Domhan
Dans un univers féerique, des personnages aux destins héroïques naissent du bout d’une plume guidée par l’imagination. Cherchant un moyen de réaliser leurs rêves les plus fous au gré d’aventures et de rencontres, magiciens, guerriers ou bandits partent pour un voyage qui changera leur destinée. Ils devront faire preuve de force et de courage, d’ingéniosité et de talent pour trouver la porte qui les guidera jusqu'à l’objet de leur convoitise. Aux quatre coins d'un monde aussi magnifique, qu’hostile, rempli d’êtres et de créatures de légende, le combat ne fait que commencer…
Alors écris ta propre histoire, incarne ton héros et pars à l’aventure dans le passionnant univers magique de Domhan !

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 Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]

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MessageSujet: Re: Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]   Dim 5 Juil 2015 - 16:11

Nous avançâmes dans la salle du conseil, nous cinq, Amy était toujours aux abonnés absents.


Je m’inclinai légèrement devant le conseil des souverains. Chaque dirigeant et son conseiller encadraient un siège libre. Mes camarades firent une révérence à leur tour puis s’assirent parmi le cercle qu’occupaient ces altesses ; jusqu’à ce qu’il ne reste plus que moi et Lucyll debout. Sa main dans la mienne je la menai jusqu’à mon propre siège auprès de Dame Selendia. Le silence s’installa lorsque je l’y fis s’assoir.
Lucyll occupant ma place c’était montrer une collaboration proche avec les dryades tout en clamant notre indépendance vis-à-vis de Dame Selendia. Celle-ci fit comme si de rien n’était et sourit à ma compagne. Il me restait le choix entre deux sièges, celui de Lucyll à coté de Soe et celui d’Amy à coté d’Izzet.


La politesse. Quelque chose de vraiment crucial en diplomatie. Point par point Dimna avait passé en revue chacun des détails de cette entrevue. Au final nous étions d’accord : je préférerais le respect franc et direct plutôt que la politesse mimée du protocole.


Je choisis de m'asseoir à coté de Soé qui me regarda avec tout l’étonnement que son air altier lui permettait, signe qu’elle ne comprenait plus rien. Ca nous donnerait peut-être l'opportunité de faire un peu oublier l’absence d’Amy rendu tangible par une place libre ?


- Bien, nous allons désormais pouvoir discuter sérieusement.

- Parce que ce n’était pas sérieux avant ? demanda Izzet avec un haussement de sourcil qui en disait long.

- Non, répliqua Thaddeus, ce n’était que des luttes futiles d’intérêts entre vos différents peuples. Maintenant nous allons débattre pour notre avenir commun.


On avait presque pu entendre le gros « PLOUF » de ce pavé dans la mare. Avant que quelqu'un n’ait le temps de s’insurger Dimna prit la parole :

- Nous avons, suite à la victoire lors des Duels, l’honneur de nous occuper de l’éducation d’une future élite. Celle-ci devra surmonter plus tard de nombreuses épreuves et permettre à l’alliance des six peuples représentés ici d’être prospère et de maintenir idéalement la paix. Nous aurons pour cela besoin de stratèges, de lieutenants et de guerriers de talent, mais pas seulement.

Lucyll continua :

- Il faudra les magistrats les plus justes, les médecins les plus altruistes, les commerçants les plus habiles, les seigneurs les plus dévoués, les dirigeants les plus intelligents, etc.  Nous proposons à chaque peuple de nous envoyer chacun trente enfants de leur choix pour commencer cette année. L’idée initiale était de former une élite purement militaire, nous préférons entraîner une élite tout autant intellectuelle que guerrière. Des futurs dirigeants dans tous les domaines en somme.

Puis je repris à nouveau la parole :

- Pour être parfaitement partiaux dans nos enseignements, pour que chaque élève apprenne de chacun de nos peuples, nous vous proposons si vous le souhaitez d’envoyer deux professeurs que vous choisirez. Des spécialistes de quelque domaine qui vous plaise. Nous avons un besoin impérieux d’experts en sciences, deux personnes également issues de votre peuple. Notre Professeur Thaddeus a illustré à quel point elles sont précieuses et redoutables. Pourtant elles sont souvent délaissées au profit de la magie et les connaisseurs sont des perles rares.

Cette requête n'était pas prévue et Thaddeus ne parvint pas à cacher tout à fait un sourire de contentement..

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MessageSujet: Re: Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]   Sam 18 Juil 2015 - 2:13

Il y eut un bref moment de silence. L'assemblée entière des puissants de ce monde semblait clouée sur place ou sur le point d'exploser. Ce qu'elle fit d'ailleurs dans la plus grande des cacophonies. Personne ne s'était attendu à une telle annonce, la plupart pensant qu'Ergaïl citerait simplement les Dryades comme uniques aides et tutrices pour l'éducation qu'il dispenserait, seul. La multiplicité des disciplines envisagées et la pluralité des nations qui prendraient en main la lourde tâche d'élever la génération future de leurs peuples découvraient de nouvelles perspectives. Soudain le mot commun prit tout son sens, prononcé au côté d'avenir. Comme une petite tape assénée à un enfant peu consciencieux ayant commis quelque oubli important. Chacun voulut s'exprimer en même temps, démontrer de son soutien, sa surprise, ses doutes, ses ambitions, ses objections, ses intentions, ses conseils…

"Mesdames, messieurs, un peu de silence s'il vous plait !" tonna brusquement la voix grave et rocailleuse d'Othwir le Vénérable. Le Magistrat Graer obtint immédiatement le calme le plus complet. Il faut dire que sa stature imposante et que la force qui se dégageait de lui avaient de quoi en imposer. Il y eut de petits toussotements dans l'assemblée, comme si chacun tentait de faire oublier son manque de retenue face à tant de nouveauté et de surprise. Ce fut finalement Viendéa, la Reine Ajanile, qui se leva pour prendre la parole de façon un peu plus civilisée.

"Duc d'Orzaal, je pense pouvoir m'exprimer au nom de tous en vous remerciant d'ouvrir ainsi votre porte à tous les peuples que compte le Conseil. Cela démontre d'une grande ouverture d'esprit, d'une modernité de pensée, et cela me plait. Alara vous promet ses meilleurs maîtres et ses plus prometteuses recrues."

Elle se rassit et Izzet hocha la tête avec assentiment, ébouriffant sa volumineuse crinière noire. Wraëlon, le Roi Korrigan se leva à son tour.

"Je pense qu'il serait bon que tout cela soit officialisé par un traité que nous rédigerons ensemble et signerons ensemble. Que cette nouvelle ère de partage commence dès à présent par un texte symbolique qui nous liera tous. "

Son homologue alarien secoua de nouveau la crinière pour approuver du chef. Aussitôt, Selendia envoya deux de ses servantes chercher du papier et de l'encre tandis que chaque souverain sortait sa plume. Il était amusant de comparer celles des uns et des autres : alors que celle de Soë était très longue et très fine, d'un noir de jais et la pointe d'argent, celle d'Izzet était touffue, large et bariolée, la pointe en cuivre. Les souverains étaient à présents debout, penchés sur la table, attendant le retour des Dryades afin de coucher sur le papier un drôle de rêve qui venait de s'esquisser. Une bataille diplomatique pour la direction implicite du Conseil et de l'avenir des six nations s'était brusquement transformée en projet mené par un homme aux idées novatrices rassemblant autour de lui des consciences prêtes à construire quelque chose les unes avec les autres sans lutter. Quand un grand parchemin aux marges décorées de dorures se posa sur la table, chacun écrivit à son tour, ajoutant, conversant, confirmant au gré de la rédaction. Enfin ce fut fait.

En ce 12 Blésiarde 1302, le Conseil des Six décerne au peuple d'Orzaal le droit et la lourde tâche d'assurer l'éducation de l'avenir de nos nations en inculquant à nos enfants des valeurs et en leur enseignant notre savoir. Afin que cette éducation soit la plus riche et la plus prometteuse qui soit, chacun des six peuples siégeant au Conseil enverra auprès du Duc d'Orzaal, Ergaïl d'Orzaal, deux de ses meilleurs professeurs, et encore deux de ses meilleurs homme de sciences. Les disciplines enseignées se devront d'être variées afin que les élèves ayant le privilège d'être choisis pour être formés, puissent en apprendre dans tous les domaines. Nos enfants seront appelés à gouverner, à combattre, à bâtir, à commercer, à débattre. Nous devons nous unir dans ce but et leur léguer le meilleur de notre héritage : histoire, diplomatie, arts de la guerre comme de la paix. C'est dans la promesse d'un pacte que nous les transmettrons. Nous le concluons ainsi aujourd'hui en ces noms :

Othwir le Vénérable, Magistrat Graer, Président du Haut Tribunal
Soë Tyralen, Première Lame, Grande Stratège et Reine des Vampyrs de la Citadelle
Selendia Rameaux d'Ebène, Dryade-Mère des Forêt d'Orsam et Armanienne, Reine de Dryades
Izzet, l'Indomptable aux Griffes Pourpres, Roi d'Alara et Viendéa, son épouse
Wraëlon, Ami des Esprits et Archimage, Roi Korrigan du Petit Peuple
Aenor la Judicieuse, Reine Fée et Protectrice du Petit Peuple
Doguenard Poings Cendrés et Joërgur Barbe d'Airain, délégués du Conseil Suprême Tullus
Ergaïl d'Orzaal, Ancien Commandant des Armées Dryadiques, Duc d'Orzaal


Quand Ergaïl eut apposé son nom d'une élégante courbe de sa plume de griffon, il y eut un instant d'éternité. Chacun savait qu'une grande chose venait de s'accomplir, annonçant le début d'une chose plus grande encore. Nul ne dit mot tandis que Soë appliquait sur le parchemin le sceau du Conseil des Six.

Je retiens mon souffle jusqu'à ce que l'officialisation soit totale. Quand cela est fait, je pousse un soupir de soulagement. Puis dans le silence profond et solennel, un son intrigant se fait entendre. Deux mains se frappant l'une contre l'autre. La Reine Fée applaudit, un sourire paisible aux lèvres, d'un battement de paumes calme et serein. Peu à peu chacun la suit, exposant toute la joie et la satisfaction de ce nouveau pas en avant, immortalisé sur un morceau de papier.

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MessageSujet: Re: Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]   Sam 15 Aoû 2015 - 15:16


Pendant ce temps, dans les couloirs de la citadelle, Elisoë s’attelait hâtivement à sa besogne. Servante au château, elle n’était ni trop grande, ni trop petite, ni trop arrondie, ni trop mince, se faisant toujours discrète pour ne pas tenter une nouvelle occasion de se ridiculiser. Ses cheveux châtains, et aux reflets parfois cuivrés, étaient noués en une longue natte qui longeait les courbes de son dos pour se terminer au nouveau de ses hanches.

Sa patronne lui avait interdit tout emploi dans les cuisines et les salles de réception. Sa maladresse était devenue légendaire parmi les domestiques de la citadelle Vampyr.
En effet, Elisoë était maladroite. Très maladroite, mais aujourd’hui était un jour particulier. Aujourd’hui, la gouvernante lui a chargé d’une mission exceptionnelle : pour la première fois, c’était à elle de redistribuer le linge dans les différentes chambres d’hôte de marque.

Elle ne devait pas faire le moindre faux pas cette fois. Si elle venait encore à commettre une faute, se serait la fin de ses heures de travail au château. Et ainsi, la honte de cet échec atteindrait sa famille, serviteur de la famille royale depuis des générations. Elisoë ne pourrait jamais se le pardonner. Son père non plus d’ailleurs. Combien l’avait-elle punie, ceinture à la main ? Mais cette fois-ci se sera différent, elle s’en était fait la promesse !

Au détour d’un couloir, en prenant garde à ne rien renverser, la jeune vampyr souriait discrètement tout en appréciant le contact des étoffes ouvragées entre ses doigts frêles et abîmés par le travail. Elle rentra ainsi dans la première chambre, celle des représentants Doguenard Poings Cendrés et Joërgur Barbe d'Airain.

Cette chambre était particulièrement haute de plafond et très lumineuse, des draps de soie ornaient les lits. De grandes draperies aux couleurs chatoyantes ornaient les murs. Les meubles en bois ciré, l’argenterie fine…. Tout n’était que luxe et Elisoë se mit à rêver, dormant dans une chambre comme celle-ci. Avoir une vie de princesse.
La tête dans les nuages, elle ne fit pas attention où elle mettait les pieds et se prit le pied dans un tapis. Les draps chancelèrent dans ses bras. Après quelques acrobaties visant à garder l’équilibre, poussant de petits cris aigus par réflexe, elle se stabilisa. Soupirant de soulagement. Elle devait rester concentrée !

Reprenant ses esprits, elle se dirigea vers une commode, où trônait une coupole en cristal, qui contenait de succulents fruits. Elle déposa délicatement le linge dessus en prenant garde à ne rien toucher, mais la tentation de manger un fruit était trop forte. Jetant un regard à droite à gauche comme quelqu’un qui s’apprêtait à commettre un crime, elle s’empara d’un mets avant de le porter à sa bouche, mais au moment de croquer dedans, un bruit retentit dans la salle d’eau.

Elisoë tressaillit avant de remettre immédiatement le fruit en place. Elle fit quelque pas en direction du bruit, en clamant :
_ Il y a quelqu’un ?

Elle passa la porte de la salle d’eau, personne. Dans cette salle trônait un grand bain, entouré de draps blancs. Des baquets d’eau clairs et divers huilent et savons trônait sur des étagères. Elisoë aimait ces pièces où les sels de bain dégageaient une odeur enivrante et apaisante. Elle vit alors la fenêtre ouverte et soupira une nouvelle fois, se trouvant un peu bête d’avoir eu peur pour si peu. Si jamais son père l’apprenait….

Consciente qu’elle devait se dépêcher, la jeune vampyr referma la fenêtre avant de retourner dans la chambre. Elle se saisit alors du linge pour les ranger, mais un autre grincement la fit sursauter. Elle se retourna vivement. Une ombre bondit sur elle et la jeta à terre. D’un coup, la lumière disparue. La jeune domestique eut juste le temps d’apercevoir un éclat argenté briller, qu’elle sentit une lame s’enfoncer dans sa chair.

Elisoë sentit une goutte de sang perler dans sa gorge, comme un bonbon âcre.

Puis plus rien.

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MessageSujet: Re: Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]   Jeu 20 Aoû 2015 - 0:05

Il n’y avait plus de stress, la tension était bien trop forte pour ça au moment où chacun signa, il n’y avait dans notre sang à tous qu’une dose incroyable d’adrénaline. Ca laissait cette sensation de grisant qui nous donnait des ailes. Les dirigeants se succédèrent pour signer puis l’appréhension tomba - d’un coup - il ne manquait que mon aval. Heureux j’approchais du parchemin, sorti ma meilleure plume de griffon et ma plus belle écriture sous l'attention vigilante de tous :

Ergaïl d'Orzaal, Ancien Commandant des Armées Dryadiques, Duc d'Orzaal

Orzaal devenait à ce jour le fer de lance d’une éducation susceptible de changer le monde. Un sentiment de plénitude m’emplis, tout ces risques n’avaient pas été vains. A ce moment j’entendis des applaudissements et je vis dans les yeux de la reine Aenor qu’une page d’histoire venait d’être écrite. Nos nous félicitâmes tous de cet accord et des débats joyeux commencèrent tout le monde semblait heureux. Chacun y allait de ses idées pour faire au mieux et on pouvait entendre certains dirigeants réfléchir entre eux des professeurs qui seraient proposés à Orzaal. Personne ne s’était rassit et on échangeait en petits groupes en écoutant ce qui se disait autour en même temps.
J’aperçus Dame Selendia en compagnie de Soë et de son conseiller, Jenhar. J’avais toujours trouvé ces personnalités les plus intimidantes du conseil et soudain je les voyais parler en souriant, presque bavarder. J’eus l’impression de revoir Soë quinze ans plus tôt. Malgré tout, je les saluais en m’approchant et en m’immisçant dans leur groupe.

- Majestés, Conseiller Jenhar.

Aussitôt je captais l’attention de cet imminent trio. Je me tournais vers Soë :

- Ma Dame, je me suis laissé persuader que vous permettriez peut-être à votre sœur de rejoindre cette aventure.

- C’est un fait que ma sœur n’inspire qu’à revoir sa fille. Je ne peut que réparer l’erreur de mon père et le lui permettre.

- La puissante Elmensië à Orzaal ? Cette entreprise promet d’être menée par de grands challengers !
S’exclama Dame Selendia
suffisamment haut pour que chacun puisse entendre. Qui dit mieux ?

- MOI !! Rugit Izzet en souriant

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MessageSujet: Re: Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]   Dim 18 Oct 2015 - 21:42

***




Les paupières lourdes, l'esprit embrumé, les oreilles sifflantes, une douleur lancinante, un arrière-goût amer, une bouche pâteuse...

La scène se répétait encore une fois.

Comment faisait-elle pour ne jamais le voir venir ? Par naïveté sans doute. Impossible de résister à une tournée offerte. Mais elle n'aurait jamais pu imaginer que la boisson serait si puissante. Ah ça ! On ne lui avait pas menti sur la marchandise. Il faudra qu'elle parle des boissons locales à leur tavernier dès leur retour...

Un éclair de lucidité !

La taverne ! Les Vampyrs ! Le Conseil !!

La réunion pour l'officialisation des droits d'Orzaal sur l'éducation ! Quelle heure était-il ? Combien de temps avait-elle dormi ?! Que lui était-il arrivé ?

Une montée d'adrénaline. Un redressement trop violent. Une tête qui tourne. Rechute.

Allongée sur le sol dur, Amy ferma plusieurs fois les yeux pour améliorer sa vue brouillée, avant de se promettre de faire main basse sur la boisson pendant quelque temps, une fois rentrée à Orzaal.

Où se trouvait-elle maintenant ? Dans la taverne ? Pas d’après l’odeur étrange qu’elle distinguait derrière les derniers relents d’alcool de la veille. Qu'avait-elle fait de sa soirée ? Elle sonda les lieux de ses yeux rougis par la fatigue et la gueule de bois. Une pièce lumineuse, un sol chaud et agréable au toucher… Un tapis ? La jeune femme tenta de se relever et s’agrippa au premier meuble qui était à sa portée ; support moelleux qui se froissa et céda à son contact. Un lit ? Elle était dans une chambre ?

Dans un premier temps éblouie par la lumière, sa vision se fit plus nette.

Les murs étaient recouverts de longues draperies et tapisserie dans les tons rouges et dorés, un grand lit aux draps de soie, un mobilier raffiné et de qualité…. Pas de doute, elle se trouvait bien dans une chambre. Sans doute, une chambre de la citadelle vampyr. Ne s’était-elle pas endormie à la taverne ?

Elle ne s’en souvenait pas. Pas plus que ce qu’elle avait fabriqué la nuit précédente.

« Par ici ! C’est là ! »

Une voix s’éleva dans le lointain. Par-delà l’ouverture d’une grande porte en bois, sans doute celle de l’entrée donnant sur le couloir.

PomPom….

Elle entendit des pas se rapprocher. Étrangement la jeune femme sentit qu’il ne fallait pas rester là. Elle était mal à l’aise.

Popom….Popom

« Reculez ! Cela pourrait être dangereux ! »

Écoutant son instinct jusqu’ici toujours fiable, elle se mit sur ses pieds, mais manqua de riper. Le tapis était anormalement glissant et par-dessus l’odeur de l’alcool qui émanait d’elle, la jeune femme distingua une odeur âcre et familière.

Pompom..pompom…pompom

La grande porte s’ouvrit avec fracas pour découvrir une cohorte de gardes. Des vampyrs en armures toutes armes sorties, la dévisageaient comme si elle était une monstruosité. Un être tout droit sorti des enfers.

« Saisissez-là ! »

Ils se ruèrent sur elle dans un hurlement de rage. Ne voulant perdre une seconde, la jeune femme sauta sur le lit pour passer de l’autre côté. Sautant sur la soie non sans quelque difficulté, elle tendit la main pour saisir le rebord de la fenêtre, puis, comme si la scène se passait au ralenti, elle prit conscience dans le même temps, que sa main était couverte de sang.

Pompom.pompom.pompom.pompom

Que s’était-il passé ?!

Deux mains violentes la saisir par les épaules, avant de la plaquer violemment à terre. Puis deux autres agrippèrent fermement ses poignets. Enfin une pression violente et douloureuse au milieu de son dos l’empêcha complètement de bouger. Ces soldats s’y étaient mis à trois pour la maîtriser.

_ Lâchez-moi ! Qu’est-ce que vous me voulez ?! Lâchez-moi !

Elle avait beau s’égosiller, elle ne reçut qu’un violent coup dans les côtes pour unique réponse. La jeune femme sentait du liquide chaud s’écouler le long de son bras gauche : sa blessure suite à l’échange contre Dragomiroff s’était ré ouverte.

Une voix calme et grave s’éleva dans la chambre. C’était la voix d’un homme élégamment habillé d’une grande cape aux parures argentée, des cheveux longs, bruns et soigneusement attachés par un fin lacet de cuir. Il porta une main gantée à sa bouche avant de passer le pas de la porte et de se diriger près du lit.

« Par Ragnarès, c’est effroyable. »

La tête face contre terre, la jeune femme écarquilla les yeux d’étonnement. Elle connaissait cette voix. Une voix désagréablement familière…

« Relevez là. »

Les soldats vampyrs s’exécutèrent. L’un d’entre eux lui tordait tellement le bras que la jeune femme eut l’impression durant quelques instants qu’il allait se désarticuler. Puis ils la remirent sur pied.

Le regard fulminant de rage de la tueuse se posa sur celui d’un vampyr qu’elle connaissait bien et que, curieusement, elle ne s’étonnait pas de revoir.

_ Jystin…Marmonna-t-elle entre ses dents. Qu’est-ce que ça veut dire ?!

_Ce serait plutôt à vous de me l’expliquer…


Le concerné s’autorisa un sourire qui laissa transparaitre ses canines aiguisés. Il pointa du doigt l’endroit où elle s’était réveillée quelques minutes plutôt ; sur le tapis de la chambre, gisait le corps inerte d’une femme en tenue de domestique baignée dans le sang.

_ Prise sur le fait. Il semblerait que cette fois, vous ne pourrez échapper à nos lois…

La jeune femme avait beau tenter de se souvenir, mais elle se heurtait à un mur. Impossible de se remémorer les événements de la nuit passée. En revanche, une chose était sûre, elle n’avait pas tué cette femme ! Elle n’aurait jamais pu faire une chose pareille ! Pas après tout le mal qu’elle s’était donnée à paraître correcte chez les Vampyrs !

Mais elle avait beau essayer de se convaincre, le doute subsistait. Aurait-elle franchi le pas ? Avait-elle massacré quelqu’un sans raison valable ? Juste pour le plaisir ?

« Fouillez-là. »

L’ordre du vampyr claqua comme un fouet. Les soldats s’exécutèrent sans broncher et la tueuse, malgré ses tentatives pour se dégager ne pouvait y faire grand-chose.

Sous la manche droite de son pantalon, un des vampyrs découvrit le fourreau qui lui servait à ranger sa dague.

…Pompompompompompompom…

Le cœur de la jeune femme tambourinait si fort dans sa poitrine qu’elle crut qu’il allait en sortir. Puis ce qu’elle redoutait apparut sous le regard de toutes les personnes présentes dans la chambre.

Sortie de son fourreau, la dague argentée dégoulinait de sang encore frai.

D’une voix implacable et sans une once d’émotion, Jystin prit la parole.

« Au nom de sa majestée, la reine Soé. Souveraine du peuple Vampyr et éminent membre du Conseil des Six. Amy Wicardomma, membre de la délégation Orzaalienne, vous êtes en état d’arrestation ! »



À suivre…

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Vous n’êtes qu’une fillette en prière. C’est pathétique ! Vous mentez et tuez, au service de menteurs et de tueurs. Vous prétendez être différente, obéir à votre propre code, dans le but de racheter ces horreurs…mais elles font parties de vous. Elles ne disparaîtront jamais...


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Le Conseil des six. [Blésiarde 1302]

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