dont il n'avait pas vraiment l'habitude, c'est le moins que l'on puisse dire. Il s'en sentait d'autant plus brute et campagnard ! Il secoua la tête pour arrêter de se torturer vainement l'esprit puis frappa enfin à la porte.
Malgré le commentaire appréciateur de notre styliste préférée, Thaddeus avait ajusté sa tenue, ciré une énième fois ses mocassins qui étaient désormais aussi rutilants que du palladium.

- C'est presque éblouissant ! Avait rigolé le Duc.
Loin de le prendre pour lui, le professeur apprécia le commentaire et bomba imperceptiblement le torse.
Lucyll, elle aussi avait suivi à la lettre les consignes de Dimna, les cheveux attachés dans un savant chignon. Un magnifique chemisier bleu en dentelle comme prévu. Et elle aussi avait eu comme moi le droit à un nettoyage complet, ainsi qu'un cirage de ses bottes.
- Je vais me les peler dans cette tenue, je vous jure !
Trop abasourdie, de la voir ainsi habillée, les deux compère ne pipèrent pas un mot et trouvèrent soudain le bout de leur pied très intéressants.
- Du calme les gars, c'est que moi ! Faites pas les idiots, vous êtes venus pour quoi ?
Retrouvant son sérieux et contenance, Ergaïl expliqua :
- Je voudrais vous montrer quelqu'un de particulier dont je vous parle depuis un moment.
- C'est qui je pense ? Demanda Thaddeus
- Non, mais ce n'est pas moins important.
Lucyll, elle savait très bien de qui il s'agissait et aussi à qui pensait Thaddeus. Mais c'est à la première des deux qu'elle s'intéressa :
- J'imagine qu'elle est dans la suite à l'étage ?
- Exact, comment le sais tu ?
- Il y a des bouts de feuilles qui en dépassent et notre ami le vampyr semble ne pas vouloir que l'on y aille.
En effet, un soldat à l'entré semblait mal avisé.
- Alors, nous ne pourrons pas attendre Dimna et Ambre, le repas a lieu dans trente minutes et nous n'avons pas le temps. De toute façon elles se changent et nous n'en avons pas pour longtemps.

Ils s'avancèrent vers l'entrebâillement qui menait vers l'escalier de la suite à l'étage, en endossant le rôle que Dimna leur avait donné. Alors qu'ils étaient à trois mètres de la porte, le soldat se mit en travers de leur chemin. La main à la garde, trahissant son rôle de major-d'homme :
- Je vous déconseille de sortir de vos chambres avant le banquet, cette citadelle est immense, vous risqueriez de vous perdre.
- Je connais parfaitement cette Citadelle, j'y ai vécu trois ans.
Le Duc avait parlé sur un ton presque monocorde, lent. Pourtant, la tirade ne manquait pas d'autorité et rappelait la chaleur du climat extérieur.
- Cela va à l'encontre des ordres de la reine.
Ce fut le tour de Thaddeus d'intervenir sur un ton badin, en apparence:
- Voyons, nous savons tous ici que ce n'est pas un ordre de Soë.
Tandis que le garde, qui avait pris le prénom de sa Reine comme un claque dans la figure et virait au cramoisi, Lucyll regardait tranquillement les meubles, d'un air naïf et curieux.
- Je pense que vous devriez aller demander à la Reine Soë, pour savoir si c'est réellement son ordre. Je ne pense pas qu'elle veuille sciemment nous empêcher de voir Dame Selendia.
Le soldat ne savait même plus ou se mettre, ce déballage de nom important le mettait mal à l'aise au plus haut point. Alors que Thaddeus souriait de plus en plus, peinant à ne pas rire de la situation, Ergaïl projetait son ombre menaçante, les bras croisés, intimidant le garde de toute sa hauteur en restant imperturbable. Durant ce temps, Lucyll feignait de parfaitement se détacher de la discussion, pourtant le petit sourire que ses comparses aperçurent leur montra le contraire. Alors, avant que ses camarades n'éclatent de rire, le Duc avança en dédaignant le garde. Le visage figé comme si c'était un masque, les traits sévères.
Le soldat esquissa un geste :

- Vous ne devez ...
Alors, Ergaïl saisit la main du soldat et sur un ton glacial :
- Je ne cède en importance que devant les souverains de ce Conseil, nous savons tous deux cet ordre ne vient pas de celle qui nous accueille en ces lieux. Si vous avez quelque chose à ajouter alors je vous défierais ici et maintenant dans les règles ancestrales de votre peuple. Je vous garantis qu'à l'issus de ce combat vous serez déshonoré et qu'il manquera un bout important de votre anatomie. Maintenant poussez vous, je n'ai plus de temps à perdre.
Le garde avait blêmit durant toute la tirade et s'écarta à contrecœur, presque en balbutiant.
Il réussirent à avancer jusqu'à la dixième marche avant d'éclater de rire.

- Qu'est-ce que tu fais bien la brute de décoffrage !
- Pfff
- Et moi je déteste faire la blonde !
- Tu es notre atout, il faut masquer ta force pour le moment.
- Où as tu appris à faire une telle tête en restant sérieux ?!
- Avec la Reine des Vampyrs, on a été complices parfois.
- Avec la Reine ?!
- Oui
On sentait la fierté dans sa voix.
- N'empêche que vivement tu sortes ton épée, ça va leur faire une surprise !
- Oui, j'y tiens ! Ajouta Lucyll
- Toi tu fais bien le vieux renard futé, à croire que ces rôles nous vont bien !
- Vieux .. ?! S'insurgea Thaddeus.
Ils débouchèrent dans le couloir rempli de gazon pour arriver devant une grande porte. Ergaïl frappa de son bâton deux petits coups, un fort et trois petits. Alors, la porte s'ouvrit vers... une forêt ! La pièce était dans une légère pénombre, depuis que le soleil s'était couché sans doute et quelques grands champignons phosphorescents illuminaient doucement la pièce. Partout où les yeux se posaient, on trouvait des troncs, de la mousse et des champignons, quelques Dryades aux lueurs diaphanes aussi. Mais leurs yeux ne se posaient qu'à un endroit. Au milieu de la grande pièce, un bassin d'eau émeraude avec, au milieu, une cabane adossée à un grand arbre. Des inscriptions semblaient danser sur les feuilles et les nervures de l'arbre. Dans la cabane, une femme, les cheveux verts, les yeux d'émeraude jouant de la flûte. Quand elle cessa de jouer son air, l'air sembla changer et être moins doux. Quand enfin l'instrument quitta ses lèvres :
- Approchez, enfants d'Orzaal.

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MessageSujet: Re: Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]   Mer 10 Avr 2013 - 15:43

Vieux renard...vieux renard...non mais!!
Comme dans la leur, la face Sud de la pièce principale de cette suite était une grande baie vitrée, par laquelle ils pouvaient apercevoir le paysage enneigé en contrebas et les lourds nuages qui occupaient le ciel, au loin. Mais c'était la seule partie de la pièce qui n'était pas recouverte de verdure! Partout sur le sol et les murs courait un entrelacs de racines, couvertes d'herbe, de champignons et de mousse. On pouvait dénombrer pas moins de 6 arbres dans la pièce, d'où sortaient les dîtes racines, chacun assez haut pour toucher le plafond, et tout autant de jeunes filles translucides, dont la peau ressemblait plus à du bois qu'à de la chair.

Des dryades.

Au centre de la pièce se tenait le plus gros de tous ces arbres, aux cotés d'un petit point d'eau, qui devait autrefois être un petit bassin d'agrément, mais qui ressemblait maintenant plus à un étang tant les plantes l'avaient envahi. Et au pied de cet arbre était assise une femme : Dame Selendia, reine des dryades!

"Approchez, enfants d'Orzaal."leur dit elle.

Bien que certains fussent plus concernés que d'autres par cette appellation, ils s'exécutèrent tous et, arrivés près d'elle, Ergaïl, Ambre et Dimna mirent aussitôt un genou à terre. Thaddeus et Lucyll les imitèrent promptement, et en profitèrent pour détailler du coin de l'oeil cet énigmatique personnage qui les toisait en silence, un discret sourire aux lèvres.

Sa peau avait une couleur proche de l'ébène, et on pouvait y discerner des motifs semblables aux arabesques d'un bis exotique. Un visage fin, rieur, encadré par d'épais cheveux verts, lui donnait un air d'apparente simplicité, démenti par la coiffure complexe à l'arrière de sa tête, savant mélange de tresses et de chignon. Elle portait un corset blanc et or, noué sur son ventre, et une longue jupe tressée de feuilles et de fleurs, qui descendait jusqu'aux chevilles, et laissait voir ses pieds nus. Assise sur un énorme champignon, sous un auvent de bois, elle couvait nos héros d'un regard bienveillant.
Elle eut un petit rire, doux et cristallin.


"Alors c'est ainsi que tu me salues, après tant d'années sans nous voir, Ergaïl d'Orzaal? Qu'est ce qui t'a donc rendu si froid et protocolaire?

-Je pense, ma Dame, lui répondit ce dernier, que votre collègue vampyre est à blâmer...

Il y eut à nouveau un silence gêné, puis le rire cristallin de Dame Selendia retentit à nouveau, haut et clair.

-Il est vrai que tu n'as pas pris que ses bons côtés! L'air vampyr ne te réussit pas trop!

Gloussement d'approbation général. Depuis leur arrivée, et notamment lors de l'incident contre le garde, Ergaïl avait exposé la partie hautaine et dominatrice de sa personnalité, ce qui n'était pas au gout de Thaddeus.

-Allons mes enfants, relevez vous! Un sourire amical vaut bien toutes les courbettes du monde! Ergaïl, pourquoi ne me présentes tu pas tes amis?

-Certainement, Haute Mère. Je ne vous présente plus Ambre, vous connaissez ses aptitudes et les raisons de sa présence. Cette jeune fille ici présente est Dimna, originaire du royaume d'Emeris, et qui pourra nous aider dans nos relations avec les autres dirigeants. Quand à ces deux ci, ce sont Lucyll Freespirit et Thaddeus Dreadstone. Ils sont ici en tant que mes amis et mes conseillers.

-Bonjour à tous. Mon nom est Selendia Shaul'Markam, gouvernante des dryades et protectrice de leurs peuples. Laissez moi vous expliquer la tâche qui nous incombe...

"Ce conseil est composé de 6 nations, qui unissent leurs forces dans l'adversité. Nous comptons les vampyrs de cette citadelle, qui nous accueillent aujourd'hui, les Ajanils d'Alarie, le grand Tribunal Graer, le Petit Peuple, dont vous aurez peut être entendu parler, des représentants du Grand Conseil Tullus, et nous, les dryades. Il y a aussi un siège qui est réservé pour les humains, mais leurs guerres intestines les empêchent de participer à ce conseil... "

"Comme vous le savez, continua la souveraine, il n'y a aujourd'hui que peu d'académies de mages dans le monde à l'heure actuel. Ce savoir est malheureusement réservé à une rare élite, et souvent concentré dans les royaumes humains. Notre objectif, à ce conseil et à moi, est de proposer une éducation décente à tous les enfants qui disposeraient d'un potentiel magique. Seulement, qui remplira cette tâche? Qui enseignera à nos enfants à tous?"

"C'est ce sur quoi porterons nos débats. Et c'est ce que nous, les dryades, voulons pour Orzaal. En faire un lieu d'instruction , où le savoir et la liberté seront les seuls objectifs, accessibles à tous. Nous craignons que, si les vampyrs obtenaient la charge de ce projet, ils n'en fasse un prétexte pour former des soldats, des combattants, dans la peur et la contrainte. Ce n'est pas ce qui est prévu. Nous ne menons pas de guerre."

-Alors, si je comprends bien, hasarda Dimna, vous voulez que nous vous fassions remporter ces débats?[/color]

-Exact, chère enfant. Vous venez tous d'horizons différents, êtes tous humains, et donc impartiaux vis à vis des membres de ce conseil. Vous témoignerez pour nous, et vous réussirez, j'en suis sûre."

On frappa alors à la porte, 3 coups forts, différents du code qu'avait frappé le Duc. C'était un garde, qui requérait la présence de Dame Selendia en salle du conseil. Celle ci soupira, puis sur un ton solennel, dit avant de partir :

"Ne me décevez pas, amis d'Ergaïl."

Sur ce, elle quitta les 5 voyageurs, et ils regagnèrent leurs appartements, bien plus anxieux qu'ils ne l'étaient avant leur visite à Dame Selendia. Si la souveraine Dryade leur avait paru tendre et amicale, ils devraient bientôt faire face, chacun à leur tour, à 11 des plus influentes personnalités du monde connu (et Ergaïl d'Orzaal aussi...) ...

Plus personne ne dit mot pour la demi heure qui suivit. Alors que le stress et l'appréhension continuaient leur lent travail de sape sur leur moral à tous, trois coups résonnèrent à la porte, comme un peu plus tôt. C'était le garde qui leur avait bloqué le passage, un air de rancœur dans les yeux.

"Ergaïl d'Orzaal, Dame Selendia vous fait appeler à ses côtés."

Ergaïl se leva, le torse bombé et fier, le trac se lisant sur son visage. Mais au moment de passer la porte, plutôt que de le conduire à la salle du conseil, le garde le retint par le bras.
Un sourire cruel et revanchard se dessinant sur ses lèvres, il ajouta :


"Mademoiselle Freespirit, le conseil requiert votre présence!"

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MessageSujet: Re: Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]   Mar 16 Avr 2013 - 16:53

« Mademoiselle Freespirit, le conseil requiert votre présence ! »
Je reste un instant interdite. Pas de doute, c’est bien à moi qu’il parle. Et étant donné le regard qu’il me lance, il a l’air absolument ravi. Je ne sais pas ce que cela implique, ce que le Conseil nous réserve, mais ce ne sera sûrement pas une partie de plaisir. En attendant, je béni presque Dimna de nous avoir donné ces rôles de substitution. Si le soldat avait pour mission de déterminer les points faibles de l’équipe, ma naïveté feinte imposée par la princesse me servira certainement. Surprise, je ne suis pas totalement stupide !
La porte se referme derrière nous sur les visages plein d’appréhension de nos camarades. On ne doit pas en mener beaucoup plus large de notre côté mais Ergaïl et moi nous efforçons de conserver un air placide. Seuls signes de notre nervosité : le Duc ne cesse de faire craquer ses phalanges tandis que j’essuie à intervalles régulier mes mains moites sur le tissu de mon pantalon.
Nous traversons de nombreux couloirs glacés (je maudis intérieurement Dimna et ses stupides lubies vestimentaires, comme quoi, je dois être un peu lunatique…), grimpons de vastes escaliers, croisons quelques Vampyrs aux expressions diverses, la plupart nous saluant d’un vague signe de tête protocolaire, certains nous ignorant superbement, d’autres encore nous observant d’un air curieux. Je perds vite le fil du chemin que nous avons suivi. Je compte sur Ergaïl, qui a vécu de nombreuses années au sein de ses murs, pour nous guider en cas de besoin.
Le soldat marche devant nous, fier comme un paon, conscient de sa supériorité face à Ergaïl, étant le seul à connaître l’emplacement de la fameuse salle du Conseil. Ou peut-être le Duc lui laisse-t-il cette illusion… ? Je ne saurais le dire…
Soudain nous nous retrouvons face à une porte immense. Cette porte à elle seule impose le respect et l’autorité. Haute de plusieurs mètres, sculptée dans un métal argenté aux reflets miroitants, figurant d’étonnantes arabesques ; la poignée, pourtant grosse comme le poing, semble ridicule. Nous restons quelques instants immobiles, figés dans une stupeur non jouée. Le soldat savoure ce moment, puis, d’un geste grandiloquent, il pousse le gigantesque panneau avant d’annoncer d’une voix de stentor :
« Le Duc Ergaïl d’Orzaal et sa conseillère, Lucyll Freespirit ! »

Le Conseil. Pesant. Ecrasant. Magistral. Les six dirigeants, assis autour d’une interminable table ovale de marbre blanc, ont tourné la tête à l’unisson. L’effet est saisissant. Chacun fixe les deux misérables humains que nous sommes d’un regard pénétrant, indéchiffrable, analytique. J’ai la désagréable impression d’être mise à nue, détaillée de la tête aux pieds par ces yeux impassibles, angoissants, ces visages altiers et sévères. Je tente un coup d’œil vers la Reine des Dryades mais elle aussi a revêtu le masque souverain.
Je dois faire un gros effort pour me maîtriser et faire de même, suivant Ergaïl qui foule le sol, carrelé d’une intéressante pierre bleutée donnant une couleur presque spectrale et mystique à la scène, d’un pas mesuré. Je suis persuadée que toutes les personnes présentes dans la salle peuvent entendre mon pouls s’emballer, semblant me hurler de faire demi-tour et de fuir à toutes jambes.
Arrivée à quelques mètres de la table, nous avisons des chaises à hauts dossiers sculptés disposées à notre intention. Elles sont sans commune mesure avec les trônes de chacun des personnages siégeant au Conseil mais nous donnent un semblant d’importance.
Sans attendre d’avantage, la Reine des Vampyrs déclare de son ton le plus implacable :
« Dame Selendia, Reine des Dryades, vient d’exposer son désir de confier l’éducation de nos futurs magiciens à la minorité sous sa protection que vous représentez en ces lieux. Orzaaliens, parlez ! »

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MessageSujet: Re: Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]   Mer 17 Avr 2013 - 14:19



Le long chemin jusqu'au conseil lui avait permit de réfléchir. Il était clair que Dimna avait fait des miracles, grâce aux rôles qu'elle avait donnés, la personne qui pensait l'avoir piégé le mettait en position de force. Mieux, la naïveté apparente de Lucyll sera un atout fabuleux pour la suite. Cependant ce piège était étrange et mal ficelé. En fait, c'était juste une petite embûche qui avait été placée là par une personne avec une influence suffisante pour l'orchestrée.
C'était d'autant plus étrange que c'était une personne influente, l'une de celles qui étaient assises ici, mais une personne suffisamment mal informée pour ignorer que Lucyll était son bras droit : ce qui éliminait déjà les représantyant des Ajannils, des Tullus, des Graer et Dryades qui les connaissaient trop par le commerce par exemple. Ergaïl eu la réponse en entrant dans la salle. Un sourire s'épanouissait discrètement sur les lèvres de quelqu'un qui était suffisamment tordu pour ce genre de pièges.


-"Orzaaliens, parlez !"
L'ordre avait claqué sans que la Reine n'ai le besoin de haussé la voix. En plus de l'autorité qui émanait naturellement des dirigeants autour de cette table, sa voix, dénotait d'un certain agacement. Agacement qui pouvais se montrer très dangereux et virulent envers la santé de la pauvre victime. Sauf que le Duc n'était pas une "pauvre victime" à proprement parlé.

Quand l'immense porte se referma sur le garde, le silence fut total. Pesant. Oppressant.
Chacun des membres les scrutaient, comme tentant de distinguer chaque replis de leurs âmes.
Ergaïl avait l'habitude de cette pression et paraissait presque serein, ce qui n'était pas vraiment le cas. Lucyll elle, semblait carrément de marbre, impassible ou presque, seules les frictions qu'elle faisait vainement entre ses mains moites et son pantalon la trahissait. Le Duc s'avança, lentement, presque furtivement. Il marchait à pas feutrés suivit de Lucyll qui l'imita. Seul la cape d'Ergaïl bruissait en rythme sur son pantalon. Le temps paraissait se distordre et alors que les membres du conseil essayait d'instiller la peur et le stress grâce au silence pour les faire déraper, ils l'utilisait comme une arme. Le silence se fit plus bruyant encore lorsque Ergaïl arriva au niveau des fauteuils. Délicatement, il recula le siège de sa compagne pour qu'elle puisse s'assoir. Il lui sourit et sorti des abimes insondable de ses toiles et poches, un tissu légèrement humide pour palier à la moiteur de ses doigts. Il se pencha à son oreille et lui murmura :

- "Des années d'expériences."
C'était une parole qui n'échappa à aucun des protagonistes. Une fine critique de leur autorité.
Toujours sans rompre le silence, loin de vouloir s'asseoir à son tour, il posa les deux mains sur l'imposante table du conseil et se pencha imperceptiblement en avant. Il faisait penser au tacticien pencher sur une carte et donnant des ordres. Comme si il échangeait les rôles. Là, il prit le temps d'observer chaque dirigeant et son conseillé. En fait il s'accorda même le luxe de les détailler à son tour.
A sa droite se trouvait Izzet, le roi des Ajanils. Très charpenté et avec une forte carrure qui le distinguait des autres représentants de sa race il était plus grand que Ergaïl et autant que le conseiller de la Reine de la Citadelle. Il était secondé par sa femme, une Ajanile qui semblait son parfait opposé : de taille moyenne, très frêle, elle semblait presque chétive. En fait, un examen plus approfondi montrait qu'elle était son parfait complément. L'agilité lorsqu'il était fort, la patience quand il était rapide et tout les deux très intelligents. A sa gauche, se plaçait la Reine des fée accompagné du Roi des korrigans, membres emblématiques ils s'échangeaient tour à tour les rôle de conseiller et de gouvernant au conseil. Ils représentaient à eux seuls l'équilibre et la stabilité. Au milieu à gauche, trônait le Magistrat des Graers, incarnation de la justice s'il elle existe, il rougeoyait tel les braises qui couvent dans l’âtre. C'était le seul membre n'ayant pas de conseiller, il était impartial à lui seul. En face de lui, deux membres du Conseil Suprême des Tullus. Petits dans leur trône mais pas moins impressionnant pour autant, ils arboraient de lourdes cuirasses qui semblait bien trop pesantes pour leur taille. Pourtant, ils les portaient sans montrer le moindre signe de faiblesse. Faiblesse qui prendrait de court une flèche ou un carreau souhaitant les toucher au cœur. Enfin, au fond, de part et d'autre de la table comme s'affrontant, se trouvaient les implacables Reines des Vampyrs et des Dryades.
Ils les salua tous, quasiment d'un hochement de tête.


Alors qu'Ergaïl prenait son temps et accaparait les regards de tous. Lucyll observa attentivement les visages de chaque membres. Cet affirmation d'indépendance et d'autorité du Duc ne leur plaisait pas. Ils savaient que par cette manœuvre il affirmait son indépendance et insoumission. Quelque chose qui n'était pas très apprécié de les sphères du pouvoir.

- "Nous sommes ici aujourd'hui, pour décider où sera formé l'élite de chacun de vos peuples. Plus précisément de tout les futurs magiciens ! Chacun de nous sait que pour que nous survivions, il est impératif que nous puissions nous défendre efficacement, que les dirigeants et leurs aides soient toujours plus performants".
Il jeta un regard sur le Magistrat Graer qui hocha doucement la tête.
- "Nous savons tous, que cette Citadelle propose de former les enfants qui formeront les futurs meneurs. Ce serait une injure, même de l'ingratitude de dire qu'elle ne dispense pas une très bonne formation. Dans tous nos pays, la force du peuple Vampyrs est légendaire, tout comme son enseignement ! Je ne pourrais qu'en faire l'éloge d'ailleurs."
Il s'interrompit, salua Soe et continua :
- "Cependant, le but n'est probablement pas de faire simplement des guerriers implacables. Les peuples ont besoin de plus que des guerriers, ils ont besoin de meneurs, de penseurs. Si la Citadelle est à même de former des guerriers, peut-être des meneurs, mais pas des penseurs. De plus, est-elle vraiment adaptée à accueillir des enfants de tous les peuples ? Je ne parle pas simplement du froid auquel on s'adapte mais des habitudes de chacun. Les fées ont l'habitude d'être en forêts, les dryades sont carrément claustrophobes. Les Tullus et les Graers n'aiment pas ne pas avoir un zone d'atelier. Les Ardillas veulent des livres, les Ajanils des terres à cultiver. Certains aiment l'eau, d'autre la terre ou le feu, même l'air. Tous pratiqueront l'art du combat, la magie et tous seront instruits comme une élite doit l'être. Seule Orzaal peut réunir tous ces enfants ! Elle seule peut tous les acclimater en leur faisant découvrir d'autres horizons, d'autres cultures ! exposa Ergaïl

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MessageSujet: Re: Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]   Ven 26 Avr 2013 - 15:15

Il y a des jours comme ça, où on se dit qu’il vaudrait mieux rester dans son lit.
Amy avait fait le choix de se lever pour une raison qui ne regarde qu’elle et c’est après avoir fait une chute de plusieurs centaines de mètres jusque dans la citadelle Vampyr, qu’elle se retrouvait étalée de tout son poids sur une table en marbre blanc et recouverte de poussière, morceau de ferrailles fracassées et de toile déchirée après avoir transpercé une des imposantes fenêtres de la salle du conseil. La jeune femme était désormais le centre d’attention des six plus grands dirigeants du monde et de leur conseillers attitrés aux regards aussi surpris que s’ils apercevaient un Graer dans le grand nord, accompagnés d’Ergaïl d’Orzaal et de Lucyll Freespirit assit sur un fauteuil qui la fixaient avec un regard à la fois abasourdit et nerveux.
_ Euh…bonjours tout le monde.
« Je crois pas que c’était là meilleur chose à dire…Comment est-ce qu’on a pu en arriver là… »

Amy avait finalement rejoint la citadelle Vampyr en fin d'après-midi même si la maniabilité de l'engin qu'elle avait utilisé laissait à désirer. Les évènements s'étaient terminés en une véritable catastrophe. Un vent violent et soudain la fit brusquement perdre le contrôle de l'appareil et finit par faire une chute en piqué vers le palais, la jeune femme traversa l'une des parois en verre de la face sud et entra dans la forteresse dans un fracas incommensurable. Elle avait finit sa course sur la table en marbre autour duquel siégeait le conseil et fût, contre son gré, la cause principales des évènements qui allaient suivre.      

"Je n'arrive pas à croire qu'on est atterrit là, il a fallu que ce soit la salle du conseil mais qu’est ce qu’on va faire ?"


Spoiler:
 

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Votre conscience est comme une plaie : le sang y coule à flot. Vous croyez que sauver un homme plus vertueux que vous changera quoi que ce soit ? Ce n’est là que vulgaire sensiblerie !
Vous n’êtes qu’une fillette en prière. C’est pathétique ! Vous mentez et tuez, au service de menteurs et de tueurs. Vous prétendez être différente, obéir à votre propre code, dans le but de racheter ces horreurs…mais elles font parties de vous. Elles ne disparaîtront jamais...


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MessageSujet: Re: Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]   Mer 1 Mai 2013 - 18:50

Pendant ce temps, Ambre, Dimna et Thaddeus se rongeaient les sangs dans les appartements, et étant à l'autre bout du palais, n'avaient pu entendre l'arrivée magistrale d'Amy.
Dans le salon, Ambre pestait en tournant autour de la table sur laquelle trônaient toujours les tasses de thé (froid).
- C'est insupportable ! rageait-elle. Pourquoi ne pouvons nous pas assister au conseil ?!
Dimna pensait exactement la même chose qu'elle, mais se refusant à prendre le parti de la jeune femme, objecta :
- Nous ne pouvons pas tous aller dans la salle de conseil. Imagine si tous les dirigeants emmenaient avec eux tout leur convoi ? Ce serait ridicule. Lucyll et Ergaïl nous feront un rapport détaillé avant le banquet j'en suis certaine... Et de toute façon il ne va pas se passer grand chose, ils vont se contenter d'exposer la situation et de balancer quelques arguments sans importance. Les véritables négociations commenceront demain, et cette fois nous y assisterons.
Le silence retomba, et ils continuèrent de se faire ch... de s'ennuyer profondément comme l'auteur de ce post minable.

Trololololo...

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MessageSujet: Re: Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]   Ven 3 Mai 2013 - 21:09

"Euh... bonjour tout le monde !"
La réplique banale énoncée d'un ton presque badin me fait soupirer. Tout ça va encore mal tourner. Très mal tourner. Je me lève a demi et me tiens sur mes gardes en attendant la suite des événements... qui ne me déçoivent en aucune façon.

Les souverains tout autour de la table se sont redressés d'un bond, le visage de chacun empli de surprise et, dans le cas de la maîtresse des lieux, d'une horreur indicible en voyant avec quelle soudaineté sa salle du conseil a été infiltrée par une inconnue, armée qui plus est. L'expression d'Ergaïl est inqualifiable. Eut-il été foudroyé qu'il n'en serait pas autrement. La mâchoire serrée, le regard fixe, le teint pâle, il semble prêt à exploser ou à s'effondrer... Lui-même doit se demander quelle option est la plus préférable. Le chaos est total, mais personne ne bouge pendant quelques secondes. Puis, brusquement, l'ouragan qui planait au dessus de nos tête se déclenche.

"A la garde !" crie quelqu'un. "Qu'on attrape cette intruse !" hurle la Reine des Vampyrs. "Amy ?! Qu'est-ce que tu fais là ?!" gronde Ergaïl d'un ton orageux qui n'augure rien de bon. Des Vampyrs en armes font irruption dans la pièce. Amy saute sur ses pieds et dégaine deux de ses dagues qui ne la quittent jamais sous les yeux horrifiés du Duc. Des lambeaux de tissus et les restes d'une armature métallique pendent de ses épaules pour une raison qui m'échappe. Des armes diverses apparaissent dans les mains de certains dirigeants. Je suis totalement paniquée, je m'apprête à faire de même quand mon regard tombe sur un personnage déteignant parmi tous les autres : le Magistrat des Graers n'a pas bougé. Il observe la scène d'un air flegmatique comme si rien au monde ne pouvait le perturber d'avantage que ne le ferait un moustique végétarien. Prenant exemple sur lui, je tâche de trouver une solution pour que la situation ne dégénère pas plus, étant déjà désastreuse. Prise d'une inspiration subite, je pose ma main sur ma gorge et murmure "Tùra òma" (littéralement "Voix grande, puissante"). Puis, prenant une grande goulée d'air je crie d'une voix magiquement amplifiée : "TOUT LE MONDE SE CALME !!"

L'effet est immédiat. Un silence de plomb tombe sur l'assemblée. Cela me laisse pantoise un moment, je ne m'attendais à vrai dire pas du tout à faire preuve d'une telle autorité ! Je retiens un petit rire parfaitement nerveux qui aurait pour conséquence de me décrédibiliser totalement, ce dont je n'ai absolument pas besoin pour le moment. Reprenant la parole, je dis d'une voix que je veux posée, se réverbérant dans toute la pièce : "ARRÊTEZ VOUS TOUS ! AMY WICARDOMMA LÂCHE TES ARMES TOUT DE SUITE ! ET VOUS, je montre les gardes, CESSEZ IMMÉDIATEMENT DE LA MENACER !"
Sentant que ce n'est pas le moment de discuter, la tueuse range ses lames dans leurs fourreaux tandis que les soldats hésitent sur la conduite à tenir, baissant leurs épées à demi. D'un signe bref du menton, la Reine leur impose de se retirer. J'ai le temps d'intercepter le regard ébahi que celui qui nous a guidé Ergaïl et moi me jette avant de refermer l'immense porte.

"Que signifie ceci ? s'exclame Izzet, le monarque Ajanil, Qui est cette... personne ?
- Oui, je crois que c'est ce que nous aimerions tous savoir ! renchérit l'un des Tullus
- Et comment êtes-vous entrée dans ma citadelle ?" termine Soë
Je tire Amy par le bras pour la forcer à descendre de la table avant qu'elle ne cause encore quelques dégâts. Ergaïl lui appuie fermement sur l'épaule pour l'asseoir de force dans le fauteuil qui lui était désigné, lui imposant le silence de ce simple geste écrasant d'autorité. Pour une fois, la volcanique jeune femme se plie à cet ordre silencieux sans mot dire, consciente de l'embarra dont elle est la cause. Tous les yeux sont tournés vers nous. Autant de questions impérieuses. Autant d'ennuis résumé-je intérieurement.

Le Duc inspire profondément, fermant brièvement les paupières afin de reprendre le contrôle de lui-même. Je dis bien "le Duc" car c'est le visage lisse et insondable du leader d'Orzaal qu'il arbore alors. Lui apportant du soutien, je reste debout, la main sur l'épaule d'Amy, fixant le regard glacial et furieux de la Vampyre. Puis, lentement, Ergaïl d'Orzaal prend la parole :
"Croyez bien que je suis navré du désordre que vient de provoquer l'arrivée quelque peu inattendue de notre camarade ici présente. Rassurez-vous, cette jeune femme n'est pas votre ennemie puisqu'elle nous vient d'Orzaal. Il s'agit de l'une de nos guerrières les plus émérites, Amy Wicardomma."
L'intéressée s'autorise un petit sourire qui se veut rassurant et innocent. Je tente d'arborer le même dans l'espoir de faire retomber la tension.
"Sa présence au Conseil, ou même à la Citadelle n'était à l'origine pas prévu. Mais à l'évidence, son arrivée... précipitée doit sans doute se justifier par l'apport d'une nouvelle d'une importance capitale ! Je vous demanderai donc, dans votre extrême obligeance, de nous pardonner et de reporter la séance du Conseil à demain."
Dame Selenda, soucieuse de nous sauver de ce mauvais pas qui n'augure rien de bon pour ses projets incline la tête et nous autorise à sortir d'un "Vous pouvez vous retirer, Orzaaliens."

Nous regagnons notre suite en silence, nous retenant avec force de courir. Ce n'est qu'une fois la porte refermée dans l'intimité du grand salon où Dimna, Thaddeus et Ambre arborent l'air le plus étonné qui soit (enfin... excepté pour le cas de cette dernière qui lève simplement le sourcil droit de quelques millimètres, preuve de son trouble intense), que Ergaïl déplie les doigts qu'il avait crispé autour du bras d'Amy pour lui faire face et déclarer d'une voix blanche annonçant une grande inquiétude ou une colère contenue : "J'espère que tu as une bonne raison pour t'expliquer."

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MessageSujet: Re: Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]   Dim 30 Juin 2013 - 18:06

 Une bonne raison, une bonne raison, une bonne raison, vite Amy ! Pense ! pense ! PENSE !  Se disait la jeune femme à toute vitesse avant de déglutir.
- Miss Wicardomma ! Mais que faites-vous ici ? S'exclama ahuri Thaddeus en se levant de son fauteuil.
- C’est ce que j’aimerais savoir. dit le Duc, les traits tirés par la nervosité, le teint pâle.
« Allez, trouve quelque chose n’importe quoi… »
Lucyll soupira en se dirigeant vers le canapé le plus proche, exténuée par l’excès de stress accumulé depuis les cinq dernières minutes.
- Il s’est passé quelque chose de grave à Orzaal ? Amy, je veux une réponse valable immédiatement !  Exigea Ergaïl
- C’est plutôt toi qui me dois une explication.
- Je ... quoi ?! Pardon ?!
- Parfaitement, tu m’as bien entendue ! Comment avez-vous pu partir en expédition chez les Vampyrs sans prendre la peine de m’inviter à vous rejoindre ? Je suis quand même « l’une de vos guerrières les plus émérites » non ? J’avais le droit et surtout le devoir de vous accompagner !
Ergaïl n’en revenait pas d’une telle révélation et commençait à voir rouge.
- Tu veux dire, que tu t’es infiltrée dans cette citadelle, que tu as déboulé dans la salle du conseil sans prévenir et que tu as probablement ruiné nos projets politiques uniquement parce qu’on est partis sans toi !?!
- Parfaitement ! Comment avez-vous osé, sans me prévenir !
- Tu as laissé Orzaal sans personne pour veiller, sans réseaux d'informations !?
Éructa t-il
- Ergaïl calme toi on va trouver une solution ! L'apaisa Lucyll
- Moi j’en ai une de solution ! Elle va immédiatement faire des excuses aux membres du conseil.
-Faire des excuses à ces vieux débris aux airs de snobs? Protesta la tueuse, Jamais ! En plus ce n’est pas ma faute si le conseil se trouvait dans cette salle ! Comment je pouvais savoir où j’allais atterrir !
- Atterrir ?
se disait Thadd’  
-Chacun d'entre eux pourrait manger une dizaine de tueuses comme toi au petit déjeuner et encore avoir faim ! L'invectiva le Duc
Chose à laquelle Lucyll ne douta pas une seconde, à qui le poids des regard et de leur autorité avait paru presque effrayant.
- De toute façon, il est hors de question que je m’excuse ! J’ai trop de fierté pour m’abaisser à ce genre de pratique. S'insurgea la jeune femme.
- Tu vas voir ce que je vais faire de ta fierté ! Rugit Ergaïl
La jeune femme sortit sa dague de son fourreau d'un air menaçant :
- Ose m’approcher encore d’un millimètre et je tranche ta gorge en deux.
 - Tu crois que tu me fais peur ? Rigola t-il sans le moindre sourire. Tu veux un Duel peut-être ? Mais si tu veux mon avis, il vaut mieux que ça soit moi plutôt qu'un des membres du conseil qui se sentirait bafoué. Sache qu'ici le déshonneur se lave dans le sang !

Ça suffit maintenant ! Lança Dimna avant que la conversation ne dégénère. Quelle est la situation à l’heure actuelle ?
Le Duc s'effondra dans un fauteuil, éreinté par les événements :
- Elle n’est pas très prometteuse mais Dame Selendia a réussi à nous sauver la mise de justesse en retardant la suite du conseil jusqu’à demain, répondit-il faiblement.
- Alors tout n’est pas perdu, il faut juste frapper fort dès ce soir lors du banquet, Amy ira aussi faire des excuses protocolaires auprès des différents membres et en particulier à la reine Vampyr.
- C’est vrai, j’ai tout de suite vu qu’elle ne m’avait pas à la bonne ! Ricana Amy. Mais il est hors de question que je fasse des excuses je n’y suis pour rien du tout dans cette histoire moi !
- Tu sais que c’est le comble de la mauvaise foi. Lança Lucyll maintenant détendue dans son fauteuil.
Ergaïl lui lança un regard noir, quand soudain il eut une illumination.
- Tu as parfaitement raison. Amy va allez s’excuser en public, ce sera sa punition pour avoir pratiquement tout gâché. Il va donc falloir qu’elle soit un minimum présentable. Dimna ?Demanda le Duc
- Et puis quoi encore, comme si j’allais- ouah !
La rouquine pris la tueuse par le col de son manteau de fourrure et la traîna vers sa chambre pour toute réponse, ce qui parut pleinement satisfaire Ergaïl.
- Qu’est-ce que tu fais ? Lâche-moi tout de suite !
- Ambre ! Viens m’aider je n’y arriverai pas toute seule !
- Non mais lâchez-moi toutes les deux, qu’est-ce que vous faites ! Eh ma dague ! Lucyll rends-moi ma dague ! Supplia t-elle
- Je te la rendrai quand tu te seras officiellement excusée.
- Je ne m’excuserai jamais à cette vieille peau ! Lâchez-moi tout de suite vous entendez !!!

La porte de la chambre claqua et l’on pouvait distinguer entre deux fracas de verre et de chaise qui tombe, les hurlements de protestation d’Amy et les menaces de Dimna. Ambre rigola sur le fait que la Reine était la plus belle vielle peau qu'elle ai vue. Ergaïl soupira et tenta d’expliquer au professeur ce qu’il s’était déroulé lors du conseil malgré l’interruption, avec l'aide de Lucyll. A peine avait-il fini d'expliquer la courte entrevue qu'il s'était ressaisi et commençait à prévoir un stratagème pour rattraper le coup.

Thaddeus arbitrait la réflexion de Lucyll et Ergaïl quand Dimna arriva. Brandissant une brosse à cheveux, comme devenue une arme mortelle entre ses mains expertes, elle signala :
- Il n'y a pas qu'Amy qui doit se préparer bande de sauvages ! Je vous rappelle que je vous ai chacun confectionné une tenue d’apparat !
Tenue que chacun alla enfiler sans demander son reste. Une vingtaine de minutes plus tard, chacun revenait avec ses beaux habits, ce qui faisait presque oublier que chacun d'entre eux pouvait à chaque instant sortir une dagues pour trancher ou clouer sur la table la langue de son voisin. C'est sur cette idée amusante que Lucyll entreprit d'expliquer le plan :
- Je veux que chacun d'entre vous paraisse parfait. J'entends par là poli, serviable et surtout attentif ! Nous allons tenter de retourner la bévue de Amy à notre avantage.
Cette dernière prit un air triomphant et allait lancer un « C'était voulu ! » qui s'étrangla dans sa gorge lorsque Dimna, toujours avec sa brosse lui lança un regard lourd de propos.
- Le but est que vous paraissiez inoffensifs, compréhensifs, tout en étant omniprésents auprès des dirigeants et de leurs conseillers. Je vous que vous parliez d'Orzaal et que vous leur en expliquiez tous les avantages et les bienfaits pour leurs enfants. Il faut que vous instillez cette idée dans leurs esprits mais discrètement. Nous sommes six; nous allons nous disperser, seuls vous paraîtrez moins menaçants. Lucyll ira voir le Juge des Graer, je m'occupe d' Izzet. Je vous laisse vous répartir sur les autres rois et conseillers.Exposa le Duc
C'est ainsi qu'ils partirent en direction de la salle de réception. C'était une immense salle aux lustres immenses, tous d'or et de cristal, à moins que ça ne soit des diamants. On voyait du premier regard que les Vampyrs cherchaient à montrer ici leurs richesses et leur puissance. Les couverts étaient en argent, ce qui fit grimacer Dimna. Les assiettes auraient pu ressembler à de simples ardoises polies si elle n'étaient pas veinée d'une pierre verte ressemblant à l'émeraude. La tablée était immense, car toutes les délégations des dirigeants pouvaient s'y asseoir. Des mets aussi divers que variés et nombreux rivalisaient de beauté et d'odeurs étonnantes. Ici canelle, là-bas du piment ou du gimgembre, parfois des odeurs plus fortes comme le parfum suave de l'Ylang ylang.
Malgré ce déballage de pierres précieuses et de raffinements, leur arrivée fit du bruit.
Amy était habillée de noir. Ses cheveux de jais avaient été brossés en plus complexe tresse à plusieurs pans. Ses yeux bleus avait été mis en valeur. Sa robe, longue et fendue sur le coté elle aussi d'un noir aux reflets presque électriques semblait faite de vapeur. Elle ondoyait au rythme des hanches de la tueuse de manière hypnotique et laissait aussi le haut du dos nu. L'ensemble était saisissant et la Reine des Dryades eut un sourire quand elle vit que quelqu'un semblait avoir éclipsé durant un court instant la beauté auréolée de puissance de Soë et d'elle même.
Thaddeus, impeccablement habillé d'un costume noisette et vert de pic-vert, coiffé de son chapeau haut de forme était un parfait gentleman. Sa canne, d'apparence inoffensive à la main, la chaînette d'une montre à gousset rangée dans son veston. Seule la fiole dépassant légèrement de sa poche pouvait rappeler à certains qu'il était un professeur aux potions redoutables.
Lucyll, elle, s'était départie de ses vêtements de la journée et avait enfilé une robe. Ses cheveux bouclés parsemés de fines tresses étaient rassemblés par quatre mèches entremêlées comme formant un diadème. Sa robe formant d'un magnifique camaïeux de verts, faites de plusieurs épaisseurs de d'étoffes glissait sur les dalles mouchetés. Ses yeux noisette rehaussé par un far émeraude, elle semblait concurrencer les Dryades assises à la droite de la tablée. Probablement grâce au contraste des bleus qui formait les lignes de couture et renforçait les courbes du tissu.
Ergaïl avait abandonner sa sempiternelle cape pour une chemise ample, d'un vert émeraude en dessous d'un tabard épais en cuir noir, recouvert par endroits d'un tissu vert aux armoiries d'Orzaal, sanglé d'une étoffe à la couleur du fond des rivière du Manoir. Les cheveux châtains sombre détachés et parsemés de tresses. Ses deux canons avaient été remaniés et pourvus d'un tissus vert clair. Ses bottes ferrés avaient été changées par le cordonnier, en étroite relation avec Dimna. Il abordait cette fois une paire de bottes souples en cuir sombre, cirées et de taille riche pourvus de ourlet en tissu couleur jade.
Ambre, toujours d'habitude discrète, abordait une belle tenue bleu, constitué d'un tissu souple et épousant parfaitement ses courbes de couleur bleu marine. Par dessus le posaient un corset qui sans le tissu en dessous aurait été des plus osés. Une belle robe à plusieurs pans égayait ce magnifique portrait.

Mais la plus impressionnant était Dimna, habillée d'un splendide corset avec des lacets improbables à quatre fils improbable. D'une couleur orange maltais, brodé de fils, tels les reflets d'un brasier. Sa robe constitué d'une jupe longue carmin, mais la multitude de tissus pourpre, maltaise, orange, pamplemousse , donnait l'impression qu'elle flambait. Le sourire de Dame Selendia s'élargit devant la mine déconfite de la reine Soë. Cette poignée de guerriers formaient un magnifique tableau, à tel point que l'on oubliait ce « détail ». Même Amy avait réussi afficher un ravissant sourrir. Chacun d'eux furent placé séparément, le but était bien sûr de les isolés les uns des autres. Mais leurs hôtes ignoraient que cela allait les aider ! Avant qu'il ne se quitte le Duc leur souffla :
- Quoi qu'il se passe n'intervenez pas, je vais un peu chambouler les gens ici.

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MessageSujet: Re: Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]   Sam 6 Juil 2013 - 19:33

Dimna observa les convives attablés dans la salle immense.
Partout, des sourires aimables, des rires délicats, des airs dignes, qui cachaient mal aux sens aiguisés de la jeune fille les regards scrutateurs et la tension à peine palpable qui se dégageaient de toutes ces importantes personnalités. Elle attrapa distraitement entre ses doigts (qu'elle avait pris soin de couvrir de gants légers, qui l'isolaient à merveille de l'argent des plats et couverts de ces maudits vampyrs...) une sorte de petite bille de crème aux baies d'Ishal. Elle se fit mentalement la remarque de cesser de se goinfrer et remarqua que la plupart de ses compagnons remplissaient mieux qu'elle leur mission.

Lucyll était en grande conversation avec le Magistrat des Graers, elle avait l'air d'avoir parfaitement réussi à s'accaparer son attention et parlait avec enthousiasme. Dimna remarqua cependant qu'elle cessa de faire de grands gestes lorsqu'elle faillit toucher le Graer et par conséquent, se faire rôtir la main.
Ergaïl discutait avec le Roi Izzet et sa femme Viendéa. Celle-ci semblait en désaccord avec son mari, qui argumentait avec une grande vivacité face à la sérénité convaincante d'Ergaïl.
Thaddeus bavardait gaiement avec la Reine des dryades, et Dimna pensa avec une pointe d'envie que la conversation était sans doute la plus agréable et la plus facile avec Selendia, étant donné qu'elle appuyait parfaitement leur cause...
Ambre était hors de sa vue, mais il lui semblait bien l'avoir aperçue entourée de vampyrs. Et, ô surprise! la jeune fille se surprit à la plaindre...
Quand à Amy... Dimna écarquilla ses grands yeux verts. Amy riait avec les deux représentants des Tullus. Elle semblait parfaitement s'entendre avec les deux Tullus et Dimna crut comprendre qu'elle tournait en dérision son arrivée fracassante au Conseil. Ce qui devait beaucoup lui coûter.

Ce fut sans doute cette vision qui exhorta la princesse à se reprendre en main et à éloigner sa main avide du plat de beignets glacés. Elle composa son sourire le plus charmant, arrangea brièvement les lacets de sa robe et se tourna vers le Roi des korrigans. Elle n'eut aucun mal à entamer la conversation sous des dehors mondains, parlant de la pluie et du beau temps avec toute l'innocence qu'elle pouvait projeter, avant de dériver vers la politique et aborder le sujet qui lui tenait à cœur. Elle se rendit compte que ces débats lui avaient manqués, et qu'elle adorait, vraiment, elle adorait choisir soigneusement ses arguments, convaincre, sentir que son interlocuteur dégringolait petit à petit de son côté, doutait de ses opinions et les remettaient en cause par ses simples mots parfaitement choisis.

Le temps passa vite, et Dimna se rendit compte soudain que quelque-chose se passait au centre de la salle. Amy chuchotait vivement avec Ergaïl, en se tortillant furieusement. Celui-ci grogna quelque chose, et la jeune femme s'avança comme à contrecœur sous le plus grand lustre. Les lumières se reflétaient sur elle, et sa position centrale fit bientôt d'elle le centre de l'attention. Lorsque le silence se fit, Amy se racla la gorge, offrit un visage repentant à l'assemblée et commença d'une voix claire :

"Hum... Je voulais m'excuser, auprès de vous tous, pour mon comportement....."


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MessageSujet: Re: Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]   Sam 6 Juil 2013 - 21:30

« Ergaïl espèce d’ordure ! M’obliger à faire ça, c’est…c’est inhumain ! Je vais le…..je vais le…JE VAIS LE….. » Maudissait Amy en son for intérieur.
La jeune femme sentit également le poids des visages d’une majeur partie de la foule qui l’entourait posée sur elle : Etait-ce à cause de la robe ? Ou tout simplement parce que les rumeurs filaient assez vites pour que la totalité des personnes présentes à ce banquet soient au courant de son arrivée en plein conseil ?  
«  Sans doute la deuxième solution. Dimna, Ergaïl…vous ne perdez rien pour attendre…cette maudite robe…je vais vous… » Conclut-elle en ressentant une pointe de chaleur lui monter aux joues et des tremblements de nervosité dans les doigts ; c’est cette sensation qu’elle redoutait le plus.
La dernière fois que la tueuse avait ressentit une période de stress intense, ses pulsions meurtrières étaient revenues aux galops mais ça, le Duc n’avait rien voulu savoir :

«  _ Tu vas faire ce qui était convenue. L’interpela-t-il au centre de la salle. Tu vas présenter tes excuses à ces gens. Allez au travail !
_ Et puis quoi encore ! Pesta la tueuse. Je porte déjà cette robe et je me suis ridiculisée devant les Tullus ! Ça ne te suffit pas ?
_ Fais-le. Grogna Ergaïl entre ses dents. Sinon, en rentrant, je vais faire tourner la nouvelle qu’Amy Wicardomma, « l’une de nos guerrière les plus émérites » aime porter des robes libidineuses. J’aimerai bien voir la tête de tes informateurs après ça.
Elle déglutit mais s'essaya malgré tout à garder un regard confiant.
_ Tu…tu n’oserais pas ? N’est-ce pas ?
Le regard du Duc eut une expression qui reflétait ses pensées et qui se résumait en un seul mot. Un mot parfaitement adapté : Machiavélique.
»  

Finalement, résolue à un destin auquel elle ne pouvait échapper, la jeune femme se décida de laisser place à son côté légèrement plus…amicale et commença son discours.
Elle se racla la gorge et débutât sans plus attendre.

_ Hum… Je voulais m’excuser auprès de vous tous pour mon comportement…,et en particulier à sa majesté la reine et aux personnalités importantes qui érigent ce conseil, envers les évènements qui se sont déroulés en cette demeure dans la journée. Je me nomme Amy Wicardomma et sachez que mes intentions ne visaient en aucun cas à importuner cette cérémonie que je reconnais indispensable au maintient de l’équilibre de notre monde. Ce n’était qu’un malheureux phénomène de circonstances et je vous prie, dans extrême générosité, de me pardonner car ce qui s’est produit est entièrement ma faute et non celle de mes camarades d’Orzaal.
Ils sont venus jusque ici pour vous exposer leur soutien et leur idées pour l’avenir et je vous supplie de les écouter jusqu’à la fin.
Je suis consciente que mon forfait va irrémédiablement nuire au bon déroulement de cette assemblée et aux projets de certain de ses prétendants et je suis consciente également que rien ne justifie cette interruption. Je suis l’unique fautive de ce désastre et je suis prête à en payer les conséquences…si vous en jugez nécessaire.

Amy jeta un coup d’œil autour d’elle et aperçût Ergaïl, resté en retrait et dont le regard impassible laissait transparaitre un léger sourire en coin. Elle se tourna alors vers la souveraine, dont les yeux froids et inégalables en beauté, la tueraient sur place si c’était possible.
La reine Vampyr marcha vers elle d’un pas gracieux et élancé jusqu’à lui faire face sous le lustre de Crystal, dont les reflets éclatant les illuminaient sans communes mesures.

L’assemblée retenait son souffle, attendant avec ardeur, la sentence devenue imminente.

_________________

Votre conscience est comme une plaie : le sang y coule à flot. Vous croyez que sauver un homme plus vertueux que vous changera quoi que ce soit ? Ce n’est là que vulgaire sensiblerie !
Vous n’êtes qu’une fillette en prière. C’est pathétique ! Vous mentez et tuez, au service de menteurs et de tueurs. Vous prétendez être différente, obéir à votre propre code, dans le but de racheter ces horreurs…mais elles font parties de vous. Elles ne disparaîtront jamais...


Loki, Dieu de la discorde


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MessageSujet: Re: Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]   Lun 8 Juil 2013 - 12:09

Le silence tombe sur l'assemblée quand la Reine des Vampyrs s'avance à pas lents vers Amy. Seuls quelques chuchotements osent troubler le calme factice plein de tension qui s'est abattu dès que l'Orzaalienne a fermé la bouche. Pourtant, son discours empli d'excuses et de remords a satisfait la plupart des souverains à en juger par les hochements de tête approbateurs et les clignements de paupières sereins des dirigeants les plus impassibles, que j'ai pu apercevoir pendant qu'Amy parlait. Seule Soë est restée de glace. Passant devant Ambre - qui a essayé de s'approcher d'elle pour faire valoir ses arguments en faveur d'Orzaal, mais n'a pour l'instant pu s'adresser qu'à certains éminents personnages de sa cour - et l'ignorant superbement, elle traverse la salle.

Chaque pas est une oeuvre d'art. De sa démarche pleine de souplesse et de précision, elle expose sa puissance prédatrice aux yeux de tous, asseyant son autorité à chaque tintement de talon sur le sol. Tout en marchant, elle boit le contenu de sa coupe de cristal puis pousse un petit soupir satisfait parfaitement audible dans le mutisme général, avant de la déposer sur une table qu'elle frôle dans un bruissement de tissus.

Je quitte la Reine du regard pour dévisager Amy. Je craignais de la voir se liquéfier sur place, je suis rassurée de voir qu'il n'en est rien. Amy est un roc paisible et imperturbable regardant l'avalanche sauvage se ruer vers elle sans afficher le moindre trouble. Seuls ses yeux bleus rougeoient, ce que je décrypte comme étant le signe d'une bataille intérieures pour garder le contrôle d'elle-même... et éviter une autre catastrophe.

La Reine s'arrête à deux pas de la guerrière. J'admire son courage et retiens mon souffle. La tension est palpable, le silence sépulcral, mon pouls accélère sensiblement sous la montée d'adrénaline, chacun est suspendu aux lèvres rouge sang de la souveraine qui s'entrouvrent légèrement, permettant à l'observateur avisé de deviner la pointe d'une dent singulièrement effilée. Le fauve s'amuse avec sa proie, réfléchissant au moyen le plus efficace pour infliger peur et tourment. Amy est sur le point d'exploser. Ergaïl aussi, d'après la blancheur de ses phalanges crispées. Thaddeus est carrément livide. Moi-même je n'en mène pas large, mon instinct de combattante me hurlant l'imminence du danger, je dois lutter pour empêcher mes doigts de crépiter sous l'afflux d'énergie.

Seule Dimna semble juger froidement la situation. Son regard calculateur balaye la salle, analysant réactions, chuchotements et opinions sous-jacentes. Dans son esprit défilent hypothèses et contre-attaques, établissant des stratégies pour faire face à chaque possibilité.

Je m'accroche mentalement à notre pilier politique et reporte mon attention sur la Reine Soë. Celle-ci esquisse un rictus qui ressemble au sourire d'un carnassier sur le point de mordre. Puis elle prend enfin la parole, comme on cueille une cerise mûre après l'avoir longuement considérée.

"J'accepte vos excuses... Orzaalienne."

Le phrase a été prononcée avec une lenteur délibérée. Chacun a pu discerner la petite pause qui l'a ponctuée. Je m'autorise un sourire puis croise le regard de Dimna. Qui grimace. Merde. Pas bon. Amy n'en revient pas de s'en être sortie aussi facilement. Elle s'apprête à remercier la souveraine mais celle-ci n'a pas terminé.

"J'apprécie et je respecte les êtres capables de reconnaître leurs erreurs et leurs maladresses. C'est une grande qualité que je ne puis qu'honorer."

Je plisse les yeux, flairant le piège. Mes camarades s'agitent nerveusement.

"C'est un signe d'humilité admirable, oui vraiment... C'est pourquoi aucune sanction ne sera ordonnée..."

Ergaïl incline la tête dans un geste de gratitude. Amy prudente, l'imite.

"Cependant..."

Ah, nous y voilà... Nous allons découvrir ce que la Vampyre a derrière la tête.

"Nous remarquerons que si la faute est avouée, nous ne pouvons néanmoins l'ignorer, car il y a tout de même un acte de négligence. L'irruption de Melle Wicardomma est le signe flagrant du manque de discipline qui a malheureusement cours à Orzaal, et je ne leur en tiens pas préjudice : en tant que jeune peuple encore inexpérimenté à mes yeux, comparativement à notre société, il est normal que surviennent ce genre de... d'inconvénients. J'attirerai simplement l'attention des membres du Conseil sur ce fait indéniable afin qu'ils soient pleinement conscients de leur choix lors du vote décisif qui aura lieu demain soir."

Puis, jugeant l'incident clos, elle se détourne et les conversations reprennent de plus belle. Pour ma part, je ne dis plus rien. La date du vote a été annoncée presque négligemment, comme un ultimatum distrait lancé à Orzaal. Un échange de regard avec Ergaïl et Dimna me confirme ce que je sais déjà : nous disposons de peu de temps pour réparer la bavure d'Amy... et nous avons intérêt à être convaincant. L'échéance est trop proche et l'enjeu trop grand. Amy affiche une mine sombre. Elle vient sans doute de prendre conscience du handicap qu'elle nous a imposé. Sans doute voudrait-elle se trouver à quelques kilomètres d'ici en ce moment-même... Tout comme moi. Mais ce n'est pas le moment de s'apitoyer. J'accroche un sourire aimable sur mes lèvres et me tourne vers le Magistrat Graer.

"Où en étions-nous déjà ? Nous parlions de la sécurité contestable de cette forteresse et de son isolement il me semble..."

La soirée promet d'être longue...

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MessageSujet: Re: Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]   Mar 9 Juil 2013 - 17:33

Le Duc bouillait intérieurement, le coup de la Reine était magistral. Non seulement cela lui permettait de désignée Orzaal comme un peuple immature mais en plus de dire que lui, Ergaïl d'Orzaal ne savait pas gérer ses lieutenants. Les implications politiques étaient colossales ! Dimna comme lui en avait saisie la portée, la reine avait sous entendu que Orzaal était désorganisé, mal défendue donc et qu'il n'y avait aucun vrai soldat.
Le pire dans tout ça ? Il est vrai qu'il n'y a aucun soldat et que c'est une place forte de second plan. Et que chacun des souverains avait déjà envoyé des espions depuis quelques années, ils devaient avoir en main des plan approximatifs de la ville. Pour résumé la Reine avait touché là ou ça faisait mal. Encore plus que tout les autres, ce coup était destructeur, faire penché la balance en leur faveur serait chose ardue.
Le Duc se retourna vers le couple royal pour relancer la discutions mais Viendéa le prit de court :

 - Il semblerait que vous soyez en très mauvaise position mon cher Duc.
Son air gourmand, comme si elle avait débusqué un animal particulièrement appétissant, informa Ergaïl si besoin en était qu'elle se délectait de la situation.
 - Vous savez comme moi que c'est dans ce genre de situation que les revirements les plus important on lieu. Murmura t-il à son oreille
 - Surprenez-moi. fit-elle dans un haussement de sourcil curieux
 - Vous ne lui avez pas dit ? Demanda Ergaïl à Izzet dans un sourire carnassier.
 - Je n'ai pas eu le temps, les guerres de Clans mon prit tout mon temps.  Répondit-il dans un haussement d'épaule
 - A tel point qu'il ne vient plus au lit !
On reconnaissait bien là les habitudes des Ajannils (ainsi que l'inexistance de tabous sur le sujet), et leurs souverains ne faisaient pas exception, le Duc le savait bien.
 -Mais je suis sûr que vous avez plein de choses à me dire ! Rajouta t-elle
Sans plus de cérémonie elle l'invita à s'asseoir à ses cotés, en lui plantant les griffes de sa main droite dans l'épaule, pour être sûr qu'il ne refuse pas. Les dissidents de la cour des Ajannils ricanèrent discrètement, leur Reine avait trouvé un nouveau jouet pour se faire les griffes.
Ergaïl en avait quelque peu conscience et pourtant se trouva rassuré, il avait su capté toute son attention. Car ce qui était singulier chez ce couple régnant, c'est que c'était elle qui prenait toutes les décisions autre que militaires. Si Izzet était un grand guerrier, un bon stratège et un alpha de premier ordre, Viendéa était une adepte et maîtresse des intrigues en plus de tout cela. Izzet était le symbole, le commandant, sa femme tirait les ficelles. Elle svelte et élancée, lui grand, charpenté et puissant.
Un couple régnant parfaitement complémentaire.

- J'ai proposé un marché à votre époux. Il n'a bien sûr pas voulut le conclure sans votre accord.
L'intéressé observait la salle, ce que fit par réflexe Ergaïl avant de continuer. La Reine des Vampyrs observait le manège des deux souverains avec un intérêt tout particulier. Que Viendéa l'invite à ses cotés en violant au moins cinq ou six règles de l'étiquette l'étonnait. Et l’inquiétait aussi. Mais le couple n'en avait cure, tout comme des regards amusés de l'assemblée.

Pendant ce temps, Ambre dînait encerclés de Vampyrs. Les femmes était rares chez eux et il n'était pas rare que devant la difficulté à satisfaire leurs exigeance les mâles s'intéressent aux femelles des autres races ayant les mêmes attraits, guerriers entre autres. La jeune femme captait donc toute leur attention sans aucun soucis. Au grand déplaisir des femmes Vampyrs qui n'était plus le seul centre d'intérêt contrairement à l'habitude. Ce qui d'ailleurs semblait les irritées au plus haut point.

Lucyll elle parlementait avec le magistrat Graer, il était amusant de noté que la différence de taille entre eux. Qui ne semblait d'ailleurs aucunement les gêner. Et la discutions qui allait bon train avait les argumentations les plus poussées de la salle sans aucuns doutes.
 - Cette forteresse est effectivement militairement surcharger cependant le nombre de Vampyrs ne permettrait pas protéger une telle surface de muraille. Seule une armée beaucoup plus importante le permettrait. Exposa Lucyll
 - Je ne suis pas d'accord, la sciences des armes des Vampyrs est sans égale. Ils peuvent couvrir beaucoup plus d'espace qu'un homme lorsqu'ils défende une portion de mur.
 - Oui mais il perdent en efficacité, il serait bien meilleurs sur une plus petite surface. Pour moi c'est effectivement un place forte mais pas autant que la Reine le dit. Nous sommes d'accord qu'une armée payerais la prise de chaque enceinte par un lourd tribut. Cependant, soyons honnètes, une attaque est peut probable, cette citadelle disproportionnée est purement dissuasive.
 - Peut être mais si personne ne l'attaque c'est justement car elle est dissuasive, on ne peut pas en dire autant d'Orzaal. Releva le Magistrat
 - Oui cependant comme pour les vampyrs, l'accès à une armée nombreuse est extrêmement complexe, c'est plutôt ça qui dissuadent nos ennemis. Eux les montagnes, nous les forêts. De plus les Dryades nous protègent, ce qui n'est pas rien. La bâtisse ni est pas pour grand chose dans les deux cas. Argumenta t-elle
- Vous n'avez pas tort. Concéda l'impossant Graer
- De plus un Manoir comme Orzaal est beaucoup plus simple à défendre quand il s'agit d'infiltration. Tout simplement car il est plus petit. Nous ne devons pas perdre de vu que les Assassinats peuvent être monnaie courante. Il me semble que vos espions ont eu beaucoup plus de mal à s’infiltrer chez nous que dans cette citadelle, je me trompe ?
Amy avait épinglé quelques espions de tout bords les deux années précédentes, certains étaient repartis avec leur slip en guise de mouchoir avec quelques traces d'interrogatoires. D'autres n'étaient jamais ressortis. Dans ce monde, la surveillance était monnaie courante.  
- Mmh …
C'est ainsi que pendant toute la soirée Lucyll donna matière à réfléchir au magistrat.

Dans un même temps, Amy était en pleine discutions avec quelques Tullus dont deux des membres du conseil. Ces derniers essayait d'obtenir plus d'information en la faisant boire. Mais c'est dépité, au bout de d'une douzaine de bouteilles qu'ils abandonnèrent l'idée en observant qu'elle résistait aussi bien qu'eux à l'alcool. Ils reprirent donc la discutions mais Dimna avait eu le temps de discerner comme une pointe de respect dans leur regard. Ergail vit que chacun de ses camarades était affairé mais mit du temps à trouver Thaddeus, la dernière fois qu'il l'avait vu c'était avec la Matriarche. Quand enfin il l'aperçut, le scientifique était en pleine discutions avec la Reine des Dryades et sa majesté Oenagh la Reine des fée.


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MessageSujet: Re: Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]   Sam 13 Juil 2013 - 12:21

Thaddeus eût le bref sentiment qu'il aurait du s’étaler terre et non pas simplement s'incliner. La soirée avait très bien commencer, il avait engager la discutions avec dame Selendia. Cette Dryade parmi les plus puissance aurait probablement put le réduire en quelques seconde à un petit tas de poussière. Pourtant il commençait à ce faire à l'aura de puissance et de pouvoir des souverains. Et donc à dissimuler son stress. N'étant pas magicien d'ailleurs il ne pouvais pas réellement percevoir leur auras. Que Lucyll et Ergaïl jugeaient … écrasantes. Malgré le fait d'avoir surmonter tout ça, il ne put réprimer ce sentiment d'infériorité lorsque la Reine des Fées, son Altesse Oenagh  s'immisca dans leur discution. Il déglutit.
Elle était magnifique, comme presque tout les autres souverains. Paré d'une belle robe aux tissus diaphane et vaporeux qui l'enlaçaient,  des cheveux châtains cascadant sur ses épaules et ses hanches. Et un visage fin et souriant. Elle avait comme les autres le port altier. Comme les autres elle était entourée de cette aura que l'on perçoit que chez les meneurs. Pourtant, elle avait quelque chose de plus.
Si les yeux émeraude de Dame Selendia reflétait la sagesse due à une existence de plus d'un millénaire, les yeux bleus de son Altesse Oenagh  semblaient plus profond que l'océan de l'ouest. On pourrait s'y perdre. Car Oenagh , elle, était la sagesse incarnée.
C'est sur ce constat que Thaddeus, après un instant d'égarement, et avoir déglutit péniblement tenta de promouvoir Orzaal tout en surmontant son stress.


Alors que Thaddeus s'inclinait et prenait congé auprès de ces majestés pour s'asseoir à sa place pour le repas. Alors que Ergaïl parlementait avec le couple souverain d'Alara, que Lucyll assénait argument après arguments comme on martèle une épée. Alors que Amy buvait, que Dimna sous la couverture d'une discutions banale parlant de tissus et de musique instillait une argumentation pour défendre Orzaal auprès du roi gnome. Ambre, elle, galvanisait les troupes de l'ennemi.
Assise à la table de banquet, entouré de jeunes Vampyrs. Voilà plus d'une heure que chacun d'entre eux se targuait de leurs exploits :

-Une fois j'ai croisé une Wyvern ! On était trois de la citadelle, c'était un monstre énorme. Heureusement, nous sommes parvenus sans mal à l'occire. Se vanta l'un d'eux.
-Avec des épées ? S'exclama Ambre
-Non des lances, heureusement nous en avions.
-Le pire c'est les déchus, ils sont aussi fort que nous et chaque année nous avons pour tache d'en tuer un à nous seul.
Les déchus, c'était ainsi qu'ils nommaient leurs confrères ayant succombé à l'appel du sang.
-Oui, plus ils sont vieux, plus il est dur de les défaire.
-Comme vous à la citadelle ? Remarqua la jeune femme.
-Exactement ! Enfin c'est souvent comme ça, seul les meilleurs survivent longtemps, se targua un vampyr aux cheveux cendre . C'est pour ça que le conseillé de la Reine est craint de tous.
-En fait c'est probablement le seul Vampyrs à rivaliser au combat avec les femmes de la famille royale. La Reine et sa sœur sont elles aussi de terribles combattantes. Il paraît même que par le passé, l'un d'entre eux à déjà terrasser plus de cinq-cent hommes en étant seul. Même moi je n'ai pas réussi à tenir contre le conseillé plus de cinq secondes. Bon il faut dire que les humains sont rarement très fort mais quand ...
ricana son voisin
-Je paris que n'importe le quel de nous six pourrait battre l'un d'entre vous en duel, ne sous-estimez pas les humains. Dit-elle en plantant son regard dans le leur.
Et ils perçurent très bien la provocation.
-Voudriez vous vous battre jeune fille ? Rigola l'un d'eux.
-Je pense que ça arriva très bientôt, ne précipitons pas les événements. Je suis sûr que vous êtes tous très motivez, et je ne voudrais pas vous décevoir ! Répondit Ambre en plaisantant d'un tons badin.
Pourtant, ils ne sortirent pas de table, ce n'était pas une insulte et leur Reine ne le tolérerais pas. Alors ils supportèrent le sourire goguenard d'Ambre. Ces Vampyrs étaient jeunes et avaient le sang chaud. C'était suffisant pour faire pencher la balance en cas de besoin. Si il étaient suffisamment impétueux ça pourrait les aider.


-Mademoiselle Freespirit, j'entends vos arguments et ils sont pertinants. Cependant, ceux de cette citadelle le sont plus encore. Comment allez vous me convaincre ? Je veux des preuves tangibles.
-Des preuves tangibles ? S'exclaffa t-elle, Vous voulez voir mon collègue Thaddeus faire fondre le sol ? Vous voulez des feux, des explosions, des démonstrations ? Je vous propose mieux, je vous offre de voir tout ça et plus encore !
-Et comment ? S'inclina t-il pour penché sont oreille de roche magmatique à son niveau.
-Des duels, murmura Lucyll.

-Oui des duels ! asséna Ergaïl
Viéndéa était éberluée et le Duc se fit la remarque que ce spectacle n'avait pas de prix.
-Donc vous proposez des duels si l'issue est mauvaise ? Contre des vampyrs c'est risqué mais soit réfléchi Izzet.
-Très bien mais que gagne t-on, si nous interférons en votre faveur ? Demanda la femme Ajannil.
-Nous savons tout les trois, que nous ne pouvons juger réellement d'un enseignement que sur une « expérimentation ». Or nous n'en avons pas le temps. Nous savons aussi que les jeunes Ajannils s’accommoderont aussi bien du froid glacial que du climat tempéré d'Orzaal. Contrairement au fées qui serons probablement en notre faveur pour être proche des forêt. Vous avez la chance d'avoir un pelage qui s'adapte. Exposa le Duc.
Les yeux de Viéndéa s'étrécirent, car elle focalisa toute son attention sur Ergaïl, comme les félins le font sur une proie.
-Je vous propose une close commerciale. Vous êtes les principaux fournisseurs en vivres pour cette partie du monde, et je sais que vous n'aimez pas l'ombre que vous fait Orzaal sur cette région. Susurra t-il.
-Vous avez le don de m'intéressez, continuez. Fit-elle, toute chaleur disparue de sa voix.  
-Je vous suggère un traité stipulant que Orzaal ne commercialisera plus, pendant une dizaine d'année, cinq produits différents de votre choix.
-Très bien, nous vous interdisons l'exportation, à titre officiel ou non, de datte, d'ylang, d'orge de blé, de markave et saune. Ainsi que tout les produits qui en sont dérivés. décréta Viéndéa.
-Mmh, c'est une de plus …
-Vous avez été trop prompt à nous le proposer, il est clair que malgré ça vous aller quand même accepter. De plus la situation que nous vous aiderons à obtenir comblera aisément ces désagréments économique d'exportation, vous allez pallier facilement à ce manque grâce aux inscriptions des élèves à votre école.
-Nous avons donc un accord, grommela Ergaïl.
-Notre peuple est nombreux, nous voulons aussi cinq place supplémentaires, ordonna Izzet
-Impossible, nous accepteront le même nombre d'élèves de chaque peuple pour un équilibre plus juste. Et seulement les enfants ayant plus de cinq mille fayz. Le fayz est une unité de puissance magique, il correspond à l'aura perceptible au repos.
-Parfait, rajoutez l'Arima dans les interdictions. Trancha Izzet.
-Marché conclu, votre entière coopération en échange du monopole sur ces produits.
-Vous trouverez le contrat dans votre suite demain. L'informa Viéndéa

Le banquet ce déroula tranquillement au cours de la soirée, chacun essayait de tirer son épingle du jeu. La politique allait bon train et chacun s’affairait. Chaque souverains dînait avec qui bon lui semblait à ses cotés et les Orzaaliens s'en tirèrent plutôt bien. C'est sur ce constat que Ergaïl quitta la salle discrètement après avoir ficelé plusieurs contrats avec différents partis. Amy s'aperçut qu'il s'éclipsait et ne put que le détester de prendre congé alors qu'elle était occupée à traité avec les Tullus. Comme si elle était une diplomate ! L'idée la faisait rire et frémir à la fois en y repensant. Lucyll elle avait fini de persuader le magistrat Graer et put le rattraper.
-Que va tu faire ? Lui demanda t-elle
-Rendre visite à une vielle connaissance.
-J'imagine que tu as fait tout ce que tu voulait faire ici ?
-Oui, effectivement
répondit-il avec un sourire.

Ils marchèrent dans les couloir de la citadelle durant une vingtaine de minutes. D'abord dans des pièces magnifiquement parées de tentures, de statue et de peintures, puis peu à peu, cela devint délabré, vieux, abandonné. Il était claire que cet endroit n'était plus utilisé depuis longtemps.
 -Nous allons voir Elmensië. C'est la mère de Ambre mais aussi mon ancien maître. Malgré le fait que ça soit la sœur de la reine, conformément aux lois, elle fut jugée. Les Vampyrs n'aiment pas partager leurs femmes. Du fait quelles sont minoritaires et sont la clef de voûte de leur race, elle ont beaucoup de pouvoir mais aussi de devoir. Comme ne pas s'éprendre d'un non vampyr.  Pourtant Elmensië tomba amoureuse de Dornan. Mais tu sais déjà tout ça je crois.
Il prit une bifurcation ou le sol devenait très poussiéreux.
-Elle fut jugée comme une paria et mit à l'écart. Sa force est telle que tous la redoute, elle fait surement parti des dix vampyrs les plus forts de cette citadelle. Mais son influence est maintenant nulle.
-Donc si je comprends bien, tu vas vraiment faire une visite de courtoisie. Pas question de trouver de l'aide ici,
soupira Lucyll.
-Elle n'a plus d'influence mais elle est extrêmement bien informée et elle connaît tout les rouages de la politique de sa sœur, expliqua t-il. Cependant, il est vrai que je n'y vais pas pour parler politique. Juste pour voir comment ce porte mon maître après ces six dernières années.
-Et tu te repère avec les empruntes de pas dans la poussière pour trouver notre chemin dans ces inconcevables méandres de tunnels, murailles et couloir ?
-Ainsi qu'à ma mémoire.
-C'est pas très rassurant ...
se moqua la jeune femme.

Cependant ils arrivèrent sans encombres jusqu'à une porte, visiblement en meilleur état que les autres. Le Duc frappa avec le heurtoir, trois coups brefs et un long.
La dénommée Elmensië ouvrit la porte instantanément, comme si elle attendait derrière depuis longtemps. L'ancien maître d'Ergaïl se tenait devant eux. Cette femme visiblement puissante et forte par le passé, paraissait maintenant comme ternie par les années de recul. Sa chevelure, jadis flamboyante comme des braises grenat ne possédait plus l'éclat d'antan. A l'instar de sa peau d'albâtre, qui altérée, apparaissait comme bleuît par tout ce temps d'isolement. Même ses vêtements, donnaient l'illusion d'être recouvert poussières car aucune lumière ne s'y reflétait.
Durant un instant elle resta vacillante à l'entré, puis l'ancien maître tomba dans les bras de l'élève. Avant qu'Ergaïl ne l'engloutisse dans son étreinte, Lucyll croisa son regards. Ses yeux couleur d'ocre, rougis par les larmes, n'avais plus d'éclats. On y trouvait là toute la force de la famille royale mais surtout toute la tristesse d'une mère éplorée forcée d'abandonner époux et fille six ans plus tôt. Caressant ses cheveux, il murmura à son oreille :

- Bientôt.

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MessageSujet: Re: Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]   Mer 17 Juil 2013 - 21:54

Le clapotis incessants de gouttes d’eau, extirpa Amy de son sommeil particulièrement lourd et elle ressentit un horrible mal de crâne, comme si dix hommes s’amusaient à frapper de toute leur force sur leurs tambourins respectifs, à l’intérieur de sa boite crânienne.
_ Réveilles-toi, c’est le matin. Lui annonça une voix amicale qui résonna dans son oreille.
Les paupières lourdes et les effets secondaires de l’alcool ne lui facilitait pas la tâche et reprendre ses esprits aussi rapidement s’annonçait donc ardu, même pour une grande buveuse comme elle.
Le banquet s’éternisa et les invités ont regagnés leurs suites respectives tard dans la nuit, exténués voir somnolents pour certain, quand d’autre ne purent se lever de leurs chaises à cause d’un trop grand coup dans le nez.
Au fur et à mesure qu’elle émergeait, des bribes de souvenirs lui revenaient en mémoire même si ce qu’elle avait fabriqué ou raconté au bout de la dixième bouteille ne lui reviendrait sans doute jamais. Peut-être s’était-elle endormit sur la table, un pichet à moitié vide de Syriplis à la main avec les autres Tullus ?
La jeune femme en arriva à envisager cette hypothèse lorsqu’elle se sentit assise sur une chaise et toujours dans son habit de galas, puis elle esquissa un sourire, en pensant que Dimna lui ferait une scène en découvrant l’état certainement déplorable dans laquelle elle avait mis sa robe de soirée.
_ Allez ! Debout fainéante !
L’appel fut plus insistant que le précédent et c’est accompagné d’un grognement de protestation qu’Amy se décida à ouvrir les yeux même si la motivation et l’envie n’étaient pas au rendez-vous.

« A tous les coups, c’est Ergaïl qui va me sermonner pendant des heures…ou alors c’est Lucyll qui vient se moquer de mon état…»  

Un coup énergique reçut dans la mâchoire la stoppa net dans ses réflexions et elle commença à y voir avec plus de netteté comme si le choc lui avait remis les idées en place : Amy se trouvait dans une pièce humide dont les murs fais de pierres granuleuses se cachaient sous de la moisissure et quelques toiles d’araignées. C’était une salle faiblement éclairée par une petite fenêtre, donnant sur le ciel blanc et immaculée de la région montagneuse où siégeait la citadelle Vampyr ; un ciel qui annonçait une chute imminente de flocons.
_ J’ai dit réveilles toi.
Les paroles se firent beaucoup plus froides et autoritaires que pour les précédents appels et faisaient comprendre à la tueuse que ses déductions antérieurs se révélaient être totalement fausses.
Elle distingua dans l’obscurité un homme assez jeune, vêtu de noir et qui la dévisageait avec un certain dédain, voir une once de dégout. Aussi, elle tenta de se lever mais ses mains et ses pieds s’immobilisèrent.
_ J’ai été attaché ? S’insurgeât-elle en prenant conscience de son état, en se débattant furieusement et en oubliant par la même occasion ses maux de têtes à répétition. Qu’est-ce que ça veut dire ? Où je suis et qu’est-ce que je fais là ? Toi là ! Si dans cinq secondes tu ne me libères pas tout de suite : je te massacre !  
_ Bien. Commença-t-il avec une extrême lenteur. Maintenant que tu as émergé, je vais t’expliquer pourquoi tu es ici.
Il s’approcha à une vitesse hallucinante, si grande qu’Amy eut peine à le suivre du regard et saisit sa chevelure noire de manière à pencher sa tête en arrière. L'homme approcha ensuite son sourire carnassier (dont on pouvait distinguer ses crocs effilés comme des lames de rasoir ) si près de son oreille que la jeune femme pouvait désormais sentir son souffle chaud effleurer sa nuque.
_ Notre reine. Commença-t-il en prenant soin d’articuler chacun de ses mots. N’aime pas les gêneurs. Tu comprends ? Elle a des projets et elle compte les mettre à bien…et toi, et tes compagnons… vous êtes…des…gêneurs.  
_ Où sont mes camarades ? Demanda-t-elle inquiète. Si jamais toi ou tes petits copains avez osé-
_ -On s'occupe de toi d'abords. La coupât-il d'un ton ferme. Tes camarades Orzaaliens viendrons plus tard, on attend juste le bon moment. Je me demande quel goût ont leur sang, celui de ta charmante amie blonde à l'air particulièrement appétissant...

La jeune femme n’en revenait pas, cette sorcière de Soë n’en avait en réalité que faire de ses paroles ? Elle et les autres se sont fait manipuler depuis le début ?

_ Ça valait bien la peine que je m’excuse dans ce cas. Ricana Amy sans pour autant afficher le moindre sourire.  
_ Exactement. C’était perdu d’avance pour vous dès que sa majesté a appris ce que vous comptiez faire en venant ici. Toi et tes amis…vous n’avez rien à faire chez nous et vous n’en repartirez pas d’ici vivant…
La tueuse se mit à rire, un rire jaune qui résonna dans la pièce où elle était enfermée et qui énerva au plus au point son interlocuteur.
_ Et vous vous prenez pour un peuple, une race honorable ? Votre reine fait des coups bas en vous changeant d’éliminer ce qui la dérange ? C’est ça être un Vampyr ? Vous me faite plus pitié qu’autre chose !
La tueuse sentit une vive douleur lui parcourir le ventre juste en dessous de ses côtes et un filet de sang couler depuis la commissure de ses lèvres. L’homme la dévisagea d'une haine farouche et brandissa son poing pour la frapper une deuxième fois.
Cette tâche accomplit, il la redressa de nouveau en saisissant sa gorge.
_  Sa majesté ne nous a rien demandé, moi et les miens agissons de notre propres chef et nous sommes fière de laver notre honneur et celui de notre reine en ce moment même. Notre race est la plus puissante et notre citadelle la plus imprenable de toute ! Comment une simple humaine, un être aussi faible et impuissant tel que toi, a-t-il réussit à y entrer sans attirer l’attention, armée et attenté délibérément à la vie de notre souveraine ? La seule explication possible est que tu aies été aidée de l’intérieur, je me trompe ? Dans ce cas, nous allons nous faire un plaisir d’éliminer les personnes qui ont commis un tel acte de trahison envers leur propre peuple. Notre race gardera ainsi son honneur et son prestige ! Alors maintenant parles ! Qui sont-ils ?
Plus il parlait, plus sa main se resserrait sur le cou de la jeune femme qui commençait à manquer cruellement d’air mais elle se risqua quand même à parler et cette fois c'était surtout pour le gout de la provocation.
_ Que je te révèles ou non comment je suis venue ne changera pas grand chose mais si tu veux tout savoir, je n'ai été aidé par personne. Cette Citadelle, soi-disant imprenable est un véritable gruyère...vous ne valez pas mieux comme guerrier que des pecnots non armés.    

Puis les coups s'enchainèrent et la matinée promettait d’être particulièrement longue...  

_________________

Votre conscience est comme une plaie : le sang y coule à flot. Vous croyez que sauver un homme plus vertueux que vous changera quoi que ce soit ? Ce n’est là que vulgaire sensiblerie !
Vous n’êtes qu’une fillette en prière. C’est pathétique ! Vous mentez et tuez, au service de menteurs et de tueurs. Vous prétendez être différente, obéir à votre propre code, dans le but de racheter ces horreurs…mais elles font parties de vous. Elles ne disparaîtront jamais...


Loki, Dieu de la discorde


Dernière édition par Amy Wicardomma le Dim 28 Juil 2013 - 13:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]   Lun 22 Juil 2013 - 21:16

La nuit est déjà bien avancée quand je m’écroule sur le lit immense de la chambre que m’ont octroyé les Vampyrs. Je prends tout de même le temps d’ôter la fabuleuse robe choisie par Dimna afin de ne pas risquer de l’abimer dans mon sommeil. Autant éviter de me faire assassiner par un loup-garou demain matin, nous avons déjà suffisamment à faire avec nos susceptibles hôtes.
Je ne sombre pas immédiatement dans les bras de Mophée cependant, car une image flotte à la lisière de ma conscience : l’entrevue émouvante d’Ergaïl et de son ancien maître m’a boulversée plus que je ne l’aurais cru. Elmensië était comme plongée dans un gouffre de désespoir duquel seul son élève semblait en mesure de la sortir. Ses yeux éteints, ses cheveux ternes, ses joues émaciées, tout en elle sourdait la détresse. Très peu de mots avaient été échangés, mais les étreintes et les regards avaient parlé pour elle. Tout tenait en un manque, un cri, un nom : Ambre.

Je suppose que je me suis finalement endormie, vaincue par la fatigue car un rayon de soleil venu me chatouiller le visage me fait ouvrir les paupières. Je me redresse, repousse draps et couvertures, passe les doigts dans mes cheveux afin de leur donner un semblant d’ordre (mais qui m’offrent surtout une jolie démonstration de leur indiscipline), et me lève. Les dalles sont froides sous mes pieds nus. Je revêts le chemisier bleu ciel et le pantalon gris perle que Dimna m’avait conseillé la veille, mais enfile par-dessus mon long manteau blanc à bordures noires car les courants d’air glaciaux de la Citadelle ont le don de me frigorifier…

Il est encore tôt d’après la hauteur de l’astre solaire que l’on aperçoit, rougeoyant dans les ombres de l’aube. Je n’ai pas l’habitude d’être aussi matinale. Plutôt que de rester sans rien faire, je décide d’aller marcher un peu, afin de m’aérer l’esprit. Je sors de la chambre. Les portes de mes compagnons sont closes et je perçois leurs respirations régulières. Amusée par l’un d’eux, je traverse la suite. Je m’immobilise soudain. La chambre d’Amy est vide, la porte béante. Cela ne serait pas inquiétant à un détail prêt : le lit n’est pas défait. Où a donc dormi Amy cette nuit ? Après avoir offensé la Reine Soë, la disparition de la jeune femme ne peut être que préoccupante.

Que faire ? Eveiller les autres ? La nuit est déjà bien trop courte pour que je me permette de l’abréger sur un simple pressentiment. Après tout, la tueuse n’en fait qu’à sa tête et avertir tout le monde qu’elle rôde quelque part dans la forteresse n’est sans doute pas la meilleure chose à faire… d’autant que nous affrontons le Conseil ce soir, et nous avons déjà beaucoup de paramètres en notre défaveur. Attendre qu’elle reparaisse ? Oui, mais s’il lui était réellement arrivé quelque chose ?...

Après quelques instants de délibération silencieuse, je tourne les talons pour revenir dans ma chambre, fixe les sangles de mon fourreau à ma ceinture et quitte la suite. Je préfère porter l’épée au côté avant de m’aventurer seule dans les méandres de la Citadelle.

Je décide de voir si Amy n’est pas tout simplement tombée de sommeil après sa soirée de beuverie diplomatique. En retrouvant la salle du banquet, je constate que mes prévisions s’avèrent fausses, bien que quelques Tullus ronflent paisiblement sous la table.

Indécise, je reste sur le seuil un moment, réfléchissant à d’autres hypothèses quand un souffle sur ma nuque me fait sursauter. Je me retourne brusquement, la main sur le pommeau de Subtile. C’est un Vampyr, grand et émacié, très pâle, les cheveux d’un noir aux reflets presque bleus et aux yeux étrangement pourpres qui se tient derrière moi. Il s’incline à demi et s’excuse :

« Veuillez me pardonner si je vous ai effrayée, Orzaalienne, ce n’était pas mon intention. J’imagine que vous cherchez Miss Wico… Wido…
- Wicardomma, je corrige machinalement, C’est exact. Sauriez-vous où je puis la trouver ? Elle n’a pas rejoint notre suite hier soir. »

Mon interlocuteur esquisse un sourire inquiétant, mais je mets cette impression sur le compte des longues dents pointues découvertes par l’étirement de ses lèvres fines.

« En effet… Votre amie… ne se sentait pas bien après la quantité impressionnante de boissons alcoolisées que les Tullus lui ont fait ingurgiter… Nous l’avons donc portée à l’écart… après d’un guérisseur. »

J’ai bien remarqué ses hésitations imperceptibles, mais encore une fois, j’ignore la sonnerie d’alarme qui fait rage dans un coin de ma tête, et interprète cela comme une marque de courtoisie du Vampyr, choisissant ses mots avec soin pour éviter de traiter un membre de délégation étrangère d’ivrogne.

« Je peux d’ailleurs vous conduire à elle, afin qu’elle trouve, à son réveil, un visage familier. »

J’accepte avec gratitude et suis docilement le Vampyr dans le dédale de couloirs, soulagée de m’être inquiétée pour rien. Amy traînera seulement une monstrueuse migraine jusqu’à la fin de la journée, rien de comparable à ce que Soë aurait pu lui infliger en guise de châtiment, au gré de son humeur versatile.

Ce n’est qu’après une longue marche silencieuse que je commence de nouveau à soupçonner quelque chose. Intriguée par les détours et l’éloignement significatif de la salle du banquet, je demande innocemment :

« Est-ce encore loin ? Il est étrange que vous ayez parcouru un si long chemin pour soigner ma camarade…
- Nous y sommes presque. Notre guérisseur a besoin de calme, c’est pourquoi il travaille dans un endroit un peu… à part
. »

Je tâche de mémoriser le chemin mais je suis totalement perdue. Je suis comme prisonnière de mon guide. Je continue néanmoins de le suivre car cette fois j’en suis sûre, Amy est en danger. Enfin, le Vampyr s’arrête devant une porte.

« Entrez. » fait-il en poussant le battant.

La pièce est sombre est un escalier en colimaçon monte dans les hauteurs d’une tourelle. Je m’avance méfiante.

« Votre amie est à l’étage. »

Je passe devant lui. Grossière erreur. Un choc à l’arrière de la tête et tout devient noir.



Quand je rouvre les yeux, la première chose que j’aperçois est Amy, le visage ensanglanté et la pommette bleuie, ligotée sur une chaise. La seconde, deux Vampyrs dont mon guide, nous observant d’un air mauvais. La troisième, mon épée, sur les dalles, près de la porte, hors de portée. Est-il besoin de préciser que je suis également attachée ?

« Tiens ! Blondinette est réveillée ! Au moins, celle-ci est humaine, je sens l’odeur de son sang d’ici, et cela m’a l’air tout à fait appétissant ! »

J’émets un vague grognement. Du sang à effectivement coulé de ma tête à l’endroit où l’on m’a frappée. Puis la signification des paroles du Vampyr me heurte de plein fouet : des Renégats. Ici. Au cœur de la Citadelle. Des buveurs de sangs.

« Sans doute la vue de Blondinette t’inspire-t-elle quelques réponses ? »

Le Vampyr aux cheveux noirs s’adresse à Amy tout en s’avançant vers moi à pas lents et mesurés, comme pour laisser le temps accentuer sa question et ses menaces sous-entendues. La jeune femme fixe nos geôliers tour à tour puis crache d’un ton dédaigneux :

« Je n’ai rien à vous dire, si ce n’est que le sang doit vous ramollir la cervelle ! Je vous ai déjà dit que j’étais venue sans aide ! »

L’autre Vampyr, aux cheveux blancs retenus par un lien de cuir, lui donne un coup dans la mâchoire qui me plonge aussitôt dans une rage folle et me fait tirer sur mes liens.

« Qu’est-ce que vous voulez ? je rugis en colère
- Le nom des traîtres qui l’ont fait entrer aussi facilement dans cette forteresse, et que vous renonciez à votre projet d’élever et de former nos futurs meneurs ! Seule notre race est suffisamment forte pour avoir cet honneur ! Si vous refusez, comme je e crois d’après l’arrogante assurance dont vous faîtes preuve devant notre Reine, alors vous mourrez !
- Avez-vous conscience des conséquences qu’occasionnerait la mort de six émissaires Orzaaliens ? Le Conseil ne vous confieront jamais leurs enfants ! Et vous vous attirerez les foudres des Dryades !
- Qu’importe si notre honneur et nos enfants sont saufs ? Assez parlé ! Je vais dès à présent donner à ton amie une bonne raison d’obéir ! »

D’un geste brusque, il m’attrape par les cheveux, exposant ma gorge et découvrant ses crocs. Ma réaction est instinctive. Je libère ma fureur dans un cri : « LERYA ! »


Un éclair argenté illumine la pièce, agressant les Vampyrs sensibles à la lumière.
Les liens d’Amy se rompent et tombent au sol.
Les miens se vaporisent.


Deux dents acérées se plantent dans ma chair.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]   Sam 27 Juil 2013 - 19:21

Dimna fut réveillée par un bruit de pas dans le couloir.
...
Enfin, réveillée est un bien grand mot pour désigner l'action qui suivit : elle ouvrit un œil, découvrit à la lumière rubis qui tombait des carreaux de sa fenêtre que le soleil venait tout juste de se lever, maudit d'un vague grognement le ou la barbare qui se levait à une telle heure et se rendormit aussi sec.

Hum. Passons sur cet épisode peu glorieux de la vie de la princesse, qui, si elle avait été un tant soit peu plus courageuse ou moins feignante, aurait du se lever afin de vérifier ce qui se passait dans le couloir. Mais comme elle ne le fit pas, ce n'est qu'une heure plus tard qu'elle sortit de sa chambre pour de bon, et découvrit que Lucyll et Amy avaient disparues.
Le lit de Amy étant toujours dans l'état où elle l'avait laissé la veille (c'est-à-dire impeccablement fait), Dimna conclut que la jeune femme n'avait pas passé la nuit ici. Lucyll en revanche avait du quitter la suite peu de temps avant sans doute...
"Sans doute une heure! pensa Dimna. Elle s'est levée et est partie à la recherche d'Amy!"
Elle réfléchit un instant. Ouvrit les trois portes des chambres d'Ambre, Ergaïl et Thaddeus. Pris une grande inspiration. Et hurla.
- DEBOUT BANDE DE LARVES!!!!!
La réaction ne se fit pas attendre. Les trois larves jaillirent de leur lit, les yeux écarquillés, l'arme au poing, prêts à faire face aux présumés ennemis ayant envahis leur suite. Ne voyant que Dimna plantée dans le couloir, l'adrénaline retomba quelque peu..
- Dimna ! Mais que se passe-t-il? demanda Thaddeus, vaguement ahuri.
- J'espère que tu as une bonne raison de nous... grommela Ambre en baillant.
- Sauf si vous considérez la disparition de Lucyll et d'Amy comme peu importante, alors oui j'ai une bonne raison de vous extraire de vos lits! rétorqua Dimna.
Elle résuma rapidement la situation, ce qui acheva de réveiller ses compagnons.
- Il faut que nous les retrouvions et vite! déclara Ergaïl. Elles ne sont sans doute pas loin, et peut-être qu'elles vont très bien, mais avec Soe on peut s'attendre à tout... Nous allons nous séparer, nous serons plus efficaces. Thaddeus et moi allons voir à l'infirmerie, à la salle de banquet, et tous les endroits où elles peuvent être si tout va bien. Ambre, Dimna, cherchez plutôt dans les endroits plus reculés du palais, interrogez les gens, restez discrètes.
Les équipes ainsi chargez de leur mission respective, les deux hommes s'éloignèrent en direction de la salle du banquet. Ambre et Dimna échangèrent un regard vaguement assassin, juste pour la forme et s'élancèrent à leur tour.
Elles rencontrèrent plusieurs personnes, mais leurs questions volontairement évasives restaient sans réponses. Non, personne n'avait vu deux jeunes femmes de la délégation d'Orzaal. Non, ni la blonde, ni la celle qui s'était écrasé dans la salle de Conseil. Non ils ne savaient pas, et ils aimeraient bien allez prendre leur petit déjeuner maintenant.
- Tout cela ne sert à rien! gronda Ambre après un nouvel échec.
- Tu as raison... Je propose de changer de méthode! murmura Dimna en souriant.
Elles retournèrent à la porte de leur suite. Dimna se concentra et laissa échapper à son contrôle un seul de ses sens de loup : l'odorat. immédiatement, toutes les odeurs se firent plus intenses, nouvelles et plus nombreuses.
- Ambre? Je n'ai pas les yeux jaunes rassure-moi?
- Non...
Ambre la détailla et tordit la bouche d'un air ennuyé.
-... par contre tes mains risquent d'attirer l'attention.
Dimna soupira en découvrant de longues griffes effilées au bout de ses doigts partiellement devenues pattes. Elle les cacha dans le jupon de sa robe et inspira en fermant les yeux. L'odeur de Lucyll, légère, humaine, presque épicée, flottait encore dans l'air, bien que ténue.
- Je sens l'empreinte de Lucyll... annonça-t-elle. Suis-moi.
Elle s'enfonça dans les dédales du palais, Ambre derrière elle, attentive à chaque souffle, chaque trace lui permettant de suivre la piste de son amie. Bientôt elle s’aperçut que l'odeur d'un autre individu se mêlait à celle de Lucyll, l'accompagnant sur le même chemin qu'elle. Un Vampyr. Pourtant l'odeur était différente de celle des Vampyrs qu'elle avait pu croiser. Comme... métallisée. Elles arrivèrent bientôt devant une petite porte, discrète, comme cherchant à se cacher dans le mur. Le genre de porte que personne ne regarderait, si quelqu'un passait par cet endroit désert et reculé du palais.
- Elle est entrée ici. Avec le Vampyr.
Les deux jeunes femmes se concertèrent brièvement du regard.
- On frappe? ricanna Ambre.
Dimna lui sourit. Elle laissa filer un second sens. Les bruits alentours s'amplifièrent. Leur respiration semblait maintenant à Dimna démesurée dans le silence, et elle percevait les battements du cœur d'Ambre. De vagues relents des bruits la vie du palais, lointain, lui parvenaient. Ambre contempla les yeux de prédateurs, jaunes aux pupilles insondables, dans le visage angélique de Dimna.
- Je n'entend rien. Soit la porte est trop épaisse, soit la pièce de l'autre côté est vide.
- Alors il n'y a qu'un seul moyen de vérifier!
Ambre saisit la poignée à deux mains et poussa la porte qui s'ouvrit sans bruit. La pièce était sombre, nue, vide. Un escalier montait vers les sommets inconnus de la tour. Le silence aurait pu être parfait si leurs cœurs n'avaient pas battus aussi fort.
- Tu sens quelque chose?
- Oui. Lucyll, et Amy je crois, mais l'odeur est beaucoup plus faible. Et d'autres Vampyrs. Deux. Non trois. Mais leurs odeurs est différentes, comme s'ils n'étaient pas vraiment des Vampyrs, ou...
- Des renégats ?.. chuchota Ambre.
Elles s'avancèrent toutes deux dans la pièce. Ambre avait dégainé un sabre immense, Dimna avait sortit son arc de son bras et encoché une flèche. Alors qu'elles gravissaient les premières marches de l'escalier, Dimna se raidit. Ambre scruta la pénombre, sur le qui-vive.
- Qu'y a-t-il? murmura-t-elle.
- J'ai entendu un bruit plus haut, c'est très léger, mais je suis sure que...
Une masse sombre les percuta soudain de plein fouet et Ambre, qui était passée la première, faillit dégringoler. Dimna tira une flèche qui transperça le corps du Vampyr qui leur était tombé dessus. C'était un tir particulièrement précis et courageux dont Dimna aurait pu être très fière... s'il n'avait pas été aussi totalement inutile. En effet, la tête du Vampyr manquait à l'appel. Elle venait de tirer sur un cadavre décapité.
- Qu'est-ce que... commença Dimna hébétée.
Amber sourit d'un air gourmand.
- Ma chère Dimna, cela me semble être une invitation à une jolie bataille quelques marches au dessus!

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MessageSujet: Re: Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]   Mar 6 Aoû 2013 - 22:25

Il n’y a pas à dire, la journée débutait bien.
Un éclair aveuglant illumina la pièce, laissant les Vampyrs déboussolés quelques secondes et se qui offrit l’occasion à Amy, désormais libérée de ses chaines, d’essuyer le filet de sang qui coulait du coin de ses lèvres.
Elle aperçut sa camarade se relever violement et se diriger vers son épée posée à l’autre bout de la pièce. Un de ces sauvage aux cheveux blancs la rattrapa et planta ses dents acérer dans sa chair juste au-dessus de l’épaule.
Que faire ? Ergaïl ne lui en voudra surement pas si quelques Vampyrs disparaissaient aujourd’hui. Après tout, elle les avait prévenues, non ? Cinq secondes s’étaient passées depuis un sacrée bout de temps maintenant. Elle n’aura qu’à dire que ce n’était pas de sa faute et que c’était eux qui avait commencé, Lucyll était bien présente pour en témoigner...pas vrai ?
La jeune escrimeuse ne se laissa pas faire, d’un habile coup de coude bien placé et d’un violent coup de pied dans le tibia fit comprendre à son agresseur qu’il ne devait pas insister. Celui-ci retenu le message et lâcha prise en tombant lourdement sur le sol, ce qui permit à la blonde de saisir sa lame et de se mettre en garde, malgré la douleur et la colère qui lui défigurait le visage.
_ Amy, tu pourrais me donner un coup de mains ! Hurla-t-elle nerveusement.

Comment refuser l’invitation.

« Désolée Dimna mais ta robe n’aura pas fait long feu. » Se disait-elle en déchirant la partie basse de sa tenue (découvrant ainsi ses jambes jusqu’à mi-cuisse) et en retirant ses chaussures aux talons bien trop encombrants pour se déplacer « normalement ». Devant cette exhibition momentanée, le deuxième Vampyrs aux cheveux noirs ayant recouvré l’esprit et la vue, n’en mena pas large pendant un tiers temps qui lui sera fatal. Il se releva donc et se rua maintenant sur « Blondinette » à une vitesse prodigieuse.  
_ Tu vas payer, sale gar-..!
Il ne put terminer sa phrase qui se stoppa nette. Amy, qui affichait une expression mixée entre la froideur et la folie, le coupa dans son élan en saisissant sa gorge, lui bloquant ainsi le passage et la respiration. Ses yeux, d’un rouge flamboyant et injectés de sang, avaient totalement perdu une once de raison ou de sagesse d’esprit. Il n’existait désormais plus que la peur qui s’immisçait lentement dans le regard de sa victime et l’envie irrémédiable de faire couler son sang sur tous les pans de mur de la pièce.
En même temps, à l’intérieur d’elle-même, la jeune femme avait honte. Honte de se montrer dans cet état devant son amie. Que vas t’elle penser, quand elle va découvrir ce qu’elle est vraiment ? Amy ne leur avait jamais montré…quand elle partait en mission…ses camarades n’étaient pas là pour constater par eux même ce qu’elle était capable de faire.

C’est ainsi à demi nu, le visage dégoulinant de sang partiellement séché et légèrement hargneuse qu’elle continuait de resserrer sa main sur le cou de sa victime qui se débattait furieusement. C’est surement en entendant le vacarme provoqué par ce dernier qu’un troisième ennemis ouvrit violement la porte et s’aperçût de ce qui se tramais. Il se rua sur la tueuse qui lui tournait le dos, non sans voir Lucyll qui se jeta sur lui, enchainant une parade dont elle seule à le secret, pour le trancher d’un geste vif mais celui-ci esquiva et la plaqua contre le mur en face de la porte. Le choc fût si violent qu’il la désarma.
La tueuse s’en rendit compte au même moment et balança son actuelle victime aux cheveux brun dans le fond de la pièce avant de se jeter sur l’agresseur de sa camarade avec un «  Lâche-la tout de suite salopard ! » finement bien placé. Le choc de la rencontre les propulsa sur le sol où ils s’écrasèrent sur une des chaise qui avait servi à les ligoter, ce qui permit à la blonde de récupérer son arme à temps. Le Vampyr brun de l’interrogatoire n’en avait pas terminé non plus et c’est après avoir repris son souffle qu’il profita du moment d’inattention de Lucyll pour tenter de lui saisir la nuque.
L’escrimeuse se releva et fit tournoyer son épée qui fila comme le vent sans arrêter sa course, elle fit encore une fois un tour sur elle-même avant de se remettre en garde, fière de sentir qu’elle n’avait pas loupé sa cible. Puis elle s’immobilisa soudain, en s’apercevant de la quantité phénoménale de sang qui se rependait par terre et sur ses vêtements : Le Vampyr a… perdu la tête !?!
Un de moins.
Celui qui était rentré quelques secondes plutôt se jeta sur Amy qui terminait de se battre furieusement au sol. Sentant un danger imminent dans son dos, la tueuse prit un pied de la chaise qui avait explosé près d’elle et se remit sur ses pieds à la vitesse de l’éclair avant de se retourner.
L’agresseur n’a même pas eu le temps de réfléchir, qu’il fut transpercé par le bois de part en part, au niveau de la poitrine. Il tomba raide emporté par son propre élan du sang ruisselant sur le pieu de fortune.
Amy sentit alors des mains fermes la saisir brutalement par la taille en immobilisant ses bras et un choc douloureux au-dessus de sa clavicule, le dernier Vampyr, qu’elle avait frappé plus tôt, planta ses crocs effilés dans sa chair pour ne plus vouloir la lâcher.
Lucyll arriva derrière son assaillant et… (Pour ne pas faire souffrir la gente masculine qui doit certainement lire ces lignes, je vais donc censurer ce passage)… .
Le Vampyr lâcha prise et s’effondra, le souffle court en se tenant l’entre jambe, pour finalement perdre connaissance.

Lucyll dévisageait alors la pièce du regard et comprit l’ampleur du carnage qui s’y était déroulé qu’au bout de quelques minutes, le temps écoulé nécessaire pour que son cerveau termine d'éliminer le surplus d’adrénaline accumulé. Sa camarade étouffa un juron en se tenant l’endroit où on l’avait mordu et se dirigea vers le cadavre décapité. Elle le regarda avec fureur avant de le saisir et de le balancer vers l’unique porte de la salle restée ouverte : Le corps disparu alors dans l’obscurité de la cage d’escalier.
_ Foutu Vampyrs de ***** et d’alcool de ***** !! Hurla-t-elle dans le vide. Maintenant j’ai mal au crâne !!!! Je vais lui dire deux mots à cette ******* de Soé de *********** !! Conseil ******* et Citadelle ******** ! Je vais massacrer ces **** de ***** !!!!
Elle se dirigea vers la sortie à toute vitesse, furieuse, et sans faire attention à l’appel au calme de son amie maintenant plus apaisée.

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Votre conscience est comme une plaie : le sang y coule à flot. Vous croyez que sauver un homme plus vertueux que vous changera quoi que ce soit ? Ce n’est là que vulgaire sensiblerie !
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MessageSujet: Re: Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]   Ven 9 Aoû 2013 - 19:41

Amy se précipite hors de la pièce après une série de jurons à faire frémir un Tullus. Plongée dans une rage folle, elle fonce comme un boulet de canon avant que je n’ai pu l’en empêcher. Avec effroi, j’entends des cris de surprise dans l’escalier et comprends que la tueuse vient de heurter quelqu’un dans sa fuite. La main crispée sur la poignée de mon arme, l’autre nimbée d’un halot gris-argent, je me rue à sa suite, prête à accueillir les nouveaux assaillants comme il se doit. Quelle n’est pas ma surprise quand je découvre Amy, Ambre et le décapité enchevêtrés dans une lutte inexplicable en équilibre instable dans l’escalier. Dimna, en contrebas, tient son arc à la main, corde détendue, une expression de perplexité sur le visage. Nos regards se croisent dans un échange d’incompréhension, puis Ambre finit par repousser Amy et le corps sans tête et par attraper la première par les épaules pour la calmer.

« Mais qu’est-ce qui se passe ici ?! » tonne-t-elle avec son air des mauvais jours.

Je pousse un soupir et l’invite à monter contempler les dégâts d’un geste de la main.

« Nous avons été retenues captives par trois Vampyrs renégats. D’après leurs dires, ils ne semblaient pas supporter l’éventualité que nous puissions remporter les débats et que nous élevions des enfants de leur race. Leurs propos tenaient du fanatisme, ils étaient prêts à nous tuer.
- Soë a perdu la tête (hahaha, admirez le jeu de mot !) ?!
s’exclame Dimna scandalisée, Comment peut-elle penser un seul instant qu’elle pourrait maintenir la place des Vampyrs au Conseil si elle résout ses dissensions dans le sang ? C’est complètement inimaginable !
- Elle ne semblait pas être l’instigatrice du guet-apens, je crois même qu’elle ignore totalement l’existence de renégats au sein de sa citadelle… Ou du moins qu’elle n’a aucune idée de leur identité.
»

Un sourire de sournois éclot sur les lèvres de la princesse. Avec les restes du carnage qui s’étalent en arrière-plan, la vision a de quoi en effrayer plus d’un. Ambre pousse négligemment du pied le Vampyr empalé avant de se pencher sur l’autre, encore évanoui.

« Celui-là est encore vivant. »

L’expression de Dimna fait carrément froid dans le dos. Voyant que je l’interroge du regard, elle m’explique succinctement l’idée qui vient de lui traverser l’esprit :

« Jusqu’ici, les évènements ne jouaient pas en notre faveur concernant l’issue du vote. Je veux parler de l’intervention d’Amy bien sûr (l’intéressée lui jette un coup d’œil meurtrier) mais aussi de l’influence, bien supérieure à celle d’Orzaal, que les Vampyrs exercent sur la scène politique d’une manière générale. Maintenant observez bien : nous avons ici la preuve formelle, avec témoins et accusés, que la citadelle abrite un danger de la pire espèce pour les ressortissants étrangers qui osent fouler leur territoire ! Mieux, la Reine n’a pas d’emprise sur eux ! N’est-ce pas merveilleux ? »

Ses yeux brillent d’une lueur inquiétante. Je n’ose pas imaginer comment elle compte mettre tous ces événements en scène avec Ergaïl. L’excitation du combat fait place à une certaine lassitude. La morsure au dessus de ma clavicule se rappelle à mon souvenir. J’espère que les histoires de venins de Vampyrs ne sont pas fondées…



Un peu plus tard, le prisonnier est livré à des soldats en grande pompe tandis que la Reine elle-même assiste à la scène, le visage indéchiffrable. Ergaïl et Thaddeus nous ont rejoints après un tour complet de la citadelle au pas de course mais l’expression de soulagement pour l’un et de satisfaction pour l’autre n’échappe à personne. Après quelques soins apportés à nos blessures (la salive de Vampyre est effectivement néfaste si la plaie n'est pas nettoyée rapidement), nous regagnons nos appartements et Dimna s’empresse de démontrer à Ergaïl que cette attaque est une chance pour nous et pourrait bien faire pencher le Conseil en notre faveur. C’est confiants et enjoués que nous nous levons quand un Vampyr en uniforme vient nous prier de le suivre jusqu’à la salle où nous attend les six souverains et leurs conseillers. Dimna a préparé avec soin l’apparence de chacun, et dans un nouveau déluge de tissus aux couleurs et aux coupes pleines de prestance que nous nous présentons au Conseil. Elle a également insisté pour que les bandages couvrant les morsures que nous avons reçues Amy et moi soient apparents. Les dirigeants ne sont pas assis comme lors de la première séance. Tout autour de la table, debout, altier, chacun s’observe avec le plus grand flegme. Nous sommes les derniers.

« Le Conseil peut débuter. »

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MessageSujet: Re: Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]   Lun 19 Aoû 2013 - 13:28

Ergaïl s'avança d'un pas posé vers les dirigeants. Ces derniers comme à leur habitude, semblaient imperturbables. A la différences qu'aujourd'hui, ils l'étaient.
-Dirigeants de l'alliance, vous devrez trancher aujourd'hui entre la Citadelle et le Manoir, qui éduquera vos élites. C'est un choix qui concernera les notions qu'ils aborderont, leur futur vision des choses, leur façon de vivre et de réagir. Il est donc crucial.
Clama Ergaïl de sa voix de stentor.
-Aucun des choix n'est mauvais, j'ai bénéficié de l'éducation des Vampyr et cela m'a remit dans le droit chemin ! Vos enfants bénéficieront ici comme à Orzaal d'un enseignement de qualité et je ne peux que souligner.
Il observa son auditoire, s'offrit le luxe de balayer l'assemblé des yeux
-Cependant, reprit-il ,des renégats Vampyrs pour la gloire de leur Reine et de leur propre chef, on décidé d'essayer d'éliminer deux jeunes femmes de ma délégation.
L'annonce ébranla tout les dirigeant, tel un Tsunami.

-Aucun peuple n'est à l’abri d'avoir en son sein des traître et des fous. Et Orzaal n'est pas moins ou plus sûr que la Citadelle. Pourtant cela nous rappelle que chaque peuple puissant, cherchera un moyen de pression sur les autre. Il cherchera suprématie et influence souvent au dépends de  ses alliés.
La Reine sembla le foudroyer sur place, la mention des Renégats risquait de faire pencher la balance. Et en fine stratège et diplomate elle le savait.
-Orzaal ne fait pas parti de vos grands peuples. Nous ne cherchons pas à gagner en force, il est simplement dans l'essence de notre village d'instruire et de diffuser sa pensée. Martela le Duc comme si il battait l'acier, Nous ne voulons pas y trouver de bénéfice particulier, nous ne vous demanderons rien de plus qu'une aide de votre part pour remplir notre mission du mieux possible.
Puis il se retira en saluant chacun des souverains par son nom.
-Le vote peut commencer !

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MessageSujet: Re: Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]   Mer 21 Aoû 2013 - 13:40

La Reine des Vampyrs s'avança à son tour au centre du cercle que formaient l'ensemble des trônes. Sa cape sublimait comme d'habitude son physique parfait. Car c'était là l'un des ressort de l'aura de Soë, elle semblait tellement parfaite, tellement forte qu'à chaque pas on avait envie de s'incliner. Non seulement chacun l'admirait, mais en plus sa puissance était légendaire. Tous le savaient, pourtant, une fois de plus cela lui permit de rappeler à chacun où était le pouvoir.
-Que ceux qui votent pour Orzaal lève la main !
Sa voix était comme son élégance : impériale. Deux mains se levèrent. D'abord celle de la Reine des Dryade puis le gant gracieux de la Reine des Fées. Les souverains ajannils restèrent de marbre, ce qui fit grincer des dents Ergaïl.
Soë eut un sourire carnassier :
-Que ceux qui vote pour la citadelle lève la main !
Qui se fana instantanément. A nouveau deux main, celle des Tullus et la sienne. Puis la souveraine des Ajannils se leva et prit la parole :
-Nous avons tenté de départager les deux camps mais les deux offres semblent à nos yeux équivalentes. Chaque peuple nous suggéraient des offres de marché. Les Orzaaliens proposaient de ne pas nous faire de concurrence sur la vente de certains produits. Les Vampyrs d'acheter ces mêmes produits exclusivement chez nous. Nos principaux clients étant pour le moment les Vampyrs, ces deux offres sont similaires, nous ne sommes donc pas en mesure de les départager.
Puis elle se rassit, laissant naître de nombreux murmures.
Qui s'étouffèrent instantanément quand le Magistrat des Graer se leva. Dominant la foule d'un bon mètre.
-De mon point de vue aussi les différentes propositions ne se démarquent pas les unes des autres. Elles sont toutes deux très bonnes. Nous avions prévu, avec mes compagnons Ajannils que notre avis mène à un vote nul. Puisque qu'il nous revient de droit le loisir de départager les deux futures écoles, nous avons choisit la technique que Sir Ergaïl proposaient à certains d'entre nous hier : des duels.
Le roi Ajannil, avec une locution majestueuse et sa voix de stentor, proclama :
-Pour des duels plus équitables nous créeront magiquement les arènes ! Nous vous laissons le soin de choisir vous même vos combattants, les arènes ne seront présentées que demain. Il faudra au total six duels pour trancher sur la question.
Ce fut donc une après-midi très tactique qui se trama dans la Citadelle après le conseil. Chaque camp tentant de se préparer à l'imprévisible. Car chacun savait que les délégations Graer et Ajannils rivaliseraient d’ingéniosité et de savoir pour proposer des théâtres d'affrontements magistraux !

Nonobstant l'agitation et la tension qui régnait, Ergaïl déambulait dans la forteresse. Ambre sous l'aile, il se dirigea vers le cœur de ces murs. La hauteur de plafond diminua peu à peu et les ouvrages étaient de plus en plus fin. Moins bâtis pour impressionner que pour leur esthétisme cette fois.
-Où allons nous ? Demanda Ambre.
-Voir une de mes vielles connaissances, je pense qu'elle voudrait te rencontrer. Répondit Ergaïl
Ils continuèrent jusqu'à arriver dans une petite alcôve taillée avec minutie à même la roche de la montagne. Au fond, une petite porte fabriquée dans un matériaux ressemblant à l'ivoire, de même manufacture. Un jeune soldat, bien droit dans ses bottes, montait la garde. Ergaïl lui demanda d'un ton calme, presque indulgeant, ce qui était rare en ces lieux :
-Dite lui que le Duc d'Orzaal souhaite la voir s'il vous plait.
Quelques seconde plus tard il revint et leur fit signe d'entrer.

C'était une pièce qu'Ergaïl connaissait bien, malgré cela il fut comme Ambre : Émerveillé. C'était une petite pièce, presque modeste de taille par rapport au autres salles de la Citadelle. Entièrement ciselé dans de l'ambre. Des centaines bougies diffusaient une lumière tamisée et un parfum légèrement mentholé, très doux. Le bureau et les sièges étaient les seuls pièces de mobilier qui n'était pas fabriqués dans la jolie pierre rousse, mais dans un bois de couleur semblable. Probablement de l'acajou. L'ambiance était sereine, tout simplement car c'était le boudoir de la Reine. Cette dernière, assise dans un canapé confortable les regarda rentrer. Elle avait retirée toutes ses parures. Une simple tenue noire épousait son corps sans former de plis. Sa couronne avait quitté ses tempes pour être remplacer par un simple anneau d'argent. Ses cheveux cascadaient, libres. Ils encadraient son visage pour ensuite tomber sans fin. Aucun maquillage, juste la perfection de la plus belle des Vampyres.
-Quand tu étais petit, même moi je n'arrivait pas à t’empêcher de rentrer dans cette pièce. A chaque fois tu avais les yeux qui brillait d'émerveillement. Tu restait là des heures, à me regarder rédiger et signer des missives. Parfois même tu t'endormait là alors que je condamnait des hommes à une morte atroce d'un simple trait d'encre. Dit-elle d'une voix douce.
-J’amenai parfois une petite couverture, que je cachais sous les coussins du canapé. Continua Ergaïl sur le même ton.
Ambre le regarda avec de grands yeux, elle n'arrivait pas à imaginer Ergaïl enfant en train de ce balader avec doudou et couverture en plein territoire Vampyr.
-Toujours dans les jupes des deux princesses de la Citadelle, tu n'imagine pas à quel point tout les Vampyrs t'ont jalousé. Toi du haut de tes dix ans ! Tu sais qu'une fois j'ai même eu un duel rien que pour ça. Certains prétendants ont le sang trop chaud, comme si c'était en tapant sur une femme qu'on pouvait obtenir ses faveurs …
Sa voix était caressante, presque hypnotique pour Ambre qui voyait pour la première fois la Reine sans le lourd poids de la couronne dans la salle du trône. Presque humaine.
-Il voulait essayer de vous impressionner en vous battant, vous la plus forte des femmes de cette forteresse. Rigola Ergaïl
-Tu étais là en plus il me semble quand mon père à appris qu'un de ses lieutenant était mort. La tête qu'il faisait.
-Il me semble que vous l'aviez fait basculer dans le vide ? Rajouta t-il sur un ton hilare
-Oui il y avait une cascade le pauvre … il flottait pas … Je pouvais pas deviner !
-Mais c'était avant qu'elle ne meure. Toutes deux, vous étiez pour moi les mères que Lizzy n'a sue être.
-Elle est une Dryade, et même si maintenant c'est une déesse, elle ne connaissaient pas les sentiments humains avant toi, tu le sais bien. Plaidoya t-elle sur un timbre affectueux. Comment imaginer qu'elle aurait pue correctement t'élever ? … pas après s'être tapie dans les forêt sans contact aussi longtemps. Mais nous ne faisons que répéter une de nos vielles discutions.
-Oui, le temps de mes deux précédant séjour à la citadelle est révolu. Fit Ergaïl mélancolique.
-Et notre éducation t'as bien réussi, tu es un impitoyable diplomate ! Tu ne m'aide pas du tout. Qui aurait pu croire que le petit village d'Orzaal aurait pu faire de l'ombre à mon implacable Citadelle ! Souligna Soë.
-Ce n'est cette citadelle c'est vous qui êtes implacable. Et j'ai été aidé.
Soudain on put sentir le poids des responsabilité retomber sur les épaule de Soë.
-Il faudra un jour qu'elle se débrouille sans moi …
Silence
-Je suis aller voir Elmensië hier soir. Déclara soudainement le Duc
Le ton de la Reine se fit mélancolique.
-Alors ?
-J'ai fait venir sa fille, vous l'avez reconnue n'est-ce pas ? J'ai pensé que vous sauriez mieux que moi lui expliquer certains détails concernant sa naissance.

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