Domhan
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 Le Labyrinthe de Phynos [Coulemelle 1303]

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MessageSujet: Le Labyrinthe de Phynos [Coulemelle 1303]   Mar 3 Fév 2015 - 13:56

Je suis au centre. Au centre du tout. Mes pas hasardeux m'ont guidée là où je devais être. La lumière est indéfinissable. Comme au centre d'un brasero. Au cœur des flammes éclairant le néant. Sous mes pieds un cercle d'un doré presque blanc marqué d'un symbole que je ne connais pas. Tout autour, six cercles éteints, attendant patiemment ceux qui les activeront. Où suis-je donc et qui dois-je attendre ?

- .oOo. -

[Quelques heures plus tôt.]

C'était une nuit calme à Orzaal. La journée de récolte des noix avait été fatigante pour tous les villageois et chacun avait été heureux d'aller dormir, rompu par le travail et le vent froid de ce début de Coulemelle frappant sur leurs épaules. Les rires avaient rythmé la cueillette, du cidre avait circulé, prouvant la qualité de la récolte des pommes de cette année qui avait été riche et généreuse pour les plantations. La saison des topinambours ne tarderait d'ailleurs pas. Dans l'ensemble, tout le monde avait passé une journée agréable mais exténuante, de celles dont vous vous couchez satisfaits mais éreintés, pourtant prêt à recommencer une fois la nuit terminée. Pour certains cependant, la nuit serait plus longue que prévue…

Chacun de vous se réveille, seul, dans une pièce vide qu'il ne connait pas. Autour de vous, seulement des murs d'une matière lisse, noire et réfléchissante, comme laquée. Une torche accrochée au mur éclaire le seul couloir que vous discernez permettant de quitter la pièce. Le mur qui lui est opposé est légèrement courbe. Vous ne portez que les vêtements que vous aviez la veille : pas d'arme ni d'outil autres que ceux qui ne vous quittent jamais de la journée et qui font partie intégrante de votre être. Vous êtes assis en tailleurs sur le sol lisse. Vous y apercevez votre propre reflet qui y miroite. Pas un bruit.

Et maintenant, que faîtes vous ?

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Kupo

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MessageSujet: Re: Le Labyrinthe de Phynos [Coulemelle 1303]   Mar 3 Fév 2015 - 17:41

Les couloirs du labyrinthe longtemps silencieux résonnaient maintenant d'un grondement sourd. Ce bruit grave et profond provient d'une créature étrange et dangereuse!! Une créature affalée dans une pièce à peine éclairée. Soudain, la créature bougea et se révéla être...
Un barbare en train de ronfler! Qui désormais a faim.

"Grumbl scregneu manger ", c'est avec un concert de protestations stomacales que Kupo se réveilla. Une fois les yeux ouverts, il lui fallut un petit moment pour remarquer que quelque chose clochait.
"AHHH!!! Pourquoi j'ai les cheveux dans les yeux!!"

Levé d'un bond il commença immédiatement à se recoiffer en grommelant.

"C'est pas possible ils vont s'abimer si je dors dessus, bon vite il faut rattraper le carnage!"
Kupo tend la main pour attraper la bouteille de l'Orzeal numéro 17bis "pour matin difficile". Et au moment où sa main se renferme dans le vide, il regarda autour de lui.
-Euhh y a pas un problème là, je ne m'étais pas endormi saoul et à Orzaal. La, je sais pas ou je suis. Hého y a quelqu'un!
À son cri ne répondit que l'écho. Décider à comprendre ou il se trouvait Kupo pris la torche accrochée au mur et commença s'aventurer dans le labyrinthe.
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Rhapsody

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MessageSujet: Re: Le Labyrinthe de Phynos [Coulemelle 1303]   Mer 4 Fév 2015 - 11:19

Mes rêves étaient emplis des rires et des images des festivités de la veille. Le son de chopes de cidre s’entrechoquant me réveilla en sursaut. Je ne me trouvais plus dans le fauteuil moelleux où je m’étais étendue la veille avec un bon livre après cette journée éreintante, mais allongée sur un sol froid et lisse.

« Mais où-suis-je ? Est-ce encore un rêve ? »

Je portais sur moi la tunique et le pantalon large que j’avais enfilés pour la journée de récolte des noix. Ma tenue était d’ailleurs encore tachée de terre et quelques éclats de brou de noix étaient accrochés à mes cheveux détachés, résultat de la bataille générale lancée par Kupo et Glenderin. J’avais toujours avec moi mon sac en cuir à bandoulière. Je vérifiai rapidement son contenu : ma lyre, mes plantes médicinales habituelles, ainsi que mon mortier et mon pilon en bois et quelques potions préparées en cas de bobo.

Je m’asseyai en tailleur et regardai autour de moi. La seule source de lumière était une torche accrochée au mur qui projetait une ombre déformée de moi-même sur le mur d’en face. Je sortis ma lyre de mon sac et commençai à jouer quelques notes, ça m’aidait à réfléchir. Mes doigts fébriles faisaient vibrer les cordes tandis que la mélodie se perdait dans le noir en résonnant contre les murs du couloir. Ces murs noirs autour de moi m’angoissaient. D’une voix peu assurée je commençai à chanter. Le son de ma propre voix me rassurait et au fur et à mesure que la chanson se déroulait, ma voix se faisait plus forte et plus chaude. Une fois la dernière note jouée,  l’écho me répondit.

Ce n’était pas un rêve et j’étais bel et bien seule. Mais lorsque je le réalisai enfin, je n’avais plus peur. Je me levai et d’un pas tranquille inspectai la pièce. Mon ombre déformée grandissait au fur et à mesure que je me rapprochais de ce mur incurvé qui m’intriguait. Je passai ma main le long de la surface, fis le tour de la pièce en prenant la torche au passage et me lançai dans une inspection détaillée de l’endroit où j’avais atterri, bien décidée à comprendre ce qui m’était arrivé.

Mon ventre me rappela alors que je n’avais pas pris de petit déjeuner et malheureusement mon sac ne contenait aucun casse-croûte.
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Nahïm Kelt

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MessageSujet: Re: Le Labyrinthe de Phynos [Coulemelle 1303]   Mer 11 Fév 2015 - 11:43

Je me réveille doucement, le dos un peu en compote car je me suis endormi sur le sol de la cuisine. En effet, je devais cette nuit surveiller la cuisson des pains pour le lendemain matin, le boulanger s'étant cassé la jambe lors de la récolte des topinambours. Rose et moi avons suivit ses recettes à la lettre, mais le four à pain du manoir est trop petit, nous avons du préparer plusieurs fournées. Je me suis dévouée pour veiller la première partie de la nuit.

Soit dit en passant, somnoler près du four à pain est très agréable. Sa douce chaleur vous berce, et...

J'ouvre les yeux. La tiédeur caractéristique a disparue. Aurais-je laissé le four s'éteindre? Je peste contre moi même, et j'espère qu'il n'est pas trop tard pour le rallumer, nous aurons besoin de pain pour demain, et je n'ose pas imaginer le savon que va me passer Rose si elle apprend ma méprise.

Je me lève dans la pénombre, et je comprend enfin que si je ne sens plus la chaleur du four, c'est tout simplement car celui-ci à disparut. Az a disparut lui aussi.Je suis seule, dans une pièce noire qui se termine en un couloir éclairé par une seule torche. Je me demande alors si c'est la cuisine qui s'est évaporée, ou si c'est moi qui suis partie.

Je fais le tour de la pièce, et tout me fais pencher pour la dernière hypothèse. les murs sont lisses et sans imperfection, bien loin de ceux de la cuisine accueillante et rassurante. Le seul chemin qui s'offre à moi est ce couloir. Pas une seule trace de poussière sur mon poncho, mes bottes ou mon pantalon, alors qu'il y avait de la farine par terre près du four. A ma ceinture, pend encore ma poêle, je pensais cuisiner un peu le matin. Par contre, mes herbes et mon poignard sont restés dans ma chambre. Je refais mon chignon, inspire un grand coup et m'avance vers le couloir.

"Bonjour? Il y a quelqu'un?"
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MessageSujet: Re: Le Labyrinthe de Phynos [Coulemelle 1303]   Jeu 12 Fév 2015 - 15:20

Amy émergea péniblement de son court sommeil. Baillant la mâchoire grande ouverte, s'étirant dans tous les sens, faisant craquer quelques articulations... Cette dernière journée avait été longue. Aider les villageois - ou plutôt, avoir été forcé de le faire – n'a pas été de tout repos. Maintenant, c'était l'heure de son vrai boulot et elle en baillait d'avance.

Puis soudain, elle ressentit un malaise. Pas d'Elliott prêt à partir en lui reprochant de ne pas l'être, pas de grincement quotidien des poutres de son grenier... Pas le moindre bruit en vérité.

La tueuse se redressa vivement, les yeux grands ouverts, étonnée. Elle ne se trouvait pas chez elle, mais dans une pièce lugubre, sans portes, ni fenêtres. Ses murs noirs et lisses apparaissant à la faible lumière d'une torche. Sentant une poussée d'adrénaline remonter sa colonne vertébrale, Amy se mit immédiatement sur ses pieds.

Où avait-elle donc atterri ? De quelle manière ? .... Et surtout, Pourquoi ?

Si quelqu'un l'avait transporté ou ne serait-ce que touché pendant qu'elle dormait, son instinct de survie l'aurait immédiatement réveillée. Sa dague en main prête à en découdre.
Amy s'affola quelques secondes en se demandant si elle avait son arme fétiche sur elle. Un soupir de soulagement résonna dans la pièce dès l'instant où elle sentit le pommeau dans son dos, à sa ceinture. Elle ne savait pas ce qui allait lui tomber dessus et avoir cet outil sur elle lui procurait un sentiment de sécurité non-négligeable.

Après un détail plus approfondi des lieux, constatant avec déception qu'il n'y avait aucune porte de sortie ou d'éventuels objets, la tueuse se tourna vers le couloir et se saisit de la torche au mur avant de s'y engouffrer silencieusement.


Spoiler:
 

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Votre conscience est comme une plaie : le sang y coule à flot. Vous croyez que sauver un homme plus vertueux que vous changera quoi que ce soit ? Ce n’est là que vulgaire sensiblerie !
Vous n’êtes qu’une fillette en prière. C’est pathétique ! Vous mentez et tuez, au service de menteurs et de tueurs. Vous prétendez être différente, obéir à votre propre code, dans le but de racheter ces horreurs…mais elles font parties de vous. Elles ne disparaîtront jamais...


Loki, Dieu de la discorde


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Glenderin

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MessageSujet: Re: Le Labyrinthe de Phynos [Coulemelle 1303]   Ven 13 Fév 2015 - 22:57


Le demi-elfe ouvre un demi-œil.
"Qui suis-je ? Où suis-je ? Pourquoi je ne retourne pas dormir ?", les questions habituelles qu'il se pose au réveil passent en un moment dans sa tête ; et elles retrouvent très vite la réponse habituelle : "Je ne sais pas, encore cinq minutes". Et il se couche en se retournant sur le côté.

Un temps indéfini plus tard...

Glenderin se regarde autour, les murs lisses et le sol aussi dur ne lui sont pas familiers, et ce ne sont sûrement pas ceux de sa chambre. Étant donné qu'il a l'habitude de se rappeler où il s'est endormi la veille, à différence d'un certain Barbare, et qu'il ne s'est pas endormi dans une pièce de ce genre, il se trouve face à un dilemme. Eh oui mon ami, ça c'est la puissance du raisonnement logique.
"Est-ce que je suis dans un rêve ?" cette question surgit immédiatement de son esprit. Il se regarde autour et il ne voit ni du papier, ni d'outils aptes à écrire, ça signifie qu'il n'est pas dans un rêve. En effet depuis quelque temps Glenderin se couche toujours avec à côté de lui ces objets, et il s'entraîne à faire en sorte qu'ils apparaissent tout le temps dans ses rêves : il espère de cette façon pouvoir prendre note de ce qui se passe et de retrouver ces notes à son réveil. Cet objectif n'est par contre qu'en partie réussi, car il n'arrive pas encore à écrire ; le fait que les elfes ne rêvent pas et que donc il ne fait que des demi-rêves n'aide pas non plus.

Il n'est donc pas dans un rêve. Un contrôle de soi-même s'impose, pour vérifier de quoi il dispose pour affronter la situation. Premièrement, est-ce que son poignard est à sa place, dans son fourreau accroché au côté droit ? Oui, parfait. Ensuite, comptage de tous les membres... Cinq, parfait. La tête est là, les cheveux aussi, la barbe... Il ne s'est pas rasé mais vu sa nature ça met des jours à pousser, donc ce n'est pas un problème.
Vêtements ? Oui ! Complets avec même la cape vert mélèze ! Voilà un succès !
Il a même sa musette avec ses objets préférés à l'intérieur, quelle chance ! Son petit jouet alchimique avec lequel allumer le feu est la première chose qu'il cherche, ensuite il trouve deux fioles avec deux liquides, un clair et un sombre, que si mélangés donnent vie à un composé particulier : chaque semaine il change les liquides et donc l'effet du composé. Cette semaine ça devrait être une explosion, mais il n'en est pas trop sûr.
Nouveauté de ces derniers temps dans sa musette est une fiole en métal, bien fermée, qui contient un liquide avec un odeur très forte et désagréable : son idée est de le verser sur les cheveux de Kupo, mais il n'a pas encore trouvé l'occasion.

Après cet examen le demi-elfe est plus satisfait : ses objets indispensables pour l'aventure ils sont là, et il pourrait se démerder, même s'il aurait préféré avoir avec lui son arbalète magique...

C'est en pensant ça que, après le dernier bâillement pour enfin se réveiller, il se met à inspecter les murs de la pièce dans laquelle il se trouve, et donne un regard rapide au plafond et au sol, tant qu'il y est.
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MessageSujet: Re: Le Labyrinthe de Phynos [Coulemelle 1303]   Lun 16 Fév 2015 - 12:52

[L'ordre d'action des personnages et de résolution dépendra de l'ordre de vos posts de réponse. Pour l'instant, cela n'a que très peu d'incidence, mais par la suite, sachez que si vos personnages sont ensemble, cela pourra importer ! Ainsi, vous avez répondu dans cet ordre : Kupo, Rhapsody, Nahim, Amy, Glenderin. Pour ce tour, les personnages agissent donc dans ce même ordre.]

Kupo
Tes pas résonnent dans le couloir vide. Personne n'a répondu à ton appel. D'un autre côté, s'il y avait eu quelqu'un, peut-être aurait-il fui devant cette voix de stentor ? Toujours est-il que ton cri s'est longuement répercuté, impossible de prôner la discrétion à présent. La torche crée des reflets sur les parois, tu peux t'y voir comme dans un miroir et remarquer que tes magnifiques cheveux sont mal coiffés à l'arrière de ta tête, mais comme tu n'es pas muni de l'un de tes indéfectibles l'Orzéal ni même d'un peigne, tu n'as qu'à prier pour que personne ne soit témoin de ce long moment de disgrâce. Tout en marchant (et en baragouinant des grommellements grincheux) tu t'aperçois que le couloir semble se séparer en deux branches. De l'une d'elle, à gauche, se dégage une température glaciale tandis que de l'autre, à droite, sort une chaleur moite. Dans la direction la plus froide, tu perçois des sons de brisures. Dans l'autre, un silence presqu'inquiétant. Ta torche semble suffisamment vive pour tenir une ou deux heures. Par où aller ?

Rhapsody
La pièce te semble parfaitement vide. Les murs sont lisses, rien ne les distingue les uns des autres. Mais alors que tu passes tes doigts sur leur surface, le bout de ton ongle rencontre une petite disparité. Il n'y a rien de visible pourtant, rien ne vient interrompre le miroir d'obsidienne courbe qui te fait face, mais pourtant tu la sens, elle est bien là cette petite aspérité. Une mélodie résonne alors, presqu'imperceptible, reprenant les notes de la chanson que tu jouais à l'instant. Un petit tiroir s'ouvre sous tes doigts. A l'intérieur, une noix. Simple, commune, semblable à toutes celles que tu as ramassées dans la journée. Ton estomac se fait insistant. Tu ouvres le fruit inattendu. Malheureusement pour ton estomac, la noix ne contient pas de cerneau comestible mais un petit message que tu déroules.


Mon premier n'est pas tôt.
Mon second débute l'indice.
Mon troisième désigne un mâle familier.
Mon tout tu devras suivre pour ne pas t'égarer.

Quelle est donc la réponse de cette mystérieuse charade qui pourrait bien t'être utile ? Vas-tu la résoudre ou t'aventures-tu dans le sombre couloir sans t'en préoccuper pour le moment ?

Nahim
Ta question se perd dans l'obscurité, rebondissant sur les murs sans fin en un éternel écho. Personne ne répond à ton appel. Tu tends l'oreille, indécise et perdue. A la lueur de la torche toujours accrochée au mur, tu peux voir que le chemin se sépare en deux. Soudain tu te raidis : tu n'en es pas sûre, mais un son ténu semble te parvenir… Non, pas un… Deux sons. En avançant un peu, tu perçois un chant mélodieux venant du chemin sur ta droite. Du couloir de gauche te parviennent de petits couinements familiers. Ne serait-ce pas ceux d'un gamalion ? Les deux bruits sont lointains mais l'écho des murs lisses est en ta faveur et tu distingues à présent clairement les deux sources venant de deux directions différentes. Que vas-tu donc faire ?

Amy
La structure des lieux est sans équivoque : chemins tortueux ponctués d'embranchements, tu es bien dans un labyrinthe. Ta torche, pour le moment vive, fait briller les murs, te renvoyant ton reflet sur de multiples facettes. Tu es arrivée au terme du couloir qui permettait de sortir de la pièce de départ. Tes pas silencieux n'ont pas troublé la quiétude des lieux. Devant toi s'ouvrent trois chemins. Deux sur la droite, un seul à gauche. Sans indice, tu tends l'oreille : du premier à droite, tu ne perçois rien… sauf… par intermittence… oui c'est cela… il y a bien quelque chose… un bruit entre le miaulement et le rire chafouin. Du second, c'est plus lointain, mais on dirait bien un bruissement ténu. De chemin à gauche, tu ne perçois rien du tout. Mais d'après les ombres que crée la lumière de ta torche, il semble y avoir bien plus de chemins de ce côté que pour les deux autres qui s'enfoncent sans interruption. Quel chemin prendre ?

Glenderin
Les murs et le sol ne te renvoient qu'un reflet plus ou moins déformé de toi-même. Rien ne vient troubler leur surface lisse et ininterrompue. En revanche, lever la tête s'est révélé pour toi bien plus utile. D'abord parce que ton reflet n'est pas particulièrement instructif : il te confirme juste que le rasage est pour toi un loisir plus qu'une nécessité au vu de la longueur ridicule de tes poils elfiques à la virilité retentissante. Mais surtout parce qu'au plafond, tu aperçois une gravure blanche qui ressort parfaitement sur la paroi noire.




La courbure du mur faisant face au couloir te parait alors évidente : le dessin au plafond ressemble fortement à une carte incomplète. Il semblerait que la case pleine sur le bord du cercle représente ta position tandis que les cinq autres… ne serais-tu finalement pas seul dans ce labyrinthe ? Intéressant. Mais quel est donc ce cercle central rempli de six autres plus petits ? Y aurait-il un lien avec les six cases du pourtour ? Les premières pièces de ta réflexion se mettent en place. Fort ces premiers indices tu termines ton inspection, la pièce ne semble en receler aucun autre. Le couloir est toujours béant. Grâce à ta vue semi-aiguisée, tu peux déjà voir qu'il se sépare en trois : droite, gauche, tout droit. Ceux des côté s'enfoncent dans l'obscurité et le silence les plus complets. Cependant, dans le lointain, tu perçois une vague lueur à l'extrémité du chemin central, mais pas de bruit. Que décides-tu ?

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Glenderin

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MessageSujet: Re: Le Labyrinthe de Phynos [Coulemelle 1303]   Lun 16 Fév 2015 - 14:08

"Là ! Il y a quelque chose sur cette paroi ! On dirait qu'un magnifique demi-elfe est enfermé dans le mur ! ...Ah non c'était juste mon image". Penser à cette blague fait apparaître un sourire sur le visage de Glenderin, ce qui compense la méchante remarque du narrateur par rapport à sa barbe, qui l'avait vexé ; c'est dommage qu'il n'y ait personne avec lui pour dire la blague par contre.
Après ce moment d'humour, qui ne doit jamais manquer même quand on est bloqué dans une pièce inconnue d'un lieu inconnu pour une raison inconnue, le demi-elfe se dédie à l'étude du dessin sur le plafond.
"On dirait qu'il y a cinq autres pièces comme la mienne, toutes séparées du même angle qui est de pi sur trois. Je vais arbitrairement dire que je me trouve dans la pièce Nord-Ouest, donc le couloir de gauche pourrait amener à la pièce Nord, et celui de droite dans la Sud-Ouest. C'est dommage que je n'aie rien pour écrire, mais si ça reste comme ça je ne devrais pas avoir de problèmes à tout me souvenir. Le couloir central alors en toute logique pourrait amener vers la pièce Centre, avec ces petits symboles. Je dirai qu'il s'agit d'une pièce ronde, et ces petits cercles semblent les symboles qu'on utilise souvent pour des colonnes : c'est possible qu'il y ait une espèce de porche ? La lumière que je vois pourrait venir d'une ouverture dans le plafond, peut être une sortie d'ici." Glenderin est désormais convaincu de l'utilité de visiter cette pièce centrale, mais il y a quelque chose qui le retiens : les règles d'or des labyrinthes.
Toujours suivre soit le mur de gauche, soit celui de droite.
Toujours avoir la possibilité d'extraire son arme.
Étant donné qu'il prend son poignard de la main droite, suivre le mur de droite lui empêcherait un peu ce mouvement, donc la solution est évidente.
"C'est parti pour le noir !" Il pense, en prenant la torche dans la main gauche et en plongeant dans le couloir sombre, suivant la paroi du côté de la torche, d'un pas léger et en regardant de temps en temps plafond et sol, vu que ça s'était avéré utile.
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Kupo

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MessageSujet: Re: Le Labyrinthe de Phynos [Coulemelle 1303]   Lun 16 Fév 2015 - 16:44

Une intersection et un choix s'offrent a moi d'un coté le froid de l'autre la chaleur. Je pourrais rester planter la un moment à me demander quel est le chemin le plus dangereux ou alors je pourrais aller dans la seule direction ou je suis sur de ne pas me geler. Bon autant ne pas perdre mo temps inutilement plus j'avance plus je suis sur de trouver des réponses. J'avance dans la direction de la chaleur.
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Rhapsody

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MessageSujet: Re: Le Labyrinthe de Phynos [Coulemelle 1303]   Mar 17 Fév 2015 - 16:06

Ah je me doutais bien que cette pièce n’était pas aussi vide qu’elle y paraissait… Bon cette noix est un bien maigre butin mais l’indice qu’elle contient une grande consolation. On ne m’a donc pas laissée perdue, seule face à mon triste sort. J’ai un indice à suivre pour aller quelque part, je ne sais où, peut-être pour sortir d’ici ou peut-être pas. En tout cas s’il y a une énigme ici c’est bien que quelqu’un l’y a mis afin que je la trouve et la résolve. Il y a quelqu’un qui m’a donc amenée ici dans un but précis… mais lequel ?

Mes pensées tournaient à toute vitesse dans ma tête, elles étaient confuses mais s’ordonnaient peu à peu au fur et à mesure que l’excitation due à la découverte de cet indice retombait. Mes yeux se posèrent à nouveau sur la charade que je venais de trouver. Je me mis à marcher, de long en large, calmement, faisant de temps en temps un petit tour sur moi-même. Je réfléchissais à voix haute :

« Si mon premier n’est pas tôt c’est qu’il est tard… Mon second débute l’indice… Mmh cet indice précis ?… Un indice en général ?... Le début du mot « indice » c’est « in »…. Mon troisième désigne un mâle familier… Voyons… Un mâle… Un animal ou un homme...? Un mâle… Un garçon ?... Familier… Un gars… »

Au fur et à mesure que ma réflexion avançait, les lettres de l’alphabet tournaient dans mon esprit, cherchant à former un mot s’approchant de la réponse. D’un coup ces lettres s’ordonnèrent pour former dans mon esprit, un mot en lettres dorées, un nom que je connaissais bien : TARINGA. Alors comme ça ma monture à grandes oreilles serait la solution de mon problème… Peut-être bien que la personne qui est derrière tout ça me connait… C’est tout de même étrange… Griffyth serait là lui aussi contre son gré ?

Je me postai alors à l’entrée du couloir sortant de la pièce, forte de la possession de cet indice qui me rassurait et m’intriguait à la fois. Griffyth… J’écoutais les sons venant à moi, cherchant sa douce voix grave caractéristique, je scrutais l’obscurité à la recherche du scintillement de son regard perçant, je cherchais à sentir son souffle sur ma joue. Etait-il là tout près ? Etait-ce lui ou un autre taringa? M’étais-je trompée ? J’espérais que non. Mon cœur battait à tout rompre.
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MessageSujet: Re: Le Labyrinthe de Phynos [Coulemelle 1303]   Mer 18 Fév 2015 - 12:03

La tueuse soupira de mécontentement. Un labyrinthe ? Rien que ça ?
Elle ignorait les raisons de sa présence ici et elle allait le découvrir. Celui ou celle qui en serait le responsable allait en entendre parler !

Mais avant de penser à sa petite vengeance, il fallait qu’Amy trouve la sortie. Elle se retrouva face à un croisement et entendait divers sons qui provenaient de deux d’entre eux. Quel chemin prendre ? Elle n’allait pas attendre que quelque chose ou quelqu’un lui tombe dessus, c’est elle qui allait le faire avant.

Ces bruits de miaulement la rendaient nerveuse. Amy sortit sa dague de son fourreau, entailla le mur du premier couloir de droite, de sorte à pouvoir marquer les passages qu’elle emprunterait et s’y engouffra.
La tueuse sortira d’ici, quitte à passer par chaque chemin de ce maudit labyrinthe.

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Votre conscience est comme une plaie : le sang y coule à flot. Vous croyez que sauver un homme plus vertueux que vous changera quoi que ce soit ? Ce n’est là que vulgaire sensiblerie !
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Nahïm Kelt

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MessageSujet: Re: Le Labyrinthe de Phynos [Coulemelle 1303]   Mer 18 Fév 2015 - 13:32

Je me glace alors que je perçois sans doutes possibles les couinements de mon gamalion. N'était-il pas resté dans la cuisine?
Je prends la torche qui marque le début du couloir courbe, puis me dirige vers le couloir qui me mènerait à Az. Je m'arrête cependant un instant, impressionnée par la beauté du chant qui s'échappe de l'autre couloir. Mais un gémissement plus fort que les autres me fait prendre le couloir de gauche, alors que tout près du mur, je dépose un brin de ciboulette.
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MessageSujet: Re: Le Labyrinthe de Phynos [Coulemelle 1303]   Ven 20 Fév 2015 - 0:41

Glenderin
Le sol résonne à peine sous tes pas feutrés de demi-elfe. Tu avances avec légèreté, souplesse, grâce… une vraie danseuse étoi… [tousse] ahem… un vrai ninja. La torche éclaire ton chemin qui serpente sans aucune logique apparente sur quelques mètres : il monte, il descend, il tourne, mais n'est pas interrompu par un embranchement. Aucun signe distinctif au plafond, il semblerait que tu aies eu un coup de chance [aka : inspiration subite et non-préméditée du MJ] dans la pièce de départ. Tu débouches finalement sur une grande pièce sombre. Au centre, une table sur laquelle sont alignées sept bouteilles de verre teinté. De l'autre côté, une porte béante vers l'inconnu. Lorsque tu descends les trois marches, des flammes rouges surgissent brusquement derrière toi, condamnant l'entrée de la salle tandis que d'autres flammes, vertes celles-ci, t'interdisent la sortie en apparaissant sur le perron de l'autre porte.

Te voilà bloqué dans une pièce ne contenant que des bouteilles. Qu'à cela ne tienne… si y'a à boire, il reste de l'espoir™ ! [Note du MJ : les droits d'auteur de ce slogan sont officieusement détenus par un organisme éducatif dont nous ne citerons pas le nom ici par soucis de discrétion.] Tu t'approches de la table sur laquelle tu trouves un parchemin sur lequel sont tracés ces mots :

Devant est le danger, le salut est derrière.
Deux sauront parmi nous conduire à la lumière,
L'une d'entre les sept en avant te protège,
Et une autre en arrière abolira le piège,
Deux ne pourront t'offrir que simple vin d'ortie,
Trois sont mortels poisons, promesse d'agonie,
Choisis, si tu veux fuir un éternel supplice,
Pour t'aider dans ce choix, tu auras quatre indices.
Le premier : si rusée que soit leur perfidie,
Les poisons sont à gauche des deux vins d'ortie ;
Le second : différentes à chaque extrémité,
Si tu vas de l'avant, nulle n'est ton alliée.
Le troisième : elles sont toutes de tailles inégales,
Ni naine ni géante en son sein n'est fatale.
Quatre enfin : les deuxièmes, à gauche comme à droite,
Sont jumelles de goût, mais d'aspect disparates.


Tu observes les bouteilles :
Que faire à présent ?

Kupo
Pourquoi se geler le derrière quand on peut finalement arpenter un bon vieux labyrinthe au chaud ? Mmh ? Après tout la question se pose ! Allons-y donc pour le couloir le moins froid, celui de droite. Tu marches dans un tunnel un peu pentu au bout duquel tu distingues une lueur diffuse provenant d'autres torches murales. Après quelques mètres, tu pénètres dans une salle éclairée et de bonne taille. En face de toi, une porte, sur le mur à ta gauche, une autre. La salle est vide, le sol recouvert de sable. Silence total. Le sable crisse sous tes semelles. Boaf, ma foi, tout cela semble bien paisible. Trop peut-être. Mais de toute façon, comme rien ne bouge, tu n'as plus qu'à t'engager plus avant dans la pièce et à choisir une porte. Tu avances donc, à peu près persuadé qu'une bestiole à dents gigantesques te sauteras dessus dans les prochaines secondes (parce que oui, faut pas déconner, mais tu sens le sourire narquois d'une entité vaguement troll [aka : MJ] te surveiller avec un amusement certain) mais rien de tel ne se produit. En fait c'est bien plus insidieux. Au fur et à mesure que tu marches, le sable se fait plus profond. Et au moment où tu comprends le piège, il est trop tard : les sables mouvants t'ont pris et t'attirent vers une mort certaine… et relativement longue et désagréable. En plus, les cheveux plein de sable, c'est très mauvais pour ton image d'égérie capillaire. Vite ! Réagis ! Que faire face à l'inexorable plongée ?

Rhapsody
Tu es là, haletante, aux aguets. Tu attends un mouvement, un son, un éclair blanc, n'importe quoi. Ta patience est peu à peu rongée par le doute. Rien ne vient. Griffyth ne t'as pas accompagnée dans ce labyrinthe. La déception t'étreint mais la certitude d'avoir trouvé la clef de l'énigme t'encourage à t'aventurer plus avant. Ta torche éclaire les murs froids. Tu marches lentement, attendant toujours un signe. C'est alors que tu arrives à un embranchement. Trois chemins s'ouvrent à toi : tout droit, à gauche, ou à droite. Tandis que tu scrutes les méandres de chacun, tu remarques de toutes petites gravures qui scintillent à ton approche. Ce sont de petits taringas blancs désignant chacun des directions. Le premier, celui qui montre le chemin de gauche, est entouré de végétation luxuriante et sa patte est emmêlée dans des lianes. Le second, celui qui indique tout droit, a les yeux bandés et fuit une mâchoire immense. Le dernier est surplombé de pointes agressives et observe le plafond d'un air inquiet. Ces minuscules dessins t'apportent de précieuses informations sur ce que tu pourrais rencontrer en suivant l'un ou l'autre chemin. A toi maintenant de choisir lequel tu vas suivre…

Amy
Le poignard crisse désagréablement sur la pierre noire et une entaille vient interrompre sa platitude angoissante. La marque est nette et indélébile. Forte de ce repère, rassurée de voir cette trace tangible de ton passage, tu t'engouffres dans le couloir d'où s'échappent les miaulements-ricanements. Ces bruits incongrus et décalés résonnant dans cette atmosphère lugubre presque aseptisée te mettent mal à l'aise. Mais c'est bien connu : ce qui t'effraie ne te fait pas reculer. Silencieuse, tu te rapproches peu à peu de la source. La lumière de ta torche annonce néanmoins ton arrivée. Tu entres dans une pièce haute de plafond dans laquelle se croisent une multitude de poutres diverses et variées. Certaines sont en bois sculpté, d'autres ne sont que de simples troncs grossièrement taillés, tu en aperçois en fer forgé, en glace cristallisée, en pierre ciselée. Cette curieuse architecture t'interpelle et tu mets un instant à remarquer les nombreuses traces de griffes qui lacèrent ces poutres. Quel que soit l'être qui s'y promène, ce détail n'est pas pour te rassurer. Un rire aux intonations presque humaines retentit dans ton dos et te fait sursauter ; tu te retournes vivement. C'est… un… chat. Enfin… ça le serait certainement si l'on oubliait le fait qu'il soit en lévitation, et ce sourire en croissant de lune qui lui tient lieu de gueule. Ce rictus malsain te fait face, immobile, puis cette bouche s'ouvre alors pour te susurrer d'un ton moqueur : "C'est la petite Amy, oui, c'est la petite amie ! C'est la petite amie qui joue au chat et à la souris !"

Fier de ce jeu de mot, le chat exécute une cabriole et disparait. Incrédule, tu le vois se rematérialiser deux mètres plus haut sur l'une des poutres, pendu par la queue, la tête en bas à la manière d'un opossum. Entre ses dents, brille ta dague. Tu sens ton cerveau s'insurger devant ce manque de logique : dans ta main, tu ne tiens à présent qu'un morceau de bois. Ton sang ne fait qu'un tour. Le rire du chat rebondit sur les murs et il chantonne : "C'est la petite amie ! Qui de Cheshire ou d'Amy sera la souris ?"

Nahim
Le chant s'éloigne peu à peu tandis que tu suis les couinements de ton compagnon à quatre pattes. L'inquiétude te fait accélérer à chaque pas. Tu cours presque quand tu arrives dans la salle d'où proviennent les cris. Elle est circulaire, envahie par le lierre. Des cages à oiseaux sont suspendues un peu partout. Dans chacune, un animal est enfermé. Dans l'une d'elles : Az. Quand il t'aperçoit, il couine de plus belle, heureux de te voir… mais t'avertissant d'un danger. Tu cherches fébrilement un moyen d'atteindre Az ou de déterminer ce qui l'effraie mais en dehors de ces cages la pièce est vide… ou presque. Du plafond se laisse tomber avec grâce un être ailé. Lorsqu'il te fait face, tu vois que son visage est humain. Ses traits féminins sont d'une délicatesse admirable. Néanmoins, le reste de son corps est celui d'un lion et ses deux immenses ailes sont celles d'un aigle. Son regard aiguisé te fixe dans les yeux. Il est perçant et d'un gris acier désarmant. Clouée sur place, tu observes avec fascination le sphinx avancer vers toi d'une démarche altière et féline. D'une voix douce, celui-ci annonce :

"Tu viens chercher un ami sans parole, et seule ta parole pourra le libérer. Une énigme je vais te proposer et une réponse tu pourras me donner. Si tu dis vrai, une clef je t'offre pour ouvrir une prison. Si sans mot dire tu t'en retournes, alors t'attendra ton compagnon. Si erreur tu fais, une vie tu m'offres, et le remord sera ton poison."

Le monstre magnifique s'assoit et énonce : "Elle flotte sur l'eau sans jamais se mouiller. Elle suit les oiseaux mais ne sait pas voler. Qui est-elle ?"

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Rhapsody

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MessageSujet: Re: Le Labyrinthe de Phynos [Coulemelle 1303]   Ven 20 Fév 2015 - 13:39

Je m’approchai de chacune des gravures en commençant par celle de droite et les effleurai de ma main droite, la gauche tenant la torche faisant briller les murs lisses et ressortir les contrastes des petits dessins délicats sur lesquels je posais mes yeux. Ces gravures représentaient toutes un danger évident… Il n’y avait pas de chemin sûr. Mais je ne m’étais apparemment pas trompée sur la signification de la charade. Cette petite victoire me mis du baume au cœur.

J’espérais alors que ma bonne étoile me surplombait toujours même si ces murs sombres m’empêchaient de la voir. Aria… Ce surnom que ma mère m’avait donné était le nom de ma bonne étoile, celle sous laquelle j’étais née. Dans mes moments d’angoisse je l’entendais me le chuchoter à l’oreille. Et c’était le cas en ce moment. Je me mis alors à fredonner une berceuse pour me calmer.

Je ne m’attardai que sur la gravure de gauche. Elle réveillait en moi un souvenir. Elle appelait en moi des sentiments forts. Elle m’attirait. La végétation luxuriante représentée autour du taringa apaisait le sang de Dryade bouillonnant dans mes veines, poussé par un cœur battant de plus en plus vite et de plus en plus fort. L’image du taringa évoquait pour moi ma rencontre avec Griffyth. Il avait alors la patte arrière gauche prise dans un piège à loup. Il se débattait et sa patte saignait abondamment. Je l’avais calmé puis débloqué et soigné et il ne m’avait plus quitté d’une semelle.

Me raccrocher à ces souvenirs m’aidait à me détendre. J’espérais à la fois que Griffyth était en sécurité à Orzaal et que j’allais le retrouver bientôt, peut-être au bout de ce couloir. Les deux possibilités me réjouissaient et m’attristaient en même temps. J’espérais seulement ne pas être seule ici. Je continuai à fredonner en m’enfonçant dans ce couloir sombre, attendant fébrilement le moment où je m’approcherais du danger annoncé par la gravure à l’entrée. Je levai ma torche et tout en avançant, guettai sur les murs, le plafond et le sol toute trace de végétation.
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Kupo

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MessageSujet: Re: Le Labyrinthe de Phynos [Coulemelle 1303]   Ven 27 Fév 2015 - 21:31

Des sables mouvants... Le barbare n'en revenait pas ! Ce n'est pas sérieux là !
« J'avais besoin de me passer les nerfs sur quelque chose pas de ça. RHAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! ».

Ce n'est qu'après avoir fini de pousser un formidable rugissement qu'il fut à nouveau maître de lui et prêt à se tirer de ce mauvais pas.

Bon maintenant surtout rester calme les mouvements brusques ne font qu'empirer la situation. Alors voyons voir, je suis empêtré jusqu'à la poitrine, d'abord s'étaler au maximum pour arrêter de s'enfoncer. Ma cape ! En l'étalant sous moi ça devrais pas mal m'aider. Ensuite s'allonger et essayer de ramener les jambes à la surface pour finalement se retrouver à ramper jusqu'à trouver un point d'accroche. Voilà ce qui me reste à faire.

Avec des gestes lents et calculés, le Barbare commença à faire son possible pour s'étaler de tout son corps sur ça grande cape dans laquelle il a l'habitude de dormir. Puis commença la pénible phase où il fallut ramper. Durant le temps qu'il mit à atteindre la plus proche des portes, qu'il avait aperçue en rentrant dans la pièce, il eut tout le temps de détailler avec précision les deux portes et l'ensemble de la pièce plafond compris. À vrai dire pendant un moment, il commença même à compter les grains de sable qui lui arrivait dans la figure. Il se promit d'ailleurs de flanquer une tarte pour chacun d'entre eux à toute personne, animal, dieux, ou autre à qui il devait sa présence ici.
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Glenderin

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MessageSujet: Re: Le Labyrinthe de Phynos [Coulemelle 1303]   Mer 4 Mar 2015 - 15:04

Alors... Une belle énigme... Comment faire ? Le demi-elfe regarde les bouteilles devant lui : il y en a deux qui, selon ce qu'il y a écrit sur le parchemin, ne sont pas dangereuses : la toute petite, qu'on va appeler bouteille Lucyll, et la grande, qu'on va appeler bouteille Ergaïl. La première idée qui passe à l'esprit de Glenderin est de les goûter toutes les deux, normalement un vin est reconnaissable au goût... Mais avant de faire ça, sa curiosité le pousse à se demander quel sera le résultat de cette action : va-t-il trouver seulement du vin ? Va-t-il avoir un goût bizarre qui lui permettra d'avancer ou de reculer ?
Il commence à réfléchir...

Dix minutes plus tard, il a la solution : à partir de la gauche on a poison, vin, potion pour aller en avant, poison, poison, vin, potion pour aller en arrière.
En faisant des déductions sur la possibilité d'en goûter une le demi-elfe s'est retrouvé avec surprise capable d'indiquer le contenu de toutes les bouteilles. Maintenant il ne reste plus qu'à décider quoi en faire. Le vin pourrait être bon, mais on ne saura jamais sans goûter. Il boit alors une petite gorgée de la petite bouteille de vin, avant de la mettre dans sa sacoche avec son amie deuxième bouteille de vin.
Le poison peut toujours, être utile, mais trois bouteilles c'est vraiment trop... Il prend les deux les plus grandes et vide la troisième sur son poignard, pour le rendre plus létal.
Il ne reste plus que les bouteilles pour se déplacer. Un petit détail des mots du parchemin attire l'attention : Devant est le danger. Est-ce qu'il a vraiment envie de courir vers le danger ?

Deux bouteilles de vin et deux de poison c'est un butin très satisfaisant, pas besoin de se mettre encore plus en danger. Par précaution il boit les deux bouteilles, mais il revient en arrière jusqu'au croisement d'où tout a commencé, et après un regard rapide dans la pièce du réveil, il part vers l'autre direction : la droite en sortant de la pièce. Le destin a voulu que ce soit le mur de droite qui conduira ses pas, et non pas celui de gauche.
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MessageSujet: Re: Le Labyrinthe de Phynos [Coulemelle 1303]   Lun 16 Mar 2015 - 14:25

"C'est la petite amie ! Qui de Cheshire ou d'Amy sera la souris ?"

Amy maugréa en dévisageant ce chat bizarre, et au sourire plus que désagréable, jouer avec sa dague. Les petits rires narquois de Cheshire résonnaient dans la pièce. Il fallait qu’elle se concentre, qu’elle oublie un instant sa frustration de s’être fait voler sa dague si facilement.

Qui de Cheshire ou d’Amy sera la souris ?

Le bout de bois qu’elle avait dans la main pourrait peut-être s’avérer utile. Amy décida de l’analyser dans ces moindres détails…Qui sait ? Et qu’elle trouve ou non quelque chose d’intéressant, la tueuse partira ensuite à la poursuite de cet agaçant animal.


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MessageSujet: Re: Le Labyrinthe de Phynos [Coulemelle 1303]   Lun 16 Mar 2015 - 14:43

Certains joueurs sont trop lents je le crains... Dommage pour eux, c'est mon tour de jouer ! [EDIT : Amy tu m'as tout juste doublée mais j'm'en fous, je te colle ma saleté quand même ! Moi aussi je t'aime !]

Rhapsody
Les lianes et le lierre rampant n'ont pas tardé à apparaitre sur les murs, le plafond et le sol du couloir que tu as choisi d'emprunter. Ils s'accrochent dans les arrêtes du tunnel, formant un épais tapis végétal dissimulant la surface noire et lisse qui te donne des frissons par sa froideur et sa perfection monotone, mais tu n'es pas certaine de préférer l'effet que cela crée... Ton reflet apparait, morcelé, par les rares espaces qui ne sont pas encore recouverts de feuilles. Les plantes sont visiblement en grand manque de lumière car elles sont d'un blanc laiteux parfaitement anormal. En tant que demi-dryade, tu sais parfaitement qu'elles n'auraient jamais du atteindre cette luxuriance dans un lieu aussi vide de tout. Leur aspect malade mais néanmoins vivace a quelque chose de dérangeant. Comme un moribond continuant de respirer. Tu continues malgré tout d'avancer, car tu te doutes qu'aucun chemin n'aurait pu t'offrir la sécurité.

Tu débouche soudain dans une salle de grande taille. Elle n'est pas éclairée à proprement parler, mais les lueurs émanant de la végétation qui s'y développe suffisent à donner à la scène un halot pâle et diffus. En effet, aussi loin que porte ton regard s'étendent des plantes poussant les une sur les autres, comme tentant d'étouffer leurs adversaires pour profiter de la moindre parcelle d'espace et de lumière. Certaines produisent de gros fruits fluorescents, ressemblant à d'énormes bubons, responsables de la faible clarté ambiante. Ce paysage t'est malsain au premier coup d'œil. Au loin, caché parmi les racines envahissantes, tu entrevois un couloir semblable à celui que tu as suivi pour venir sur un des murs de la salle. Ces deux entrées ne sont pas fermées par des portes : les lianes les ont rongées depuis bien longtemps pour se ruer vers un territoire encore vierge de conquête végétale.

Tu hésites certainement quelques instants mais tu pénètres finalement dans cette nature malade comme une anomalie dans un cauchemar en sommeil. Tes sens de demi-elfe perçoivent des bruissements infimes et tu jurerais que certaines racines se déplacent à la limite de ton champ de vision même si rien ne bouge quand tu les fixes avec attention. La flamme de ta torche semble un phare dans la luminescence malsaine. Puis brusquement, alors que tout semblait calme, une silhouette lumineuse se forme à quelques mètres, peu à peu, devant toi. C'est un Dryade. Cela ne fait aucun doute. Mais ses yeux aveugles et blancs ne regardent rien que le vide. Sa peau diaphane laisse entrevoir le réseau de ses veines bleutées avec une troublante transparence. Elle est vêtue de lianes qui dissimulent à grand peine un corps squelettique qui semble mu par un marionnettiste macabre.

Sa bouche aux lèvres violacées s'ouvre sur ces paroles "Une porteuse de lumière et de chaleur dans ce monde froid et vide. Puisses-tu perdurer plus longtemps que ceux qui t'ont précédés…". Elle lève une main arachnéenne et des dizaines de plantes fondent sur toi à toute vitesse.

Kupo
La plus proche des deux portes, celle qui semble s'enfoncer vers le centre, te tend le bras. Enfin… la poignée pour être plus exact… En fait elle ne te tend précisément rien du tout mais tu as compris la métaphore quoi ! Tu n'es qu'à un ou deux mètres quand tu sens brusquement ta cape glisser sous toi vers l'arrière. L'information toque à la porte de ta logique quelques secondes avant que tu ne te retournes pour chercher l'origine du phénomène.

La logique veut qu'un sable ne soit mouvant que s'il a la possibilité de s'enfoncer toujours plus profond pas vrai ? Celui de cette salle ne faisait pas exception. Il peut en effet se déverser sur des strates inférieures pour la simple et bonne raison que la chose qui se reposait dans ses bas-fonds vient de remonter vers la surface. C'est ainsi que tu découvres qu'un tentacule à la peau lisse et jaune moucheté de rouge vient de s'enrouler autour d'un pan de ta cape pour la tirer en arrière. Un gigantesque poulpe des sables émerge au milieu de la salle. Les mouvements de la créature font valser le sable dans tous les sens, créant des sortes de vagues plus ou moins inquiétantes de par leur taille ou leur proximité. L'un des immenses bras de la pieuvre géante tente de t'attraper, mais te rate car ce monstre a un gros défaut : il est extrêmement myope. En revanche, il ne rate pas la porte et l'obstrue de toute sa taille.

Te voilà coincé dans une salle au sol instable avec un titan presqu'aveugle pour seule compagnie, en train de te voler ta cape qui plus est. Une simple torche à la main, à plat ventre sur le sable, c'est à toi de jouer.

Glenderin
Tu es extrêmement satisfait de toi-même. Vraiment, avec quel brio as-tu résolu l'énigme des bouteilles pour en plus gagner de nouvelles armes inattendues et de quoi se désaltérer agréablement en chemin ! Tu en siffloterais presque de contentement. Mais bon, en tant que demi-elfe demi-logique, tu te doutes bien qu'annoncer ta présence de cette façon ne serait pas forcément du meilleur goût. La torche à la main, tu avances donc sur ce chemin froid et monotone qui semble immuable au fil de tes pas. C'en est presque décevant. Le concepteur de cette espèce de labyrinthe aurait-il manqué d'imagination ? Ledit concepteur a du t'entendre car en y regardant mieux, tu peux t'apercevoir que la teinte du mur tourne lentement au vert bouteille à mesure que tu t'enfonces dans les méandres du couloir. Il semble également de plus en plus… humide. Au bout de quelques mètres cela devient même flagrant : les parois dégoulinent d'un produit visqueux indéfinissable. Tu fronces le nez, ton raffinement elfique froissé devant tant de répugnance, mais poursuis ta route. Malheureusement, celle-ci n'est pas bien longue : en effet, devant toi se dresse un mur translucide de gelée verte et gluante, épais de quatre ou cinq mètres. Il ondule grassement au gré d'un vent inexistant (ce qui est pour le moins étrange, ta demi-logique de demi-humain te l'assure… Ta demi-logique demi-elfique aussi d'ailleurs, soit dit en passant, comme quoi, contre toute attente, un elfe et un humain peuvent parfois être d'accord tant qu'ils ne s'investissent qu'à moitié…).

Face à ce nouvel obstacle, vas-tu tourner les talons ou vas-tu chercher comment traverser ?

Amy
Le bout de bois semble simplement avoir été arraché d'une des poutres qui te surplombent. Il ne t'es d'aucune utlité.

"Amy l'amie admire sans me dire un mot ou n'ai-je pu l'ouïr ? chantonne le chat de sa voix mielleuse et grinçante, chuchotant presque, Statique et énigmatique faudra-t-il lui redonner le goût de l'épique ? Electrique, je ne me pensais pas narcotique !"

Il éclate d'un rire insupportable, gloussant avidement. Ta dague se plante une dizaine de mètres au dessus du sol dans une poutre de bois qui semble rongée par la vermine. Le chat disparait dans une cabriole, réapparait roulé en boule autour de ton pied dans une attitude moqueuse parodiant le câlin.

"Amy mon amie, jouons un peu."

Et avant que tu n'aies pu l'attraper pour lui faire ravaler ses sarcasmes, il se téléporte de nouveau en lieu sûr sur les poutres… avec ta chaussure droite. Il ricane et glousse à s'en étouffer, la projette en l'air et la rattrape au vol, montant de plus en plus haut dans le réseau de poutres. Il se lasse finalement, la laisse sur l'une d'elles, loin, très loin au dessus de ta tête et reprend ta dague entre ses crocs pointus, souriant avec effronterie, pour redescendre vers toi.

"Je te prendrai tout ! Tout ! Tout ! Petite Amy, iras-tu pleurer dans le noir ? On y entend de drôles d'histoires… As-tu peur de choir ? Me reprendras-tu ton poignard ?"

Nahim
Le sphinx semble s'amuser de ta réflexion, se lissant les plumes avec soin. Il t'observe du coin de l'œil attendant une réponse qui ne vient pas tandis que ta nervosité est à son comble. Mais la patience de l'animal mythique semble atteindre ses limites. Sa queue fouette l'air dans un mouvement régulier, soulevant la poussière. Finalement le monstre se relève et te demande : "Alors humaine ? As-tu réponse à me servir ? Me feras-tu attendre, te faut-il encore réfléchir ?"

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Nahïm Kelt

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MessageSujet: Re: Le Labyrinthe de Phynos [Coulemelle 1303]   Lun 16 Mar 2015 - 22:38

Je ne réagis pas. Je reste figée devant la créature hybride qui me regarde avec un calme qui sous-tend une puissance magnifique et féroce.
Je respire un grand coup, et tente de regarder Az dans la pénombre à peine amoindrie par la lueur de la torche.
Il y a longtemps que je n'ai pas joué à ces devinettes, et l'enjeu n'a jamais été aussi grand. Le museau du petit Gamalion brille dans l'obscurité. J'essaye de ne pas penser aux conséquences d'une mauvaise réponse. Je n'arrive pas à me concentrer. Je réfléchit trop et sans but, je fouine dans ma mémoire. Le poid du silence que je dois garder pèse sur mes épaules.
Elle flotte… Un bateau ? Une feuille ?
Sans se mouiller… une araignée d'eau ? Enfin, si elle meurt, elle coule. Et elle est, par ce fait, mouillée.
Mon regard se perd. Une griffe de sphinx ? Qui frôle l'eau ?
J'ai envie de partir en courant. Mon coeur bat la chamade.
La plume qui suit l'oiseau sans savoir voler ? Mais on peut la mouiller, comme les appâts des pêcheurs.
QU'EST QUI N'EST JAMAIS MOUILLÉ ?


Ce qui n'existe pas.


Je n'ai pas bougé durant ma réflexion intérieure. Mais là, je sens mon visage se décomposer. Je suis irrécupérable.
"Alors humaine ? As-tu réponse à me servir ? Me feras-tu attendre, te faut-il encore réfléchir ?"

Ne pas penser aux dents ni à la queue qui fouette l'air ni à son regard qui fait mine de se tourner vers la cage d'Az.
Je secoue vivement la tête et fais un pas en arrière. Les larmes me montent aux yeux. Je dois partir, je ne connais pas la réponse, et j'ai peur. Je dois être aussi pâle que mon pauvre Az.
Az.
Je ne vais pas… Attaquer le Sphinx avec ma poêle ?
Si ?
Son léger roucoulement me f ets ais lâcher la torche. J'attrape ma poêle et sans réfléchir plus, je cours vers la cage. Je ne l'abandonnerai pas.
Mon regard évite celui de la créature. Heureusement pour moi, je commence à réfléchir.
Derrière elle, vacille doucement son ombre. Qui elle peut la suivre lorsqu'elle vole. Et n'est pas tangible.
Sans regarder le Sphinx, un mot sort de ma bouche comme une évidence.

« L'Ombre »
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Rhapsody

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MessageSujet: Re: Le Labyrinthe de Phynos [Coulemelle 1303]   Lun 23 Mar 2015 - 21:14

Quand cette végétation étrange apparut autour de moi j’arrêtai ma mélodie, fébrile. Au fur et à mesure de ma progression, la vue de ces plantes malades me donnait les larmes aux yeux. Lorsque j’entrai dans cette vaste salle je restai tétanisée d’horreur face à l’enchevêtrement de plantes autour de moi. Cela me faisait tellement mal de voir dans quel état était la végétation qui m’entourait que j’en avais la nausée. Je fis tout de même quelques pas en avant en observant autour de moi.

Alors que je repérais l’issue à l’autre bout de la pièce, un mouvement à la limite de mon champ de vision attira mon attention. Je tournai vivement la tête dans cette direction, aux aguets. Mais il n’y avait rien. Un bruissement se fit entendre sur ma gauche je me retournai mais toujours rien. Immobile je sentais que quelque chose clochait. Quelque chose ou quelqu’un se jouait de moi c’était évident. Et il devait bien rire de me voir m’agiter en tous sens. Recouvrant mon calme, je tournai lentement sur moi-même en soufflant doucement pour calmer ma respiration et mon cœur qui battait à m’en rompre les côtes.

Tout était calme, je ne ressentais plus cette sensation d’être observée. C’est là qu’elle apparut. J’eus un mouvement de recul quand la silhouette lumineuse se dessina devant moi puis je me détendis en reconnaissant une dryade. Alors que je l’observais, mon cœur se serra. Son corps squelettique faisait peur à voir. Elle était tout aussi malade que les plantes autour d’elle. L’espace d’un instant je voulus l’aider, la soigner : c’était ce que me criait mon âme de guérisseuse, ce que me hurlait mon sang de dryade. Les mots qui sortirent de sa bouche me firent déchanter.

Lorsque je vis les lianes se précipiter vers moi, je fis un bon en arrière. Mon premier réflexe fut de saisir ma lyre et de la serrer fort contre moi. Cela me rassurait. Mes pensées s’entrechoquaient sous mon crâne. Je savais que je n’avais aucune arme. Et pourtant il me fallait me battre. Ma magie ne me serait d’aucune utilité visiblement, je ne suis qu’une demi-dryade et ces plantes autour de moi me sont totalement inconnues, leur Nom n’est donc pas à ma portée. Avec toute l’énergie du désespoir je brandis alors ma torche devant moi pour maintenir à distance mes agresseurs végétaux.
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Kupo

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MessageSujet: Re: Le Labyrinthe de Phynos [Coulemelle 1303]   Jeu 26 Mar 2015 - 22:12

Je continuais à grommeler lorsque soudain quelque chose attrapa ma cape et la tira en arrière. Un sourire commença à s'esquisser sur mon visage, un ennemi sur qui se défouler. Sourire qui mourut très vite lorsque je vis ce qui me tirais en arrière, à ce moment mes pensées purent se résumer en quelque mots :! £§% ". Ensuite, quelques conclusions arrivèrent jusqu'à ma conscience : primo, c'est très moche. Deuzio, c'est gros. Tertio c'est un gros poulpe très moche. Quarto il est soit très intelligent en me bloquant la sortie soit à moitié aveugle ( un coup d'oeil rapide à l'allure générale de l'animal élimine la première possibilité.). cinque, il veut me bouffer.

« Toi, tu tombes à pic mon ami ! »
En me retournant sur le dos, je libère mon bras gauche et en geste brusque faisant luire certain des motifs de mes tatouages, je provoque une violente bourrasque qui chargé de sable fouette cruellement les ventouses mauves du tentacule à la peau lisse tentant de me retenir par la cape. Ce qui me permet de me libérer et de me remettre prudemment debout sur ce sol encore un peu instable.
Toutefois, ce n'est pas un problème en quelques pas et un saut me voilà juché sur le tentacule qui s'était écrasé le long du mur. Bien décider à frapper à la tête, je me mets à courir sur le tentacule en évitant les ventouses. En remontant vers l'occiput, je me prépare à essuyer d'autre attaque en soulevant deux langues de sable que je fais tournoyer autour de moi tel des lames de vent et de sable.
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MessageSujet: Re: Le Labyrinthe de Phynos [Coulemelle 1303]   Sam 11 Avr 2015 - 1:30

Décidément, vous êtes en retard ! Affreusement en retard ! Heureusement que j'ai demandé des gens actifs ! Que le trollage commence !

Nahim
L'ombre. Immatérielle et pourtant fidèle compagne de chaque être et de chaque objet. Le sphinx maugrée de frustration. Alors que tu t'apprêtes à abattre ta poêle sur la cage, une clef apparait dans les airs sur un geste du gardien ailé. Tu t'en empares, ouvres la grille et récupères Az qui s'enroule autour de ta nuque comme une écharpe rassurante et rassurée. Le sphinx se pose au sommet d'une des prisons forgées et énonce :

"Une parole a été donnée et rien ne pourra la retirer. Va en paix humaine et ne te retourne pas. Il est dans ces couloirs des choses plus à craindre que moi. Dans leurs méandres ne tarde pas. Tu n'es pas seule ici, mais cela ne durera. Retrouve donc des amis ou tu n'en sortiras."

Sur ces paroles, ton curieux adversaire disparait dans un battement d'ailes et une gerbe de plumes. L'une d'elles se perd dans tes cheveux. D'un brun marbré, la pointe bleue, tu l'attrapes entre tes doigts. Délicate et légère, c'est un joli trophée. Tu sors de la pièce pour retourner dans le couloir. Tu n'as plus qu'à retourner sur tes pas… Alors que tu suis le chemin linéaire, tu perçois de nouveau l'intrigante mélodie chantée. Mue par une brise soudaine, la plume t'échappe des mains et virevolte dans sa direction. Tu presses le pas sans réfléchir pour la suivre. Elle se pose finalement au sol devant le seuil d'une porte. Celle-ci s'ouvre sur une salle qui semble éclairée par la lueur du jour. Le plafond est si haut et lumineux que tu n'en aperçois pas la limite. Les murs n'ont plus leur couleur noire miroitante, ceux-là sont peints de paysages marins : plages, falaises, mer s'étendant à l'infini… A tes pieds de l'eau clapote doucement tandis que le sol descend en pente douce vers des profondeurs plus opaques. Tu te baisses et y poses un doigt que tu portes à ta lèvre. Salée. La pièce est très large et ovale. Une seconde porte s'ouvre à son extrémité. Le chant s'est tu. Personne.

Rhapsody
Les lianes les plus vivaces reculent prestement sous la brûlure. La Dryade semble ressentir cette agression car un petit geste spasmodique de douleur la secoue brièvement. En tant que Dryade (même à demi) tu sais qu'en blessant un arbre, on s'en prend également irrémédiablement à l'esprit qui lui est lié. Tu plisses les yeux. Hasard ? Toutes ces circonvolutions végétales feraient-elles partie d'un seul et même arbre ? Tu agites ta torche pour repousser les branches vindicatives. Cela les maintient à distance mais tu te sais encerclée. La Dryade semble cependant hésiter. Si le feu l'effraie, elle semble convoiter lumière ou chaleur… Elle penche la tête à demi, te fixant de ses yeux vides, comme écoutant un lointain murmure. "Je sens en toi comme… une sorte de… parenté… Porteuse de lumière, nous sommes nous déjà rencontrées ?"

La voix est instable, comme vacillant entre peur, curiosité et violence.

Kupo
L'énorme poulpe ne semble que très peu consentant à te laisser gambader de la sorte sur ses tentacules. Ses yeux globuleux bougent avec une lenteur infinie qui explique sa vue défaillante, mais il semble cependant avoir compris où tu te situais. (En même temps, il peut pas non plus être myope et insensible aux chatouilles d'un déjeuner récalcitrant se baladant sur ses bras. Nan mais faut pas déconner. Moche, ouais, mais incompétent, nan !) Il commence donc à faire onduler son membre de manière à te déséquilibrer et à ralentir ta course. Avec une lenteur pataude des plus éléphantesques, le mastodonte semble basculer en arrière, révélant une… une… je sais pas… une bouche ? Tu dirais plutôt un gouffre noir, baveux et tapissé de dents placées à des endroits aléatoires. Mais oui, sans doute que cette chose doit lui servir de bouche. Sa salive brille d'un vert fluo intéressant. Le monstre approche lourdement son tentacule de sa gueule - et donc toi par la même occasion - tu as presque l'impression d'entendre le "aaaaah" qui précède une bouchée. Peut-être qu'il compte gober son bras en même temps que sa proie ? Tu ne sais pas mais si ça continue tu vas pouvoir étudier de plus près cette cavité avide de steak de Barbare (sauce béarnaise, sans oignon, merci, ce sera tout).

Glenderin
En tant qu'alchimiste, tu as toujours eu l'esprit scientifique. L'étrangeté du monde qui t'entoure est pour toi une espèce de grand mystère merveilleux qu'il te faut souvent résoudre à coups d'inventions (explosives ou non). Alors poussé, que dis-je, porté par un instinct de découverte inébranlable, par un dévouement à la connaissance des plus admirables, par une mission dévolue à l'élucidation des multiples questions de l'univers (#42) pour le plus grand bien de l'humanité (et du reste), tu t'approches du mur visqueux et… y poses un doigt.

En fait… peut-être que tu aurais du laisser l'univers se démerder seul avec ses absurdités pour cette fois. Parce que le bloc visqueux est collant. Mais pas collant au sens "doigts sales après avoir mangé de la confiture sans cuillère", non, plutôt au sens "oh tiens, on dirait que je ne vais pas pouvoir ôter mon doigt de cette surface". Voilà qui est embêtant.

Amy
Le chat semble déçu par ton inaction. Peut-être a-t-il finalement gagné cette dague sans mal et n'a-t-il pas à craindre de futures représailles ? Il poursuit ses chansonnettes et ses railleries ponctuées de cabrioles, sautant d'une poutre à l'autre, redescendant de plusieurs étages pour remonter dans d'autres sans logique apparente. Son rire semble se répercuter en écho et te vrille les nerfs autant que les tympans.

"Amy mon amie, m'aurait-on menti ? Figée, fébrile et facile, que m'offre cette frêle fille ? Si la souris ne se débat pas, avec qui jouera le chat ?"


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MessageSujet: Re: Le Labyrinthe de Phynos [Coulemelle 1303]   Dim 12 Avr 2015 - 1:32

"Je te prendrai tout ! Tout ! Tout ! Petite Amy, iras-tu pleurer dans le noir ? On y entend de drôles d'histoires… As-tu peur de choir ? Me reprendras-tu ton poignard ?"

« Cette vermine commence sérieusement à me gonfler. » Pensa la tueuse avec agacement. Elle observait ce chat depuis un bon moment déjà. Il était grand temps de faire quelque chose pour récupérer ces affaires. Quoi de meilleurs solution que de rentrer directement dans son jeu.

Sa chaussure droite lui ayant été arrachée, Amy pouvait très bien se passer de la gauche. Toujours en gardant un œil sur Cheshire, elle retira sa chaussure et se retrouva pieds nus. De cette manière il lui sera plus facile de s’accrocher aux poutres sans glisser.


« Amy mon amie, m'aurait-on menti ? Figée, fébrile et facile, que m'offre cette frêle fille ? Si la souris ne se débat pas, avec qui jouera le chat ? »

_ Tu veux qu’on joue sale matou ?! Et bien on va jouer !

La tueuse n’attendit pas une réponse de ce voleur, balança sa chaussure dans sa direction, avant de s’élancer et de prendre appui sur la première poutre qui venait à sa porter. S’élançant toujours plus haut pour atteindre le plafond. Le but étant d’avoir un point de vue suffisamment adéquat pour voir la salle dans son intégralité et de repérer une potentielle sortie. Une fois cela fait, Amy n’aurait plus qu’à faire la peau de ce Cheshire et de reprendre son bien.    

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MessageSujet: Re: Le Labyrinthe de Phynos [Coulemelle 1303]   Ven 17 Avr 2015 - 12:55

Toute cette végétation autour de moi répondant de concert à un seul et même être… Etrange tout de même. Je rechigne à brûler toute espèce végétale d’habitude mais en général les plantes de mon jardin ne tentent pas de me ligoter ou de me lacérer bras et jambes. Je rechignai d’autant plus à brûler ces lianes agressives que la brûlure semblait affecter la Dryade en face de moi. Je n’attaquerais jamais volontairement des êtres de même sang que moi, mais ici il ne s’agissait que de me défendre. Tout en continuant d’agiter ma torche autour de moi j’observai mon adversaire.

« Pauvre plante se développant dans le noir, cela ne m’étonne pas que tu sois si malade, pensais-je. Envahissant le moindre espace à la recherche du moindre grain de lumière, partant à la conquête des couloirs sombres pour retrouver l’air extérieur. N’as-tu jamais senti la chaleur du soleil sur tes feuilles ? »

Une voix me sortit de ma réflexion. La Dryade m’avait interpelée. Dans sa voix je sentis une pointe de curiosité : "Je sens en toi comme… une sorte de… parenté… Porteuse de lumière, nous sommes nous déjà rencontrées ?"

Sa question me prit au dépourvu mais je tentai de le cacher. Je sais que je suis un vrai livre ouvert et que mes émotions se lisent sur mon visage mais je ne dois laisser aucune prise à mon adversaire, aucun avantage :

« Inutile de le dissimuler, ma mère était un Dryade tout comme vous. J’ai côtoyé les Dryades pendant un temps et en ai rencontré durant mes voyages. J’ai beaucoup de respect pour votre peuple. Je me présente, je m’appelle Rhapsody, je suis guérisseuse. Si je puis me permettre, vous avez triste mine… Etes-vous souffrante ? Pourrais-je de quelque façon vous apporter mon aide ? »
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MessageSujet: Re: Le Labyrinthe de Phynos [Coulemelle 1303]   Dim 19 Avr 2015 - 16:19

Les ondulations soudaines du poulpe forcèrent le Barbare à arrêter ça course en un dérapage contrôlé parfaitement effectué entre les ventouses.
Il était encore à plusieurs mètres de l'origine du tentacule (vous saviez vous qu'on dit UN tentacule?), mais celui ci se rapprochait tout seul de la tête du monstre.

C'est alors que le gouffre tapissé de dents et dégoulinant de bave vert fluo apparue face à Kupo. L'odeur de chair en décomposition et le carnaval de couleur de cette abomination(jaune avec des taches rouges, des ventouses mauve et maintenant de la bave vert fluo!) provoquèrent un haut-le-cœur chez Kupo qui dut se retenir de vomir.

Se campant fermement sur ses jambes, celui-ci attendit que le poulpe l'approche encore un peu de ce qu'il faut bien appeler sa bouche. Puis sauta d'un grand bond à la rencontre de la dent la plus proche une sorte de pierre tombale monolithique a la forme vaguement pointue. Il arriva le pied en avant a pleine vitesse avec l'intention d'arracher une partie de la dentition du poulpe avant de sauter en arrière hors de la gueule.

Ce fut... Un échec, la dent ne bougea pas d'un pouce. Toutefois grâce à la lenteur qui semblait caractérisée le monstre, il réussit à sauter hors de sa gueule et atterrit par le plus grand des hasards sur sa tête face à un énorme œil a l'air trouble. Ou l'estomac encore plus remuer par ces bond successif il vomit.
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MessageSujet: Re: Le Labyrinthe de Phynos [Coulemelle 1303]   

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Le Labyrinthe de Phynos [Coulemelle 1303]

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