Domhan
Dans un univers féerique, des personnages aux destins héroïques naissent du bout d’une plume guidée par l’imagination. Cherchant un moyen de réaliser leurs rêves les plus fous au gré d’aventures et de rencontres, magiciens, guerriers ou bandits partent pour un voyage qui changera leur destinée. Ils devront faire preuve de force et de courage, d’ingéniosité et de talent pour trouver la porte qui les guidera jusqu'à l’objet de leur convoitise. Aux quatre coins d'un monde aussi magnifique, qu’hostile, rempli d’êtres et de créatures de légende, le combat ne fait que commencer…
Alors écris ta propre histoire, incarne ton héros et pars à l’aventure dans le passionnant univers magique de Domhan !

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 La charmante

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MessageSujet: Re: La charmante    Dim 17 Avr 2016 - 15:04


Il était une fois, une jeune femme prénommée Aslane. De petite naissance, ses parents, de modestes paysans ne pouvaient payer son éducation. Mais elle avait l'esprit vif et une soif de connaissance incommensurable. Elle grandit en s’inquiétant de chaque chose et en voulant tout comprendre. Très vite, son entourage ne sut plus lui donner d'explications. Cette habitude de vouloir comprendre lui vaudra les foudres de son père : ces bras qui ne lui servaient pas ne pouvaient qu’être mariés. Sa mère étant totalement soumise au joug de son mari, elle ne chercha pas à contrecarrer ses plans de faire de leur fille une femme épousée et respectable

À ses quinze ans, alors que son géniteur lui avait trouvé "un bon parti", Aslane quitta la demeure familiale sans même prévenir. Elle n’avait pas envie de s’enfermer comme son ignare de mère dans un carcan de tradition. Et encore moins dans l'autorité "protectrice" d'un époux. Elle, elle voulait juste tout savoir.

Elle chercha un maître pour l'éduquer, malheureusement, elle ne fit pas les bonnes rencontres. Ses formes révélaient des prédateurs encore plus dangereux que ceux des forêts sombres. N'étant ni rompue aux armes, ni au voyage, elle s'aperçut que les lieux où elle était en sécurité étaient bien rares. Elle erra un an, ou elle apprit, malgré elle, à vivre cachée dans les bosquets. Elle priait régulièrement pour que les esprits sylvestres la protègent.

Mais cela ne se passa pas comme dans les contes pour enfants et aucun peuple sylvestre, aucun dieu ou animal hors du commun ne vint l'aider. Les seuls miracles étaient de parfois trouver un bosquet de framboises qu'elle dévorait ... mais le plus souvent, elle avait le ventre vide. Très vite, elle prit un air famélique et anémié.

Au terme de son voyage sans réelle destination, elle arriva là où beaucoup de voyageurs évitent d'aller : à Calimenda, la cité Corsaire. Comme cela semble toujours le cas là-bas, les quais et les rues étaient remplit de diverses denrées. Les couleurs foisonnaient sur les étals, l'air semblait lui-même épicé et les différentes langues se percutaient dans un mélange assourdissant. "Ici, je trouverais bien des choses à apprendre" se dit-elle. La pluie battait le pavé en rythme et elle essaya de trouver un abri. La ville avait bâti sa force et son économie sur un commerce maritime intense, les étals étaient toujours lourds à en craquer. Malheureusement, il est très facile dans la ville des Corsaires de passer des rues principales, aux coupe-gorges principaux sans s'en rendre compte ... ce que fit Aslane.

Accostée par trois hommes aux intentions douteuses, elle s'enfuit alors qu’ils tentaient de l’emmener avec eux.
Son cœur s’emballa, pas seulement à cause de sa course, mais aussi, car elle connaissait le tour qu'on essayait de lui jouer. Elle fuyait aussi vite qu'elle le pouvait, mais ils connaissaient bien mieux la ville qu'elle, finalement, elle se terra. Son cœur palpitant comme jamais, elle rivalisa d'imagination pour échapper aux hommes. Épuisée, meurtrie et terrorisée, elle chancela et tomba inconsciente parmi les immondices éparpillées sous le ramage d’un arbuste. Ce qui la dissimula sans soucis, vu l'état dans lequel elle était et c’est ainsi qu’elle leur échappa.

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Votre conscience est comme une plaie : le sang y coule à flot. Vous croyez que sauver un homme plus vertueux que vous changera quoi que ce soit ? Ce n’est là que vulgaire sensiblerie !
Vous n’êtes qu’une fillette en prière. C’est pathétique ! Vous mentez et tuez, au service de menteurs et de tueurs. Vous prétendez être différente, obéir à votre propre code, dans le but de racheter ces horreurs…mais elles font parties de vous. Elles ne disparaîtront jamais...


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MessageSujet: Re: La charmante    Dim 17 Avr 2016 - 15:06

C'est une vielle femme à l’œil acéré, par ses tumultueuses années de jeunesse passées, qui quelques heures, plus tard, la discerna dans les ordures. Elle l'en extirpa et la ramena inconsciente chez elle, puis l'allongea dans son propre lit et la soigna. La petite avait attrapé "la mort" comme on dit, ce qui englobait de possibles fièvres, pneumonies et autres saletés du même style dont de nombreuses personnes succombent. Plus que la pluie, la privation durant une année entière l'avait beaucoup affaiblie. Pourtant, la vielle Karha réussit peu à peu à la faire revenir à la vie.

Encore faible, Aslane profita des journées dans la petite maison de Karha pour parler à la vielle femme. Sa soif de connaissance reprit le dessus et elle se mit à questionner la sexagénaire sur tout : son ancienne vie de pirate, le système politique des Corsaires, leur vie et qu'est-ce qu'était ce drôle de fruit rose pâle dans la corbeille à pain. Elle était intarissable en questions et Karha faisait de son mieux pour y répondre, s'amusant de la curiosité de la jeunesse, mais surtout ravie d'avoir de la compagnie.

Aslane se remit lentement de sa maladie, mais en garda une peau blanche comme de l'ivoire poli, mettant en valeur ses cheveux de soie noire. Elle commença tranquillement à sortir de la maison de sa bienfaitrice, d'abord avec elle, puis seule. Elle apprit le mode de vie des Corsaires et prit les petits boulots qu'on lui proposait pour payer les frais qu’elle et Karha avaient. La vielle femme était assez modeste et la soigner lui avait coûté cher. Malgré ses airs débonnaires, elle lui apprit à jouer du couteau et de la dague. Une caractéristique essentielle pour toute personne voulant avoir une espérance de vie que l'on compte en années dans Calimenda. Les jours passèrent et Aslane trouva un travail durable de serveuse dans un salon de thé nommé « La douce fleur ». L'établissement était honorable, et même plutôt huppé, tellement que normalement ce travail lui aurait été refusé. Pourtant quelques mots de Karha glissés au creux de l'oreille du patron suffirent à le convaincre.

Le patron n'avait que peu de personnel et le salon de thé était toujours un endroit de quiétude. Entièrement taillé dans un bois patiné par l'usage et ciré avec soin, le plancher, les tables, les murs donnaient une sensation de chaleur à eux seuls. Parmi les diverses boissons proposées, toutes possédaient des senteurs exotiques. Probablement, car beaucoup venaient d’iles lointaines. Ici, aucun homme ne buvait, car nous n'étions pas dans une vulgaire taverne pour ces messieurs les forbans ! Il n'y avait que ces dames qui venaient. Souvent en compagnie d'un livre. Mais pas n'importe lesquelles non plus. La majorité d'entre elles était des "Galantes", nom utilisé pour désigner à la fois un statut social et une profession.

C'est chez les Corsaire qu’on en croise le plus, mais il y en a aussi chez certains autres peuples. Ce sont des prostituées. Mais loin d'être simplement la compagne d'une nuit d'un homme voulant assouvir ses plus bas instincts, il s'agissait là de femmes extrêmement cultivées. Maîtrisant de multiples sujets, éduqués par une matrone aussi bien en littérature, en théâtre, en botanique, en mathématiques, en arts, et même en magie et en astronomie. Les galantes étaient donc les compagnes rêvées de l’élite politique et intellectuelle. Pour ces premiers, elles étaient un instrument de prestige. Et elles le savaient bien, ce qui leur permettait de vivre en moyennant leur compagnie contre monnaie trébuchante. Pour les seconds, elles étaient des interlocutrices privilégiées car attentives.

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MessageSujet: Re: La charmante    Dim 17 Avr 2016 - 15:09

C'est probablement ça qui fascinait Aslane chez ces femmes élégantes, au-delà de leur formidable influence sur la mode et la politique : leur culture et leur intelligence. Et elle était prête à payer très cher pour ça.

Avec beaucoup d’audace et d’efforts, elle réussit à devenir l’une d’elles. Mieux, elle gravit les échelons rapidement en devenant une superbe femme et en se cultivant toujours plus. Elle dut sacrifier son innocence et bien d’autres choses encore, mais elle ne regretta rien. Elle devint l’une des plus célèbres Galantes, surnommée « La Charmante ». Aslane multipliait les rendez-vous, plus elle se promenait au bras des hommes, plus elle parvenait à en apprendre en les manipulant. Souvent, elle allait voir Karha et lui racontait d’incroyables anecdotes. Ce qu’elle préférait restait cependant la compagnie courtoise des hommes de science, plus intéressante bien que moins palpitante que celle des autres hommes.

Elle en attendait un cette soirée-là. Assise à l’étage d’un des plus beaux lupanars de la ville, elle patientait en buvant une tisane. Une aimable servante de « La douce fleur » (comme elle l’était avant) avait eu la gentillesse de bien vouloir traverser la ville pour la lui servir. Elle lui chuchota quelques remerciements à l’oreille en lui glissant un généreux pourboire dont elle se serait pâmée à l’époque. C’est le moment que choisit son homme pour arriver. Il ignora la chaise en face d’elle avança dans son dos d’un pas incertain. Avec une force mal mesurée, il tenta de lui masser les épaules, le résultat de cette tentative louche fut inverse. Cordialement, elle lui dit qu’il ne semblait pas en état.

Elle le sentit à plusieurs mètres, il empestait l’alcool, on l’aurait cru imbibé. Il tremblait comme un fou et lui répondit grossièrement qu’il serait toujours en état pour lui tenir compagnie la nuit. Elle n’eut pas le temps de répliquer que ce n’était pas une façon de rudoyer les femmes ainsi qu’elle se retrouva avec une lame plaquée sous la gorge. Voyant cela, les Corsaires aux tables avoisinantes essayèrent de sauver la belle, mais le fou, apercevant son erreur prit la Charmante en otage.

Aslane tenta de raisonner l’alcoolique en lui promettant monts et merveilles s’il la libérait. Alors qu’il desserrait son emprise, elle saisit un couteau sous son jupon qu’elle lui asséna dans le ventre. Il s’écroula dans un râle d’agonie, ne laissant Aslane qu’avec une fine estafilade près de la jugulaire. Malheureusement, l’histoire n’est pas tendre et elle tomba quelques minutes plus tard, emportée par le poison mortel qui enduisait la lame de l’ivrogne et incapable de soutenir son propre poids. Rien ne semblait pouvoir sauver cet ange qui se décomposait un peu plus à chaque seconde.

Et puis une femme apparue au pas de la porte et le monde sembla se figer. Les spectateurs furent incapables de se mouvoir et la pluie à l’extérieur se suspendit en l’air. On pouvait voir les gouttes léviter. La femme s’approcha de l’infortunée. Aslane vivait ses dernières secondes dans les bras impuissants du patron de l’établissement qui regarda l’arrivante dans les yeux, suppliant de l’aide et détaillant cette apparition. Les cheveux de cette femme étaient formés d’un flot de verdure et rehaussés d’une couronne de rameaux. Elle darda des yeux hypnotiques sur lui, ils étaient d’un vert émeraude parcourus de paillettes d’or. Puis elle se pencha sur Aslane .

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MessageSujet: Re: La charmante    Dim 17 Avr 2016 - 15:10

_Tu étais une petite fille perdue dans la forêt la première fois que je t’ai entendue me prier. Je t’ai donné quelques framboises, je t’ai caché dans mes frondaisons lors de ta fuite et tu as réussi à faire tout ce chemin. Quelle femme tu fais ! C’est une mort injuste qui t’est accordée, je la refuse.

Elle souleva Aslane délicatement, comme si c’était un trésor sans poids, avant de repartir comme elle était venue. Rendant ses droits à l’écoulement du temps.

On n’a jamais su ce qu’était devenu la Charmante, en revanche un arbre prenant la forme d’une superbe femme apparu le lendemain matin dans le petit jardin de la vielle Karha et le nom « d’Ezalinn, gardienne des forêts » était sur toutes les lèvres. Certains supposèrent que la splendide femme avait pris corps dans l’arbre. Naturellement, il vint à tous l’habitude de l’appeler « la Charmante ». L’arbre est encore visible dans la ville corsaire après plusieurs centaines d’années, il est caché dans une enceinte de pierre, entre les murs de plusieurs maisons.

Parfois, il apparaît une nouvelle Charmante, toujours là où une femme à été victime d’un sort tragique et injuste, nous dit la légende. Cet arbre porte chance à ceux qui le protègent. En revanche, tous ceux qui y récupèrent du bois sans y avoir été invité par l’esprit qui l’habite se réservent un destin funeste.

Ecrit par Ergaïl d'Orzaal

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